Quand Dieu était un lapin, un roman de Sarah Winman

Quand Dieu était un lapin

Un livre de Sarah Winman
Édition : J’ai Lu
ISBN : 978-2290092958
Note personnelle : 12 / 20

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Synopsis :

Elly, fillette généreuse à l’imagination débordante, grandit dans l’Essex, au Royaume-Uni, dans les années 1980. Entourée d’une famille aimante et d’une meilleure amie qui n’a pas la langue dans sa poche, elle découvre les affres de l’adolescence. Drames, amours, déceptions, lâcheté, Elly peine parfois à affronter la vie adulte. Mais c’est sans compter sur un talent incroyable et une arme exceptionnelle : un lapin nommé Dieu, tout simplement.

Notre avis sur le roman :

 » Un monde étrange, qui dès la fin de la matinée avait provoqué de cruels murmures, et pourtant un monde qui m’intriguait, écrasant mon sens de la normalité avec la finalité d’un coup de grâce. Je l’ai regardée déployer un bonnet de pluie en plastique transparent autour de la masse de boucles frisées qui encadrait son visage. Je croyais qu’elle attendait la fin de l’averse, alors qu’en fait c’était moi qu’elle attendait. « 
Une lecture très étrange assurément et un avis pour le moins mitigé, voire controversé. Dans la première partie du livre, on découvre Elly, une petite fille presque comme les autres, espiègle, enjouée, entourée d’une famille et d’amis plus ou moins loufoques, qui va progressivement cheminer vers l’adolescence puis vers la vie d’adulte. Tout au long de ces années, elle va se chercher et chercher l’amour chez les autres : l’amour de ses parents, de son frère, de ses amis, de ses amants, de personnages (parfois des inconnus) qu’elle côtoie au quotidien, de son lapin enfin, nommé Dieu pour une raison enfantine d’indiscipline à la foi. C’est une véritable tranche de vie qui nous est contée par Sarah Winman, avec force de détails sur la psychologie des personnages et leur perception des autres et du monde. Néanmoins, j’ai trouvé les traits parfois un peu forcés, les événements arrivant comme un cheveu sur la soupe, presque trop exceptionnels pour être vrais. Et ce, surtout dans la seconde partie du livre où Elly est devenue plus adulte, avec des pensées certes plus complexes, mais normalement plus de sagesse pour les appréhender. Certaines longueurs alternent avec de menus rebondissements qui arrivent trop vite, sans qu’on puisse prendre conscience de leur importance, de leur gravité. Un roman néanmoins intéressant sur un registre de langage assez enlevé mais dont le fil du scénario est parfois difficile à suivre.

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