Un cœur à l’envers, l’ignorance de son premier amour

Un coeur à l'envers afficheUn film de Rob Reiner
Date de sortie : 2010
Avec Madeline Carroll, Callan McAuliffe, Aidan Quinn
Durée : 1h30

Synopsis :

Juli Baker croit fermement à trois choses: que les arbres sont sacrés (surtout son très cher sycomore), que les œufs qu’elle récupère dans son jardin sont un véritable bienfait, et qu’un jour elle embrassera Bryce Loski. Depuis qu’elle a vu Bryce, Juli est tombée amoureuse. Malheureusement, Bryce n’a jamais partagé ses sentiments. Il pense au contraire, que Juli est bizarre. Mais un jour, tout change brusquement…

Notre avis sur le film :

« I guess it’s something about his eyes, and maybe his smile ». Depuis qu’elle l’a rencontré, Juli est littéralement tombée amoureuse de son voisin Bryce et fait tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il la remarque et partage ses sentiments. Mais de son côté, Bryce voit Juli comme une fille bizarre et envahissante, comme un problème à résoudre. Jamais il ne prend son parti, il évite de lui parler, de lui dire ce qu’il pense, quitte à la faire souffrir. Cette histoire est vraiment touchante, les acteurs sont sincères et mettent en lumière les premiers émois de deux enfants qui doivent évaluer leurs sentiments et les impacts de leurs choix sur leur vie sociale et familiale. La réalisation – les mêmes scènes avec le point de vue de l’un puis de l’autre – donne étonnamment du rythme au film et lorsqu’on découvre une scène pour la première fois, on a hâte de la revoir avec la vision de l’autre. La force de ce film est qu’il ne cherche pas à changer les personnages au fur et à mesure du scénario, mais plutôt à leur faire chercher ce qu’ils ont de meilleur en eux. Certains n’ont que des regrets et de l’amertume (le père de Bryce), d’autres ont de la compassion et le sens du sacrifice (le père de Juli), d’autres enfin comprennent que les apparences sont souvent trompeuses et apprennent comment regarder à travers la surface. En somme, une très jolie comédie romantique, originale puisque portée par des enfants, et servie par une magnifique musique, notamment l’interprétation de Let it be me de Phil Everly. Touchant !

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