Cinéma

La chute de Londres : de l’action, des terroristes et l’homme de la situation

La chute de LondresUn film de Babak Najaf
Date de sortie : 2 mars 2016
Avec Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman
Durée :1h38

Synopsis :

Les plus grands leaders du monde occidental sont attendus à Londres aux funérailles du Premier ministre britannique, mort dans des circonstances plus que douteuses. Mais ce qui avait commencé comme l’événement le plus sécurisé de la planète tourne rapidement au désastre. Cible d’un complot terroriste, la capitale anglaise est mise à feu et à sang et la plupart des chefs d’état sont éliminés. Seuls ont pu s’échapper le président américain et l’agent secret Mike Banning, qui vont devoir à la fois combattre pour survivre et mettre fin aux agissements des terroristes.

Notre avis sur le film :

Globalement, les critiques que j’avais lues à propos de cette suite de La Chute de la Maison-Blanche n’étaient pas très bonnes. Mais ce deuxième volet remplit néanmoins son objectif principal, divertir le spectateur avec une recette à succès : des scènes d’action pleines d’effets spéciaux, des terroristes qui tirent partout et qui butent – sans jeu de mots – sur l’homme de la situation : Gerard Butler, alias Mike Banning, le garde du corps du président américain. Le scénario n’est pas exceptionnel mais sa simplicité permet de profiter pleinement des nombreuses poursuites, cascades et fusillades qui s’enchaînent à un rythme effréné. Ce film dans l’air du temps ne restera assurément pas dans les annales tel un Die Hard mais tient néanmoins le spectateur en haleine tout en lui assurant rapidement que les bons américains parviendront à s’en sortir sains et saufs.

Jack Wilder et la mystérieuse cité d’or, l’aventure avant tout !

Jack Wilder et la mystérieuse cité d'orUne série en 2 épisodes de Terry Cunningham
Date de sortie : 2010
Avec Shane West, Luke Goss, Natalie Martinez, Elden Henson
Durée : 3h02

Synopsis :

L’archéologue Jack Wilder entend parler d’une ancienne prophétie inca permettant de localiser l’emplacement exact de la légendaire cité El Dorado. Prêt à tout pour la retrouver, il s’embarque dans un voyage semé d’embûches. À peine arrivé au Pérou, il est pris en chasse par Sam Grissom, un mercenaire, puis tombe dans un piège tendu par des soldats corrompus.

Notre avis sur le film :

Alors bien sûr on est très loin de la qualité visuelle et scénaristique d’Indiana Jones, mais ce téléfilm-série de 3 heures remplit son contrat de nous divertir… avec les moyens dont il dispose. Terry Cunningham ne fait pas dans l’originalité et réunit ici les quatre archétypes du film d’aventures. Tout d’abord, l’aventurier casse-cou, toujours par monts et par vaux, peu importe le danger ou les conséquences de son action, un seul objectif compte, sa quête. Ensuite, la jolie fille qui n’est pas sortie de ses bouquins depuis un moment mais qui ne voudrait pour rien au monde rater l’enquête… et les beaux yeux – entre autres – de l’aventurier. Puis arrive le geek de service, avec un ordinateur – Apple bien sûr – capable de faire la reconnaissance géologique d’une montagne en moins de 5 minutes. Alors bien sûr, pour pirater l’intranet d’une université, on se dit 30 secondes ? Enfin, toute une foule de méchants impitoyables, dont les alliances et les trahisons se succèdent jusqu’à leur fin tragique. Les effets spéciaux ne sont pas sensationnels mais pour un petit téléfilm, les idées sont là. Le rythme est assez soutenu et les scènes d’action nombreuses. Même si les explications scientifiques paraissent farfelues même au dernier des néophytes, le scénario est assez clair et on se laisse porter de découvertes et désillusions. Il manque néanmoins 2 choses pour remplir totalement le contrat : un peu plus d’humour (les Indiana Jones et autres Benjamin Gates en sont truffés) et surtout, une bande originale digne de ce nom. A voir par une longue soirée d’hiver, lors d’une soudaine envie d’aventure…

Aloha, un complexe retour parfois incompréhensible

Aloha, l'afficheUn film de Cameron Crowe
Date de sortie : 15 octobre 2015
Avec Bradley Cooper, Emma Stone, Rachel McAdams, Bill Murray
Durée : 1h45

Synopsis :

Un militaire de renom retourne sur les terres où il a connu les plus grands succès de sa carrière. Alors qu’il renoue des liens avec un amour de jeunesse, il tombe contre toute attente sous le charme d’une militaire de l’Air Force qu’on lui a assigné.

Notre avis sur le film :

Le synopsis ci-dessus est assez succinct mais entrer dans les détails du scénario d’Aloha, c’est finalement se rendre compte que l’on a pas forcément tout compris. Et pour cause. L’histoire est assez linéaire, mais les dialogues sont sans relief, n’expliquent rien, si bien que l’on ne comprend l’histoire que dans ses grandes lignes, avec parfois des interrogations quant à la tournure qu’elle prend. On n’arrive pas à bien situer Brian Gilcrest, interprété par Bradley Cooper, tant il semble mystérieux et surtout, ne pas savoir s’il doit se trouver là ou non. Mais au-delà de cet écueil qui tient à mon sens de la réalisation, Cameron Crowe nous sert une comédie romantique avec un casting de choix : Bradley Cooper (on en a parlé), Rachel McAdams (la belle ex désormais rangée mais gardant quelques incertitudes), Bill Murray (le milliardaire extravagant) et surtout, la belle Emma Stone qui incarne une pilote de l’Air Force avec un quart de sang hawaïen et un quart de sang chinois. Et là, autre écueil du film, qui lui a valu de nombreuses critiques outre-Atlantique : la jolie blonde ne ressemble pas vraiment à une autochtone hawaïenne. Mais sa fraîcheur et son dynamique nous font vite oublier cette erreur de casting et grâce à elle, le film prend réellement vie et assied sa crédibilité. Et puisque la puissance des dialogues n’est clairement pas au rendez-vous, Cameron Crowe s’attache aux mouvements des corps, aux regards, aux non-dits… et en profite pour justifier le caractère mystérieux et énigmatique de Brian Gilcrest. Le tout planté dans le décor idyllique de l’île d’Hawaï grâce auquel on se laisse porter, dans la brise légère des sentiments, et qui laisse s’envoler les regrets du passé pour ne garder que les petits bonheurs présents.

Heidi, petite fille des montagnes

HeidiUn film d’Alain Gsponer
Date de sortie : 10 février 2016
Avec Anuk Steffen, Bruno Ganz, Isabelle Ottmann
Durée : 1h46

Synopsis :

Heidi, une jeune orpheline, part vivre chez son grand-père dans les montagnes des Alpes suisses. D’abord effrayée par ce vieil homme solitaire, elle apprend vite à l’aimer et découvre la beauté des alpages avec Peter, son nouvel ami. Mais la tante d’Heidi, estimant quil ne s’agit pas là d’une éducation convenable, place la fillette dans une riche famille de la ville. Heidi va-t-elle supporter cette vie, loin de la montagne et de son grand-père ?

Notre avis sur le film :

Quel plaisir de revoir cette histoire de notre enfance et de découvrir une Heidi d’une fraîcheur incroyable, alternant une joie de vivre contagieuse et un mal-être indicible. Pour bien aider les autres, il faut d’abord penser à soi serait peut-être la morale de cette fable où se succèdent la beauté des paysages suisses, les activités champêtres et les jeux d’enfants, l’austérité de la maison de Francfort et la discipline, l’apprentissage difficile de la lecture, les caprices d’une petite fille riche. Heidi va apporter du bonheur à tous ceux qu’elle croise, personne ne pourra résister à sa candeur et à son sourire. Au final, Heidi apprendra beaucoup de ces deux mondes que tout semble opposer et choisira celui qui la rend heureuse. Le réalisateur filme des plans tantôt larges des paysages, tantôt plus serrés pour capter les émotions avec une sensibilité à fleur de caméra. Ces émotions n’ont souvent pas besoin d’être verbalisées pour être transcrites avec force, tant le jeu des personnages est naturel. On regrettera juste que certains moments ne soient pas traités avec plus de lenteur, ce qui aurait permis d’appuyer encore le sentiment donné par le jeu des acteurs. Bruno Ganz, quant à lui, nous offre une nouvelle facette de son jeu, celle d’un grand-père bourru mais au grand cœur. Une histoire belle et pleine de simplicité, portée par une jeune actrice qui, du haut de ses 10 ans, sait si parfaitement exprimer ses sentiments qu’on oublierait presque qu’elle est en train de les jouer.

Le nouveau stagiaire, la place des femmes et des retraités dans la société

Le nouveau stagiaireUn film de Nancy Meyers
Date de sortie : 7 octobre 2015
Avec Robert de Niro, Anne Hathaway, Rene Russo
Durée : 2h01

Synopsis :

Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s’aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l’idée qu’il s’en faisait. Dès que l’occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin.

Notre avis sur le film :

Une idée originale et bien menée par Nancy Meyer et par ses deux acteurs, Robert de Niro et Anne Hathaway. Des stagiaires, une patronne débordée et crainte, des assistantes qui s’affairent, l’univers de la mode… on se croirait replongé dans Le diable s’habille en Prada, Anne Hathaway ayant pris la place du diable. En fait non, elle s’avère juste dépassée par les événements. Un an et demi plus tôt, elle a eu une idée géniale et l’a brillamment mise en pratique, quitte à délaisser quelque peu son époux qui a dû abandonner son travail pour qu’elle puisse s’épanouir dans le sien. Nancy Meyers nous confronte au nouveau modèle femme active – papa à la maison qui semble avoir encore beaucoup de chemin à faire dans les esprits. Robert de Niro incarne quant à lui un papy veuf très actif, très à cheval sur l’élégance et les traditions, mais avec une vraie volonté de suivre les changements d’époque, quitte à travailler encore en encore, même en tant que stagiaire. Certains pensent à de l’exploitation. Pour ma part, j’y vois plutôt un choix délibéré de Ben de s’occuper l’esprit depuis la mort de sa femme. Il fait ce qui lui plaît (il découvre avec malice et quelques appréhensions l’informatique ou Facebook) et, de son propre aveu, il est heureux comme cela. Notre société cherche de plus en plus à isoler les actifs de ceux qui « ont fait leur temps », qui semblent n’avoir plus rien à apporter. Ben est tout le contraire et il va le prouver à Jules, la faire réfléchir sur elle-même, son rôle de femme, de maman, d’épouse mais aussi de patronne de start-up. Car le bonheur est en fin de compte le but et, même s’il faut parfois savoir composer, renoncer à ses rêves est rarement une façon de l’atteindre.

Freaky Friday, dans la peau de ma mère

Freaky Friday, dans la peau de ma mèreUn film de Mark Waters
Date de sortie : 24 décembre 2003
Avec Jamie Lee Curtis, Lindsay Lohan, Mark Harmon
Durée : 1h37

Synopsis :

Veuve sur le point de se remarier, le Dr. Tess Coleman et sa fille de quinze ans, Anna, ne s’entendent pas. Elles n’ont aucun goût en commun, que ce soit en matière de vêtements, de coiffure, de musique, et encore moins en ce qui concerne les hommes…
Un jeudi soir, leur rancœur éclate. Anna est furieuse que sa mère ne supporte pas sa musique et Tess ne comprend définitivement pas pourquoi sa fille refuse de donner la moindre chance à son fiancé. Deux biscuits chinois du bonheur vont tout compliquer en créant un choc mystique…
Le lendemain matin, Tess et Anna se retrouvent dans le corps l’une de l’autre. Elles vont ainsi expérimenter le point de vue de celle qu’elles désapprouvaient et se redécouvrir. Mais le mariage de Tess est prévu pour le samedi, et il va leur falloir trouver très vite un moyen de réintégrer leurs corps respectifs…

Notre avis sur le film :

Le film ne date pas d’hier mais le revoir est toujours un plaisir, notamment pour le jeu très juste – à la limite de la caricature – des personnages. Tess et sa fille sont en désaccord sur tous les sujets et l’âge difficile de l’adolescence éloigne Anna de sa mère chaque jour davantage, chacune étant persuadée que l’autre ne la comprend pas. Et il est vrai que la brillante psychologue coincée a quelque peu oublié ce qu’on vit et ressent lorsqu’on a 15 ans : moqueries, envies, désirs… tous les sujets certes classiques mais non moins réels sont abordés dans cette comédie. Tout devient rocambolesque lorsqu’un biscuit chinois les envoie dans la peau l’une de l’autre. On était dans la belle époque Lindsay Lohan, où son jeu plein de fraîcheur mettait naturellement en avant les personnages qu’elle incarnait. Mais la plus remarquable est sans conteste Jamie Lee Curtis qui parvient à jouer une ado de 15 ans dans le corps d’une femme de 40 ans, sans en exagérer aucun trait mais avec beaucoup de malice. Ce ne sera finalement pas si simple de vivre la vie de l’autre, chacune ayant ses propres responsabilités vis-à-vis d’elle-même mais aussi des autres. Et quand on saupoudre un peu d’amour sur ce mélange détonnant, on obtient un film réussi déclencheur de beaux éclats de rire.

The Night Shift, la priorité : sauver des vies !

The night shiftUne série créée par Jeff Judah, Gabe Sachs
Année de la première saison : 2014
Nombre de saisons à ce jour : 2
8 épisodes pour la saison 1, 14 épisodes pour la saison 2
Avec Eoin Macken, Jill Flint, Ken Leung
Durée d’un épisode : 42 minutes

Synopsis :

De retour d’Afghanistan, le fougueux TC Callahan, un soldat blessé sur le terrain, est désormais docteur à l’hôpital de San Antonio. Avec ses camarades de la garde de nuit, il fait face à un combat qu’il n’avait pas imaginé : sauver des vies tout en essayant de concilier avec un nouveau chef, Michael Ragosa, dont l’intérêt pécunier prime sur l’aide aux blessés…

Notre avis sur la série :

Nouvelle entrée dans le monde des séries médicales, voici The Night Shift qui, même si elle ne révolutionne pas le genre, vient néanmoins apporter une touche de fraîcheur à cette catégorie en déclin. UrgencesDr House ou encore Grey’s Anatomy ont bâti leur réussite sur le côté exceptionnel de la médecine et de l’urgence et là encore, on ne déroge pas à la règle. Mais le contexte et le casting en font néanmoins une série originale et attachante. Les protagonistes sont en effet pour la plupart d’anciens médecins militaires ayant servi en Afghanistan et traînant avec eux les démons de la guerre et des horreurs qu’ils ont vu et vécu. Mais ils officient dans un hôpital civil, et de nuit, plus propice aux cas graves et extraordinaires. Les relations évoluent au gré des épisodes mais elles ne prennent jamais le pas sur les cas médicaux traités dans l’épisode. The Night Shift mêle habilement une bonne d’humour et de franche rigolade à des scènes beaucoup plus tristes comme on en vit souvent dans les établissements hospitaliers. Chaque épisode correspond à une garde de nuit et donne des cas médicaux souvent difficiles à déceler. Les rebondissements sont nombreux et les scènes de soins sont montrés sans fard. Aussi, si vous ne supportez pas la vue du sang, autant passer votre chemin. Même si certaines scènes perdent parfois en crédibilité tant on a l’impression que chaque médecin sait tout faire (opération du cœur, du cerveau…), on s’attache vite à ces super-docteurs pleins d’humanité. Et on dévore épisode après épisode. Heureusement la saison 3 arrive bientôt…

Le drôle de Noël de Scrooge, du bonheur de la vie à la peur de la mort

Le drôle de Noël de ScroogeUn film de Robert Zemeckis
Date de sortie : 25 novembre 2009
Avec Jim Carrey, Gary Oldman, Colin Firth
Durée : 1h36

Synopsis :

Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge est connu comme l’un des plus riches et des plus avares. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l’obsession de ses livres de comptes. De tous les jours de l’année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. L’idée de répandre joie et cadeaux va définitivement à l’encontre de tous ses principes ! Mais en cette veille de Noël, en rentrant chez lui, Scrooge a d’étranges hallucinations. Le spectre de son ancien associé lui rend la plus effrayante des visites, et lui en annonce d’autres, aussi magiques que troublantes…

Notre avis sur le film :

Cette adaptation d’Un chant de Noël de Charles Dickens est une petite merveille, mais qui se destine avant tout aux adultes, la noirceur du récit et des images pouvant vraiment effrayer les petits. Les plans sont à couper le souffle (notamment les survols de Londres avec la neige qui tombe) et la 3D est impériale, l’une des plus réussies que j’ai jamais vues alors même que ce film d’animation a déjà près de 7 ans. Le film nous emmène dans un univers profond de noirceur et de solitude qu’est la vie de Scrooge, lui qui n’aime rien ni personne, à part l’or qu’il compte à longueur de journée. Lors de cette nuit de Noël, il sera hanté par le fantôme de Marley, son ancien associé, qui lui dit regretter la vie qu’il a mené et qui l’a contraint aujourd’hui à errer sans fin dans l’antichambre de l’enfer. Il annonce à Scrooge que 3 esprits viendront lui rendre visite, les fantômes des Noëls passés, présents et à venir. Ces esprits tenteront de faire changer Scrooge, sans quoi une bien terrible fin attendra l’homme décharné, aigri et sans cœur qu’il est devenu. Au-delà de l’histoire qui a traversé les générations, cette adaptation de Zemeckis conforte le genre cinématographique de l’animation pour adulte : elle fait réfléchir et ne possède pas de niveau de lecture pour les enfants. Zemeckis opte ici pour la performance capture (qui permet de modéliser un habillage de synthèse par-dessus le jeu de vrais comédiens), renforcée par des effets spéciaux, fluides et féconds en idées visuelles ingénieuses. La performance de Jim Carrey, souvent méconnaissable, est à mentionner. En résumé, une animation sensationnelle, des plans vertigineux optimisés par une 3D maîtrisée, des dialogues efficaces allant à l’essentiel du scénario mais sans presser sa résolution : un film à voir et à revoir aujourd’hui ou dans quelques années en gageant qu’il n’aura pas pris une ride.

Divergente 3, au-delà du mur, en qui peut-on encore avoir confiance ?

Divergente 3Un film de Robert Schwentke
Date de sortie : 9 mars 2016
Avec Shailene Woodley, Theo James, Jeff Daniels
Durée : 2h00

Synopsis :

Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu’ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu’ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d’éclater…

Notre avis sur le film :

Dans ce troisième volet de la saga, Robert Schwentke (le réalisateur du deuxième) nous plonge immédiatement dans les tourments de Tris, qui pense avoir vaincu une dictature pour que s’en instaure une autre, cette fois sous le commandement d’Evelyn, la propre mère de Quatre. Avec un petit groupe, Tris et Quatre vont tenter de franchir malgré l’interdiction le mur d’enceinte de Chicago pour voir ce qu’il y a au-delà du mur. Tris va découvrir qu’elle est encore plus spéciale qu’elle ne le pensait et va avoir fort à faire pour décider à qui accorder sa confiance. Les décors post-apocalyptiques sont somptueux et, dans la mesure où l’on s’éloigne du récit original du livre, on aurait aimé en savoir plus sur ce monde. On ne voit qu’une fourmilière de gens bien disciplinés, qui voient Tris comme une super-héroïne. Ils sont dirigés par David qui semblent faire la pluie et le beau temps sur cette cité mais également sur Chicago, du haut de son bureau de verre. L’intrigue est assez prenante mais le réalisateur a du mal à s’en détacher pour faire vivre d’autres histoires parallèles, comme la romance de Tris et Quatre qui devient de fait peu crédible. De plus, l’histoire est un peu téléguidée et on a l’impression que Tris doit affronter méchant après méchant, comme dans les bons vieux jeux vidéos. On se doit peut-être d’attendre le Boss dans le dernier volet qui devrait sortir en 2017 avec, espérons-le, une fin beaucoup plus surprenante pour cette franchise somme toute assez réussie.

The invisible woman, le secret bien gardé de Charles Dickens

The invisible womanUn film de Ralph Fiennes
Date de sortie : 2013
Avec Ralph Fiennes, Felicity Jones, Kristin Scott Thomas
Durée : 1h51

Synopsis :

L’histoire d’amour méconnue entre le célèbre écrivain victorien Charles Dickens, alors âgé de 45 ans, et Nelly Ternan, une jeune actrice de 18 ans…

Notre avis sur le film :

« C’est le récit d’une infortune, c’est le récit d’un chagrin, d’un amour rejeté, d’un amour retrouvé pour demeurer vivant par-delà le temps. À ceux qui pensent que le silence est l’endroit où cacher un cœur lourd, souvenez-vous qu’aimer et être aimé est la vie elle-même, le souffle sans lequel nous ne serions rien ». Ralph Fiennes passe derrière la caméra pour nous raconter l’histoire de la relation entre Charles Dickens et Nelly Ternan, la cadette d’une famille d’actrices, peut-être la plus jolie mais aussi l’actrice la moins douée et donc la moins sollicitée. Mais c’est son cœur qui va conquérir le grand Charles Dickens, alors marié et père de 5 fils. Il organisera sa vie pour satisfaire cet amour que lui rend bien la jeune fille, quitte à faire souffrir les gens autour de lui. Son génie n’était pas là mais Nelly va l’accepter et vivre avec lui plus d’une dizaine d’années, dans l’ombre et le mensonge.
C’est un film au rythme très lent que nous livre Ralph Fiennes qui interprète avec brio Charles Dickens, homme de divertissement très en vue en son temps. Felicity Jones est épatante de retenue et de justesse : elle est amoureuse mais elle sait en même temps qu’elle se condamne à une vie cachée, où jamais elle ne pourra vivre son idylle au grand jour. On aurait apprécié ressentir davantage la passion d’un côté et de l’autre, mais n’est-ce pas volontaire pour retranscrire le climat des sentiments de l’époque victorienne où un léger sourire était déjà une déclaration d’amour enflammée ? A voir donc, notamment pour la prestation des protagonistes principaux.