Archive annuelles: 2018

La femme du gardien de zoo, l’histoire vraie de Jan Zabinski

La femme du gardien de zooUn film de Niki Caro
Date de sortie : 23 avril 2017
Avec Jessica Chastain, Daniel Brühl, Johan Heldenbergh
Durée : 2h07

Synopsis :

L’histoire vraie de Jan Zabinski, gardien d’un zoo de Varsovie, et de son épouse Antonina, qui sauvèrent 300 juifs emprisonnés dans le ghetto de Varsovie suite à l’invasion des Nazis.

Notre avis sur le film :

Lorsque les bombes se mettent à pleuvoir sur Varsovie, que les nazis débarquent avec force et parquent les juifs dans l’un des plus funestes ghettos de la Seconde Guerre mondiale, Jan et Antonina, qui gèrent avec passion le zoo et les animaux qui y vivent, vont se transformer en héros ordinaires en tentant de faire sortir des juifs du ghetto, leur évitant ainsi une mort certaine. Jessica Chastain est bouleversante dans le rôle d’Antonina, aussi tendre avec les animaux qu’avec les humains qui en valent la peine. Avec les nazis en revanche, sa ténacité, son intelligence et son courage n’auront aucune limite. Le film de Niki Caro est porté par une pression constante du scénario, une réalisation et une mise en scène impeccables. Une nouvelle incursion dans l’une des pires horreurs de l’Histoire qu’est l’Holocauste, mais il aurait manqué de retracer l’histoire de ce couple polonais sans histoire qui, pour garder dans ce moment sombre de l’Histoire un peu de foi en l’Humanité, a su prendre tous les risques pour sauver 300 juifs, hommes, femmes et enfants, au péril de leur propre vie. Bouleversant !

Flocons d’amour, de J. Green, M. Johnson et L. Myracle

Flocons d'amours

Un livre de John Green, Maureen Johnson, Lauren Myracle
Édition : Hachette
ISBN : 978-2012035102
Note personnelle : 16 / 20

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Synopsis :

24 décembre. Nuit des miracles ? Ou des catastrophes ? Une terrible tempête, un train bloqué dans la neige. Gracetown : tous les voyageurs descendent ! Gracetown… Bourgade perdue au milieu de nulle part qui vous ferait presque regretter le traditionnel et soporifique repas de Noël. Pourtant Jed, Jubilé, et les autres vont partager le réveillon le plus insolite de leur vie. Dans un café bondé de pom-pom girls ou au détour d’une route enneigée, les rencontres inattendues se multiplient. Les couples se font, se défont et se refondent. Louvoyant entre les flocons, les flèches de Cupidon qui pleuvent sur la ville ne laisseront personne de glace ! John Green, Maureen Johnson, Lauren Myracle : les plumes de trois grands auteurs s’allient pour vous faire rire et rêver d’amour, créant un univers où les anges de Noël ne chôment pas !

Notre avis sur le roman :

 » Avec toute cette neige, j’avais l’impression d’être un un gamin dans un parc d’attraction. Je pouvais faire ce que je voulais sans risquer de me blesser. Le Duc a couru vers moi, une épaule en avant, tête baissée, et elle m’a heurté à la poitrine. Nous sommes tombés et, avec l’élan, j’ai roulé sur elle. Son visage s’est retrouvé si près du mien qu’on voyait la buée de nos deux souffles se mêler dans l’air. J’ai senti son corps sous le mien et mon cœur a fait un bond quand elle m’a souri. « 
Ce roman choral, écrit à 3 mains, dévoile les histoires d’amitié et d’amour, de rivalité et de tromperie, de déception et d’espoir d’une foultitude de personnages hauts en couleurs, pour la plupart adolescents, à l’âge où les premiers émois occupent l’esprit. Le décor est planté : un train, bloqué par une tempête de neige, à quelques centaines de mètres d’une Waffle House. Et rien ne serait pareil si ce n’était pas la nuit de Noël ! Des histoires parfois drôles, parfois tristes, qui s’entrecoupent et qui finissent toutes bien, magie de Noël oblige. Des histoires à lire au coin du feu, en se remémorant nos premières amours, celles que l’on croyait pures et éternelles, celles que l’on vivait au présent sans penser au lendemain. Un petit bijou de Noël…

Midnight Sun, le cache-cache des victimes d’une maladie méconnue

Midnight SunUn film de Scott Speer
Date de sortie : 13 juin 2018
Avec Bella Thorne, Patrick Schwarzenegger, Rob Riggle
Durée : 1h33

Synopsis :

Katie Price, 17 ans, est une adolescente comme les autres, ou presque. Elle ne peut en aucun cas être exposée à la lumière du jour, sous peine d’en mourir. La journée, elle compose et joue de la guitare, et observe le monde depuis sa chambre, notamment Charlie Reed, son voisin.
À la nuit tombée, ses rêves prennent vie ! Elle sort chanter dans la gare près de chez elle. Un soir, elle se retrouve face à Charlie. Lui est instantanément sous le charme et se met en tête de la revoir… Pourront-ils s’aimer au grand jour ?

Notre avis sur le film :

La maladie dont souffre Katie, joliment surnommée « Les enfants de la Lune », n’est en pas moins tragique. Depuis son plus jeune âge, la jeune fille est contrainte de rester cloîtrée à l’abri de tout rayon de soleil et de lumière naturelle. Double peine : elle a perdu sa mère très jeune dans un accident de voiture et vit désormais avec un père aimant mais craintif de voir tout basculer au moindre écart de conduite. Katie s’est résignée et a appris à vivre derrière sa fenêtre de chambre, au rythme des accords de guitare qu’elle compose et du passage quotidien de Charlie, sur son skateboard, dont elle est secrètement amoureuse. Un soir, alors qu’elle diffuse sur le quai de la gare une douce mélopée à la guitare, Charlie l’entend et s’approche d’elle… Cette histoire, bien qu’enveloppée dans une romance adolescente très typée, reflète bien la tragédie de cette maladie orpheline. Liberticide, elle contraint Katie à ne pas vivre à fond ce premier amour. Et pourtant, elle a tellement envie de lâcher prise… Le rôle du père de Katie est aussi crucial, entre la volonté de laisser sa fille vivre sa vie et ses expériences, et la peur incessante qui le taraude qu’un rayon de soleil ne touche sa peau si fragile. Un film plein de bons sentiments, porté par deux jeunes adultes qui tentent comme ils peuvent de vivre au grand jour leur amour naissant.

Wind river, le calme apparent d’un chaos sous-jacent

Wind RiverUn film de Taylor Sheridan
Date de sortie : 30 août 2017
Avec Jeremy Renner, Elizabeth Olsen, Kelsey Asbille
Durée : 1h47

Synopsis :

Cory Lambert est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l’immensité sauvage du Wyoming. Lorsqu’il découvre le corps d’une femme en pleine nature, le FBI envoie une jeune recrue élucider ce meurtre. Fortement lié à la communauté amérindienne, il va l’aider à mener l’enquête dans ce milieu hostile, ravagé par la violence et l’isolement, où la loi des hommes s’estompe face à celle impitoyable de la nature…

Notre avis sur le film :

La photographie impeccable des paysages immenses et la bande originale lente et obsédante nous plongent rapidement dans cette ambiance particulière qui règne dans cette réserve indienne du Wyoming. Une jeune femme court pieds nus dans la neige puis s’effondre. Elle sera retrouvée quelques jours plus tard par un pisteur, Cory Lambert. Dépêchée sur place, Jane Banner, jeune recrue du FBI va tenter de comprendre les us et coutumes de la région, les non-dits, et d’élucider ce qui semble être une mort naturelle due au froid. Mais que faisait une jeune femme d’à peine 18 ans, seule dans la neige, loin de toute habitation ? Ensemble, et aidés de la police locale, ils vont tenter de résoudre un crime à la fois simple, mais entouré de circonstances d’une grande complexité. Les acteurs sont convaincants, Elizabeth Olsen en tête, et parviennent à transcrire l’atmosphère à la fois ouatée (les paysages blancs de neige y contribuant) et rude de cette terre délaissée par le gouvernement où les règles ne sont pas tout à fait les mêmes qu’ailleurs. Au-delà de l’enquête, le réalisateur s’intéresse au passé des protagonistes, marqués par le deuil, la souffrance et la volonté d’oublier. Mais certaines souffrances ne peuvent être enfouies indéfiniment et les accepter permet de continuer à vivre avec. Cette terre n’est pas un endroit où l’on a de la chance d’être en vie, elle est surtout un endroit où l’on a plus que les autres la volonté de rester vivant. Un thriller prenant, une plongée étrange dans un monde de rudesse et de solitude duquel on ne revient pas indemne.

Moi, moche et méchant 3, suite et fin ?

Moi moche et méchant 3Un film de Pierre Coffin, Kyle Balda
Date de sortie : 5 juillet 2017
Avec les voix de Gad Elmaleh, Audrey Lamy, David Marsais
Durée : 1h30

Synopsis :

Alors que Gru, totalement déprimé par sa mise à pied, tente de trouver une nouvelle voie, un mystérieux individu se présente pour l’informer du décès de son père. Dans la foulée, il lui annonce l’existence d’un frère jumeau prénommé Dru qui a exprimé le désir d’une rencontre. D’abord ravi, Gru va vite déchanté en voyant combien son frère est meilleur que lui sur de nombreux aspects. Cette rivalité naissante va rendre compliquée la tâche de combattre l’insaisissable Balthazar Bratt qui menace la population…

Notre avis sur le film :

On avait beaucoup ri avec le premier opus et le second opérait une vraie suite, une vraie transformation dans le comportement de Gru. Les filles puis Lucy avaient su faire ressortir ce qu’il y avait de mieux en lui. Ici, la seule nouveauté est celle d’un frère jumeau dont le charisme et l’aisance va réveiller en Gru ses sombres instincts, même s’il finira par combattre le vrai méchant, Balthazar Pratt, un sociopathe oublié dans les méandres de scène audiovisuelle. Les gags s’enchaînent, les cascades aussi, mais on assiste à un sentiment de déjà-vu, où rien ne dépasse, où rien ne surprend. Même la 3D n’arrive pas à apporter ce petit plus de folie qui fait que le film manque cruellement de relief, à tous points de vue. Le scénario est à la fois simple, sans envergure, et terriblement compliqué à expliquer, à en juger par la longueur du résumé sur Allociné. Bon c’est vrai on s’amuse, on sourit des pitreries de Gru et de son frère, de l’innocence exacerbée d’Agnès qui croit dur comme fer qu’elle va trouver une licorne… Mais là encore, le jeu n’est pas joué à fond et la désillusion de la petite fille est bien vite oubliée pour remettre l’action sur le devant de la scène. Un scénario peu inventif, des scènes à répétition, on a l’impression de revivre l’exploitation de la franchise de l’Âge de Glace. Au bout d’une heure et demie, on est divertit, mais sans plus.

Tu ne tueras point, le combat d’un objecteur de conscience

Tu ne tueras pointUn film de Mel Gibson
Date de sortie : 9 novembre 2016
Avec Andrew Garfield, Vince Vaughn, Teresa Palmer
Durée : 2h20

Synopsis :

Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer.

Mais sous les railleries de ses camarades et l’incompréhension de sa hiérarchie, lors de la bataille d’Okinawa sur l’imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vies seul sous le feu de l’ennemi, ramenant en sureté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés.

Notre avis sur le film :

Même si l’on n’a pas lu le synopsis ni entendu parler de l’histoire vraie de Desmond Doss, le titre et l’affiche du film de Mel Gibson ne nous trompent pas : on a affaire à un film de guerre. Pourtant, toute la première partie s’attache à nous faire découvrir un personnage étonnant, un jeune homme prénommé Desmond qui tente de se forger une identité et des convictions sous les coups répétés d’un père alcoolique et d’une mère aimante mais effacée. Tu ne tueras point est un commandement de Dieu et une règle de vie qu’il s’est fixée. Ainsi, même si son engagement sous les couleurs de l’Amérique dans la guerre qui fait rage de l’autre côté du Pacifique est évident pour lui, il refusera toujours cette violence qui l’amènerait à tuer. Cette première partie, presque légère et poétique, durant laquelle il va faire la rencontre de sa future femme (interprétée par la ravissante Teresa Palmer), s’oppose à la dureté du champ de bataille où ne règnent que violence, mutilation et mort. Pourtant, c’est là qu’il va se révéler en tant qu’objecteur de conscience, faire accepter ses croyances et acquérir le respect de ses pairs. La scène de la bataille d’Okinawa est digne des plus grands films de guerre, d’une horreur absolue qu’elle en vient presque à nous étourdir. Rien n’est épargné au spectateur et cette deuxième partie se révèle l’antithèse de la première où seuls les liens avec sa femme et ses croyances ramènent Desmond à son ancienne vie et le pousse à sauver toujours davantage de vies. Encore un… Un film épique, sanguinolent, d’une rare violence par moments, mais qui nous confronte à la dure réalité de la guerre où l’alternative est de tuer ou d’être tué. Desmond Doss a montré qu’il existait une autre voie… Clairvoyant !

L’expérience interdite, Flatliners

L'expérience interdite - FlatlinersUn film de Niels Arden Oplev
Date de sortie : 22 novembre 2017
Avec Ellen Page, Diego Luna, Nina Dobrev
Durée : 1h50

Synopsis :

Pour découvrir ce qui se passe après la mort, cinq étudiants en médecine se lancent dans une expérience aussi audacieuse que dangereuse. Sur eux-mêmes, volontairement, ils provoquent des arrêts cardiaques pendant de courtes périodes afin de vivre des expériences de mort imminente. En poussant le processus de plus en plus loin, ils vont devoir affronter non seulement leur part d’ombre et leur passé, mais plus effrayant encore, les phénomènes paranormaux liés au fait qu’ils sont revenus de l’au-delà…

Notre avis sur le film :

Assez étrange que ce film dans lequel on entre par la porte d’étudiants en médecine typiquement américains et quelque peu cliché. Dans le cadre de recherches, l’une d’entre eux va vouloir vivre une expérience de mort imminente pendant quelques minutes afin de voir les réactions cérébrales qui suivent la mort, avant d’être ramenée à la vie par ses collègues futurs médecins. Cette expérience ayant décuplé certaines de ses capacités, ils vont rapidement tous vouloir tenter l’expérience, avant que les fantômes de leurs passés respectifs ne viennent les hanter par des visions cauchemardesques très réalistes. Le film, thriller sur le fond, flirte donc avec le cinéma d’épouvante sans jamais tomber dans le gore. Juste ce qu’il faut pour pimenter l’histoire et tenir le spectateur en haleine. Toutefois, la seconde partie du film s’oriente davantage vers un combat démoniaque pour comprendre comment refouler ces visions et la résolution assez rapide et simpliste achève le film dans un léger goût d’inachevé. Au-delà d’un montage assez dynamique, le film manque un peu d’imaginaire, notamment dans la manière de traiter l’après-vie. On se concentre essentiellement sur les remords des personnages dans une figuration très réaliste. Aucun décryptage, aucune interprétation n’est nécessaire puisque tout est clairement montré. De même, le scénario de l’exploration de l’après-vie sert davantage de point de départ à l’intrigue qu’elle n’en est en réalité le centre. On se laisse donc porter par cette expérience qui enseigne que, pour l’avancée de science, certaines limites ne doivent pas être franchies. Et surtout, que le retour ne se fait pas en toute impunité.

Le silence de Mélodie de Sharon M. Draper, quand les mots se bousculent…

Le silence de Mélodie

Un livre de Sharon M. Draper
Édition : Michel Lafon Poche
ISBN : 979-1022401746
Note personnelle : 19 / 20

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Synopsis :

Quand j’ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient des mots, et tous mes mots une signification. Mais seulement dans ma tête. Je n’ai jamais prononcé un seul mot. J’ai bientôt onze ans.

Notre avis sur le roman :

 » Tout le monde utilise des mots pour s’exprimer. Sauf moi. Et je parie que la plupart des gens n’ont pas conscience de leur véritable pouvoir. Moi si. Les pensées ont besoin de mots, et les mots, d’une voix. J’adore l’odeur des cheveux de ma mère juste après qu’elle les a lavés. Et j’adore le contact rugueux du menton de mon père juste avant qu’il se rase. Mais je n’ai jamais pu le leur dire. « 
L’histoire de Mélodie est touchante. Loin d’être un roman triste sur le handicap de ne pouvoir se mouvoir, manger seule ou même parler, Sharon M. Draper relate la frustration de la jeune surdouée de ne pouvoir s’exprimer, véritable torture pour elle qui a tant de choses à dire. Même si ses parents lui rappellent sans cesse qu’elle est exceptionnelle, elle souhaiterait plus que tout être « normale » ne serait-ce qu’un instant. Mais finalement, c’est quoi être « normal » ? Avoir des amies populaires car vous leur servez de faire-valoir, se moquer des défauts de vos camarades, s’habiller pour plaire au regard des autres ? Mélodie va rapidement comprendre grâce à son étonnante maturité que les choses les plus simples sont celles qui donnent le plus de bonheur. Certaines qu’elles ne pourra jamais faire : courir avec sa petite sœur Penny, chanter de la musique country, manger toute seule… D’autres en revanche, à force d’obstination et de belle technologie, lui deviendront possibles : discuter avec ses amies de mode et de musique, participer à un concours montrant l’étendue de son intelligence et de ses connaissances, dire à ses parents qu’elle les aime. Car au fond, c’est toujours cela l’important, profiter des instants rares de bonheur intense que la vie nous offre et rapidement oublier les grands malheurs dont elle nous accable. Une leçon d’humilité, une leçon de vie. Les plus belles choses sont sans nul doute celles qu’on voit avec notre cœur. Bouleversant !

Ça, c’est vraiment flippant

Ça, film de 2017Un film de Andy Muschietti
Date de sortie : 20 septembre 2017
Avec Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard
Durée : 2h15

Synopsis :

À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s’intégrer se sont regroupés au sein du « Club des Ratés ». Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l’école. Ils ont aussi en commun d’avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu’ils appellent « Ça »…
Car depuis toujours, Derry est en proie à une créature qui émerge des égouts tous les 27 ans pour se nourrir des terreurs de ses victimes de choix : les enfants. Bien décidés à rester soudés, les Ratés tentent de surmonter leurs peurs pour enrayer un nouveau cycle meurtrier. Un cycle qui a commencé un jour de pluie lorsqu’un petit garçon poursuivant son bateau en papier s’est retrouvé face-à-face avec le Clown Grippe-Sou …

Notre avis sur le film :

Vraie surprise que cette nouvelle adaptation du roman à succès de Stephen King. L’angoisse du spectateur monte rapidement car, à Derry, une créature vient à nouveau de réapparaître du fin fond des égouts pour terrifier (et tuer au passage) les enfants qu’elle croise sur sa route. Et c’est le jeune Georgie, frêle garçon peu sûr de lui qui poursuit son bateau en papier le long du caniveau, qui croisera en premier Ça, cette créature à l’aspect d’un clown terrifiant. Après sa disparition, son frère, membre du Club des Losers, va tout tenter pour comprendre ce qui est arrivé à Georgie et empêcher ce clown de faire du mal à d’autres enfants. L’ambiance du film est oppressante et contrebalancée par la présence charismatique de ce groupe de « ratés » qui essaiera de surmonter ses peurs. A relever tout de même : la magnifique interprétation de Beverly qui, derrière son visage envoûtant, apporte toutes les nuances à ce superbe rôle. Tous les ingrédients sont réunis pour faire de Ça un film réussi, actuel, reprenant les réussites de ces dernières années, Stranger Things en tête. On attend la suite promise…

L’étudiante et Monsieur Henri, ensemble n’est-il pas mieux ?

L'étudiante et Monsieur HenriUn film de Ivan Calbérac
Date de sortie : 7 octobre 2015
Avec Claude Brasseur, Guillaume De Tonquédec, Noémie Schmidt
Durée : 1h35

Synopsis :

À cause de sa santé vacillante, Monsieur Henri ne peut plus vivre seul dans son appartement parisien. Particulièrement bougon, il finit néanmoins par accepter la proposition de son fils Paul de louer une chambre à une jeune étudiante. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir d’elle pour créer un véritable chaos familial…

Notre avis sur le film :

Cela aurait pu être un énième film ennuyeux sur la crise du logement à Paris, la vieillesse et ses travers ou les préjugés. Il n’en est rien et Ivan Calbérac nous sert un film drôle servi par des acteurs très justes : Claude Brasseur, en vieux monsieur bourru et souhaitant rester seul suite à la disparition tragique de son épouse de longues années auparavant ; Noémie Schmidt, en fraîche provinciale un peu paumée dont l’unique désir dans la vie est de ne pas faire les marchés comme ses parents ; Guillaume de Tonquédec, en fils coincé entre un métier peu passionnant et une épouse très vieille France et adepte des traditions. Tout ce beau monde va rapidement essayer de tirer son épingle du jeu, quitte à réaliser l’inconcevable. Les dialogues sont savoureux, les scènes s’enchaînent et malgré une fin assez convenue et prévisible, on s’amuse à voir évoluer les personnages dans leurs certitudes. Grognon n’a jamais rimé avec heureux, infidèle n’a jamais rimé avec libre et loin des parents n’a jamais rimé avec adulte. Chacun va apprendre de l’autre, trouver ses propres failles et tenter de les corriger pour avancer dans la vie. Pour quelques rires, quelques moments partagés au rythme des notes de piano, quelques espérances projetant un but dans la vie… Un petit moment de rire et de douceur !