Dernières actualités

Everything everything, de Nicola Yoon, vivre sa vie plutôt que l’imaginer

Everything Everything, de Nicola Yoon

Un livre de Nicola Yoon
Édition : Bayard Jeunesse
ISBN : 978-2747052788
Note personnelle : 17 / 20

Acheter le livre sur Amazon

Synopsis :

Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

Notre avis sur le roman :

 » Je me dis que ce n’est pas grave de mentir à maman. Je me dis que je ne tomberai pas malade. Je me dis que l’amitié ne peut pas faire de mal. Et que Carla a raison : l’amour, ça ne peut pas me tuer. »
Très étonnant ce livre. Maddy vient juste d’avoir 18 ans mais elle ne connaît du monde extérieur que ce qu’elle en a lu dans les livres. Et pour cause : elle a la maladie de l’enfant-bulle, l’empêchant de sortir de chez elle. Elle reste donc dans sa chambre, juste accompagnée de sa mère et de son infirmière qui prennent soin d’elle. Toutes les premières fois que connaît une jeune fille pendant son adolescence, elle les a lues dans les livres sans les vivre. Elle parvient même à se détacher de l’envie de les vivre, sachant pertinemment qu’elle ne le pourra jamais. Et pourtant, l’arrivée d’un étrange jeune homme dans la maison d’à-côté va fissurer tout ce à quoi Maddy s’était rattachée jusqu’alors. Elle comprend qu’elle va éprouver pour la première fois ces sentiments si puissants qu’elle ne pourra les contenir. Mais a-t-elle vraiment la volonté cette fois de ne pas ressentir ces émotions si intenses qu’elle nomme maladie d’amour ?Pour lui, Maddy se sent prête à tout tenter, à tout expérimenter, à tout vivre. Elle va prendre des risques, quitte à mettre sa vie en péril. Mais si, au bout du chemin, l’attendait quelque chose de bien plus beau que ce qu’elle a pu imaginer ? Le récit de Nicola Yoon est limpide, construit autour de courts chapitres et ponctué de magnifiques illustrations (listes, dessins, rapports…). On vit le quotidien de Maddy, dans la peau d’une jeune fille de 18 ans, mais qui semble avoir quelques années de moins par sa méconnaissance des autres et du monde extérieur. Elle est foncièrement gentille, ne veut blesser personne, mais elle va se rendre compte que ce n’est pas toujours possible de tracer sa route vers le bonheur sans ébrécher personne. Maddy grandit tout simplement. Parviendra-elle à prendre son envol ? C’est ce que je vous souhaite de découvrir à la lecture de ce roman, époustouflant de sincérité et de simplicité. Rires et larmes, rebondissements, tout peut vous surprendre dans Everything Everything, sauf l’ennui.

Ben Hur, Premier à finir, dernier à mourir

Ben Hur, affiche film 2016Un film de Timur Bekmambetov
Date de sortie : 7 septembre 2016
Avec Jack Huston, Morgan Freeman, Toby Kebbell
Durée :2h04

Synopsis :

Ben-Hur retrace l’histoire épique de Judah Ben-Hur, un prince accusé à tort de trahison par Messala, son frère adoptif, officier de l’armée romaine. Déchu de son titre, séparé de sa famille et de la femme qu’il aime, Judah est réduit à l’esclavage. Après des années en mer, Judah revient sur sa terre natale dans le but de se venger. Il va y rencontrer son destin.

Notre avis sur le film :

Par ce remake, on s’attendait à une nouvelle adaptation de ce chef-d’œuvre aux 11 Oscars, avec plus d’effets spéciaux et une légère touche de modernité. Mais pour être honnête, même si les effets sont au rendez-vous (sur les galères, pendant la course de chars…), on ne retrouve pas l’âme du film original. Tout semble précipité, le réalisateur ne prend pas le temps de mettre en place l’histoire et ses péripéties (sauf peut-être au début), elles arrivent, point. Certains pans de l’histoire sont totalement oubliés quand ils ne sont pas purement et simplement modifiés (la fin… surprenante) pour satisfaire on ne sait quel public. Ben Hur est un film dur sur l’injustice, sur le courage, mais aussi sur le pardon. On arrive quand même à retrouver cet aspect dans cette nouvelle version de Bekmambetov, mais à force de dialogues parfois répétitifs et souvent dénués d’intensité. Judah Ben Hur paraît beaucoup trop superficiel, en conflit avec sa religion et avec l’attitude des autres à l’égard de l’envahisseur romain. Mais peut-être est-ce par conciliation pour son frère Messala. La douleur et la détresse qu’il doit surpasser par son amour pour sa famille et par sa foi ne transparaît pas. En résumé, il s’agit d’un véritable divertissement à l’américaine, très actuel dans sa mise en scène, mais décevant pour ceux qui avaient été conquis par le charisme et le jeu magistral de Charlton Heston, il y a déjà près de 60 ans.

Avant toi, de Jojo Moyes, a-t-on le droit de choisir sa mort ?

Avant toi, couverture

Un livre de Jojo Moyes
Édition : Milady
ISBN : 978-2811215576
Note personnelle : 19 / 20

Acheter le livre sur Amazon

Synopsis :

Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l’Angleterre dont elle n’est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l’accueil glacial qu’il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l’accident qui l’a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Notre avis sur le roman :

« — Certaines erreurs… ont des conséquences plus graves que d’autres. Mais tu ne dois pas laisser cette nuit-là devenir ce qui te définit.
J’ai senti sa tête bouger contre la mienne.

— Toi, Louisa Clark, tu peux choisir qu’il n’en soit pas ainsi. »
Une écriture simple pour un sujet complexe dans lequel on n’arrive jamais vraiment à se positionner. La vie de Lou est somme toute assez triste, sans excentricité, sans ambition, sans folie. Le jour où elle perd son travail, elle est complètement perdue car elle se demande ce qu’elle va bien pouvoir faire de sa vie. Et quand on lui propose ce contrat pour assister un handicapé moteur, c’est avec réticence qu’elle se rend dans la grande maison près du château. L’accueil va être des plus froids et ce ne sont pas les maigres encouragements de ses proches qui vont lui réchauffer le cœur. Mais petit à petit, d’échecs en petites réussites, Lou va apprendre à connaître Will, à comprendre les raisons de sa colère envers le monde et ceux qui l’entoure. Elle essaie de lui montrer que plein de choses sont possibles dans un fauteuil roulant mais Will lui fait comprendre qu’il ne veut pas de cette vie-là, que sa vie d’avant lui manque, le sport, les voyages, les montées d’adrénaline lorsqu’il sautait en parachute… Lorsque Lou apprend qu’il a déjà tenté de se suicider et qu’il a planifié sa mort dans une clinique en Suisse avec l’approbation de sa mère, la jeune fille va vraiment tout faire pour qu’il change d’avis et se décide à vivre. Jojo Moyes nous pose une question cruciale : peut-on décider de mourir ? Peut-on laisser prendre cette décision à ceux qu’on aime ? Le roman est bien construit et permet au lecteur d’envisager les deux points de vue principaux (le pour et le contre) mais aussi des avis secondaires (celui d’une mère, celui d’un ami…). Somme toute, Lou va apprendre beaucoup sur elle-même au contact de Will, bien plus qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Une histoire bouleversante, qui nous prend dès la première page et ne nous lâche qu’à la dernière, nous laissant dans une méditation sur les enseignements de leurs choix.

Nerve, quand le jeu vire au cauchemar

Nerve, afficheUn film d’Ariel Schulman et Henry Joost
Date de sortie : 24 août 2016
Avec Emma Roberts, Dave Franco, Emily Meade
Durée :1h37

Synopsis :

En participant à Nerve, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent. Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…

Notre avis sur le film :

Le scénario mise sur les travers des jeux en ligne voire des communautés de joueurs qui se déconnectent progressivement de la réalité, mais également sur le pillage possible de toutes nos données personnelles sur Internet, notamment via les réseaux sociaux. Au départ réfractaire à ce type d’activités, Vee va se laisser entraîner par un besoin d’argent pour réaliser ses rêves. Et puis elle va rencontrer le beau Ian et avec lui, ses peurs vont s’envoler. Jusqu’au moment où le jeu va aller trop loin, pour satisfaire les désirs de la communauté de voyeurs. Ce film est également la critique d’un effet pervers de la dépersonnalisation liée à Internet : chacun croit son identité protégée derrière un cryptage infaillible, se sent fort et inatteignable. Ce phénomène est très souvent mis en exergue par Facebook et autres réseaux, chacun croyant pouvoir publier tout et n’importe quoi à partir du moment où le post est privé. Mais c’est l’expression même qui est condamnable, pas l’endroit ou le caractère de confidentialité que celui-ci revêt. Dans un monde connecté, tout se découvre et au final, tout se sait. Un simple like sur un bouquin peut mener à l’engrenage, Vee en fait l’amère expérience. Nerve est donc un thriller efficace, bourré d’adrénaline et qui a le mérite de nous faire – un peu – réfléchir. De quoi passer un bon moment !

Instinct de survie, la femme contre l’animal…

Instinct de survieUn film de Jaume Collet-Serra
Date de sortie : 17 août 2016
Avec Blake Lively, Angelo Lozano Corzo, Jose Manuel Trujillo Salas
Durée :1h27

Synopsis :

Nancy surfe en solitaire sur une plage isolée lorsqu’elle est attaquée par un grand requin blanc. Elle se réfugie sur un rocher, hors de portée du squale. Elle a moins de 200 mètres à parcourir à la nage pour être sauvée, mais regagner la terre ferme sera le plus mortel des combats…

Notre avis sur le film :

Attention frissons ! Le pitch est très simple : une jolie surfeuse, un requin qui l’attaque et la traque, la survie sur un rocher… à seulement 200 mètres de la plage. Mais face au Grand Blanc, nul espoir pour Nancy, formidablement interprétée par Blake Lively, de l’atteindre. Simple donc, mais la réalisation de Jaume Collet-Serra est bigrement efficace, sans temps mort et malgré de nécessaires redondances, il parvient à éviter l’ennui au spectateur. On excusera donc certaines incohérences (la déshydratation, le requin qui ne traque jamais une proie mais attaque par opportunité, etc…) pour entrer dans un survival assez réussi et visuellement très beau. On notera ainsi le contraste de couleurs entre la plage chaude et ensoleillé du début du film et la mer sombre et dangereuse où rode le prédateur. La fin est très rapide, un peu bâclée peut-être mais l’ensemble est vraiment une bonne surprise où la star de Gossip Girl s’en sort plus que bien dans ce nouveau registre. Un film à voir donc pour les amateurs de sensations fortes.

10 Cloverfield Lane, huis-clos post-apocalyptique… ou pas ?

10 cloverfield laneUn film de Dan Trachtenberg
Date de sortie : 16 mars 2016
Avec Mary Elizabeth Winstead, John Goodman, John Gallagher Jr.
Durée :1h43

Synopsis :

Une jeune femme se réveille dans une cave après un accident de voiture. Ne sachant pas comment elle a atterri dans cet endroit, elle pense tout d’abord avoir été kidnappée. Son gardien tente de la rassurer en lui disant qu’il lui a sauvé la vie après une attaque chimique d’envergure. En l’absence de certitude, elle décide de s’échapper…

Notre avis sur le film :

Michelle se réveille légèrement blessée sur un matelas dans un bunker, attachée à un tuyau. Elle se souvient de son accident de voiture et pense avoir été enlevée. Mais son gardien lui révèle alors qu’il l’a sauvée d’une attaque massive : il ne resterait plus aucun survivant à la surface. Michelle doute, et face au caractère paranoïaque de celui qui prétend l’avoir sauvée, elle va chercher à s’échapper. John Goodman est absolument magistral dans son rôle de maître des lieux angoissant et parano. Tout l’intérêt du film réside donc dans ce huis-clos sous tension entre les trois protagonistes, Michelle, Howard, le propriétaire du bunker, et Emmett, qui a réussi à forcer l’entrée juste avant que Howard ne scelle la porte. Chacun semble avoir ses secrets, une histoire cachée, et on n’arrive pas vraiment à savoir si on doit avoir de la sympathie pour l’un ou l’autre des personnages. Seule Michelle fait un peu exception, même si l’on pourrait – peut-être – lui reprocher d’être bien peu reconnaissante d’avoir été sauvée d’une mort atroce. Et lorsque l’inertie guette, lorsque la tension n’est plus maîtrisable, Dan Trachtenberg nous livre une scène d’action débouchant sur un final grandiose et inattendu. Un long-métrage angoissant, parfaitement maîtrisé et sans temps mort, où le danger est partout, surtout là où ne l’attend pas.

Le père Noël, un rêve au bout de la nuit

Le père NoëlUn film de Alexandre Coffre
Date de sortie : 10 décembre 2014
Avec Tahar Rahim, Victor Cabal, Annelise Hesme
Durée :1h21

Synopsis :

En cette nuit de Noël, Antoine, six ans, n’a qu’une idée en tête : rencontrer le Père Noël et faire un tour de traîneau avec lui dans les étoiles…  Alors quand celui-ci tombe comme par magie sur son balcon, Antoine est trop émerveillé pour voir en ce Père Noël un cambrioleur déguisé, qui dérobe les bijoux dans les appartements des beaux quartiers.
Et malgré tous les efforts du Père Noël pour se débarrasser d’un Antoine déterminé, ils vont former alors un duo invraisemblable, parcourant Paris de toit en toit, chacun à la recherche de son rêve…

Notre avis sur le film :

Un film français sur Noël en août, Tahar Rahim en Père Noël, très loin des rôles qu’on lui connaît et une petite frimousse inconnue au bataillon, le risque était grand. Mais quelle bonne surprise ! Le jeune Victor Cabal est tout simplement stupéfiant de fraîcheur et d’innocence, il campe un petit bonhomme qui croit ce que lui dise les grands (et particulièrement le Père Noël), sans jamais se départir de son intelligence. Lorsqu’il voit son rêve à portée de main en la personne de Tahar Rahim, il ne va pas le lâcher, au mépris du danger, des difficultés et des déconvenues. De son côté, le Père Noël cambrioleur, au départ agacé de l’attitude du garçon, va vite voir en lui un possible allié pour commettre ses méfaits. Car lui aussi poursuit un rêve, celui de repartir du bon pied à sa sortie de prison. Le duo va apprendre à se connaître et une complicité va rapidement se nouer. Ils vont se protéger l’un-l’autre. On apprécie les très beaux plans des toits parisiens et de la Tour Eiffel qui complètent le tableau et font que la magie opère réellement. Un joli conte de Noël sans prétention, tantôt drôle, tantôt triste l’instant d’après, où les dialogues et l’humour sont savamment orchestrés. Un bon moment et… une petite leçon d’éducation au passage.

Un avion sans elle de Michel Bussi, mais qui est donc cette Libellule ?

Un avion sans elle

Un livre de Michel Bussi
Édition : Pocket
ISBN : 978-2266233897
Note personnelle : 17,5 / 20

Acheter le livre sur Amazon

Synopsis :

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias, ont baptisée Libellule.
Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.
Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante, jusqu’à ce que les masques tombent.
Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Notre avis sur le roman :

 » Un plongeon de près de mille mètres en moins de dix secondes, presque à la verticale, avant de se stabiliser de nouveau. La plupart des passagers dormaient. Ils se réveillèrent brusquement avec la sensation terrifiante de s’être assoupis sur le fauteuil d’un manège de foire. »
On est très vite pris par cette histoire dramatique et on comprend qu’elle ne va pas être simple : dix-huit ans d’enquête pour trouver qui d’Émilie Vitral ou de Lyse-Rose de Carville a survécu au terrible crash du mont Terrible. Et malgré la ténacité du détective Crédule Grand-Duc et l’argent quasi-illimité de la famille de Carville, la vérité ne veut pas éclater. On en vient à se demander si l’un des protagonistes, connu ou inconnu, ne tire pas toutes les ficelles de ce drame. Le roman est très bien construit, Michel Bussi distille les indices et les fausses pistes au compte-goutte et maintient ainsi le suspense tout au long des 572 pages. Le récit du détective sonne presque comme un roman dans le roman. On ne s’ennuie pas et on se prend à aimer puis à détester chacune des familles, avant de se dire que tout n’est pas blanc ou noir, pour l’une comme pour l’autre. Mais le temps presse, Lily (comme on l’a appelée) s’apprête à commettre l’irréparable. La résolution est originale sans être tirée par les cheveux et met un point final à dix-huit ans de mystères, de mensonges et de trahisons. Haletant.

La chute de Londres : de l’action, des terroristes et l’homme de la situation

La chute de LondresUn film de Babak Najaf
Date de sortie : 2 mars 2016
Avec Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman
Durée :1h38

Synopsis :

Les plus grands leaders du monde occidental sont attendus à Londres aux funérailles du Premier ministre britannique, mort dans des circonstances plus que douteuses. Mais ce qui avait commencé comme l’événement le plus sécurisé de la planète tourne rapidement au désastre. Cible d’un complot terroriste, la capitale anglaise est mise à feu et à sang et la plupart des chefs d’état sont éliminés. Seuls ont pu s’échapper le président américain et l’agent secret Mike Banning, qui vont devoir à la fois combattre pour survivre et mettre fin aux agissements des terroristes.

Notre avis sur le film :

Globalement, les critiques que j’avais lues à propos de cette suite de La Chute de la Maison-Blanche n’étaient pas très bonnes. Mais ce deuxième volet remplit néanmoins son objectif principal, divertir le spectateur avec une recette à succès : des scènes d’action pleines d’effets spéciaux, des terroristes qui tirent partout et qui butent – sans jeu de mots – sur l’homme de la situation : Gerard Butler, alias Mike Banning, le garde du corps du président américain. Le scénario n’est pas exceptionnel mais sa simplicité permet de profiter pleinement des nombreuses poursuites, cascades et fusillades qui s’enchaînent à un rythme effréné. Ce film dans l’air du temps ne restera assurément pas dans les annales tel un Die Hard mais tient néanmoins le spectateur en haleine tout en lui assurant rapidement que les bons américains parviendront à s’en sortir sains et saufs.

Jack Wilder et la mystérieuse cité d’or, l’aventure avant tout !

Jack Wilder et la mystérieuse cité d'orUne série en 2 épisodes de Terry Cunningham
Date de sortie : 2010
Avec Shane West, Luke Goss, Natalie Martinez, Elden Henson
Durée : 3h02

Synopsis :

L’archéologue Jack Wilder entend parler d’une ancienne prophétie inca permettant de localiser l’emplacement exact de la légendaire cité El Dorado. Prêt à tout pour la retrouver, il s’embarque dans un voyage semé d’embûches. À peine arrivé au Pérou, il est pris en chasse par Sam Grissom, un mercenaire, puis tombe dans un piège tendu par des soldats corrompus.

Notre avis sur le film :

Alors bien sûr on est très loin de la qualité visuelle et scénaristique d’Indiana Jones, mais ce téléfilm-série de 3 heures remplit son contrat de nous divertir… avec les moyens dont il dispose. Terry Cunningham ne fait pas dans l’originalité et réunit ici les quatre archétypes du film d’aventures. Tout d’abord, l’aventurier casse-cou, toujours par monts et par vaux, peu importe le danger ou les conséquences de son action, un seul objectif compte, sa quête. Ensuite, la jolie fille qui n’est pas sortie de ses bouquins depuis un moment mais qui ne voudrait pour rien au monde rater l’enquête… et les beaux yeux – entre autres – de l’aventurier. Puis arrive le geek de service, avec un ordinateur – Apple bien sûr – capable de faire la reconnaissance géologique d’une montagne en moins de 5 minutes. Alors bien sûr, pour pirater l’intranet d’une université, on se dit 30 secondes ? Enfin, toute une foule de méchants impitoyables, dont les alliances et les trahisons se succèdent jusqu’à leur fin tragique. Les effets spéciaux ne sont pas sensationnels mais pour un petit téléfilm, les idées sont là. Le rythme est assez soutenu et les scènes d’action nombreuses. Même si les explications scientifiques paraissent farfelues même au dernier des néophytes, le scénario est assez clair et on se laisse porter de découvertes et désillusions. Il manque néanmoins 2 choses pour remplir totalement le contrat : un peu plus d’humour (les Indiana Jones et autres Benjamin Gates en sont truffés) et surtout, une bande originale digne de ce nom. A voir par une longue soirée d’hiver, lors d’une soudaine envie d’aventure…