Cinéma

Freaky Friday, dans la peau de ma mère

Freaky Friday, dans la peau de ma mèreUn film de Mark Waters
Date de sortie : 24 décembre 2003
Avec Jamie Lee Curtis, Lindsay Lohan, Mark Harmon
Durée : 1h37

Synopsis :

Veuve sur le point de se remarier, le Dr. Tess Coleman et sa fille de quinze ans, Anna, ne s’entendent pas. Elles n’ont aucun goût en commun, que ce soit en matière de vêtements, de coiffure, de musique, et encore moins en ce qui concerne les hommes…
Un jeudi soir, leur rancœur éclate. Anna est furieuse que sa mère ne supporte pas sa musique et Tess ne comprend définitivement pas pourquoi sa fille refuse de donner la moindre chance à son fiancé. Deux biscuits chinois du bonheur vont tout compliquer en créant un choc mystique…
Le lendemain matin, Tess et Anna se retrouvent dans le corps l’une de l’autre. Elles vont ainsi expérimenter le point de vue de celle qu’elles désapprouvaient et se redécouvrir. Mais le mariage de Tess est prévu pour le samedi, et il va leur falloir trouver très vite un moyen de réintégrer leurs corps respectifs…

Notre avis sur le film :

Le film ne date pas d’hier mais le revoir est toujours un plaisir, notamment pour le jeu très juste – à la limite de la caricature – des personnages. Tess et sa fille sont en désaccord sur tous les sujets et l’âge difficile de l’adolescence éloigne Anna de sa mère chaque jour davantage, chacune étant persuadée que l’autre ne la comprend pas. Et il est vrai que la brillante psychologue coincée a quelque peu oublié ce qu’on vit et ressent lorsqu’on a 15 ans : moqueries, envies, désirs… tous les sujets certes classiques mais non moins réels sont abordés dans cette comédie. Tout devient rocambolesque lorsqu’un biscuit chinois les envoie dans la peau l’une de l’autre. On était dans la belle époque Lindsay Lohan, où son jeu plein de fraîcheur mettait naturellement en avant les personnages qu’elle incarnait. Mais la plus remarquable est sans conteste Jamie Lee Curtis qui parvient à jouer une ado de 15 ans dans le corps d’une femme de 40 ans, sans en exagérer aucun trait mais avec beaucoup de malice. Ce ne sera finalement pas si simple de vivre la vie de l’autre, chacune ayant ses propres responsabilités vis-à-vis d’elle-même mais aussi des autres. Et quand on saupoudre un peu d’amour sur ce mélange détonnant, on obtient un film réussi déclencheur de beaux éclats de rire.

The Night Shift, la priorité : sauver des vies !

The night shiftUne série créée par Jeff Judah, Gabe Sachs
Année de la première saison : 2014
Nombre de saisons à ce jour : 2
8 épisodes pour la saison 1, 14 épisodes pour la saison 2
Avec Eoin Macken, Jill Flint, Ken Leung
Durée d’un épisode : 42 minutes

Synopsis :

De retour d’Afghanistan, le fougueux TC Callahan, un soldat blessé sur le terrain, est désormais docteur à l’hôpital de San Antonio. Avec ses camarades de la garde de nuit, il fait face à un combat qu’il n’avait pas imaginé : sauver des vies tout en essayant de concilier avec un nouveau chef, Michael Ragosa, dont l’intérêt pécunier prime sur l’aide aux blessés…

Notre avis sur la série :

Nouvelle entrée dans le monde des séries médicales, voici The Night Shift qui, même si elle ne révolutionne pas le genre, vient néanmoins apporter une touche de fraîcheur à cette catégorie en déclin. UrgencesDr House ou encore Grey’s Anatomy ont bâti leur réussite sur le côté exceptionnel de la médecine et de l’urgence et là encore, on ne déroge pas à la règle. Mais le contexte et le casting en font néanmoins une série originale et attachante. Les protagonistes sont en effet pour la plupart d’anciens médecins militaires ayant servi en Afghanistan et traînant avec eux les démons de la guerre et des horreurs qu’ils ont vu et vécu. Mais ils officient dans un hôpital civil, et de nuit, plus propice aux cas graves et extraordinaires. Les relations évoluent au gré des épisodes mais elles ne prennent jamais le pas sur les cas médicaux traités dans l’épisode. The Night Shift mêle habilement une bonne d’humour et de franche rigolade à des scènes beaucoup plus tristes comme on en vit souvent dans les établissements hospitaliers. Chaque épisode correspond à une garde de nuit et donne des cas médicaux souvent difficiles à déceler. Les rebondissements sont nombreux et les scènes de soins sont montrés sans fard. Aussi, si vous ne supportez pas la vue du sang, autant passer votre chemin. Même si certaines scènes perdent parfois en crédibilité tant on a l’impression que chaque médecin sait tout faire (opération du cœur, du cerveau…), on s’attache vite à ces super-docteurs pleins d’humanité. Et on dévore épisode après épisode. Heureusement la saison 3 arrive bientôt…

Le drôle de Noël de Scrooge, du bonheur de la vie à la peur de la mort

Le drôle de Noël de ScroogeUn film de Robert Zemeckis
Date de sortie : 25 novembre 2009
Avec Jim Carrey, Gary Oldman, Colin Firth
Durée : 1h36

Synopsis :

Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge est connu comme l’un des plus riches et des plus avares. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l’obsession de ses livres de comptes. De tous les jours de l’année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. L’idée de répandre joie et cadeaux va définitivement à l’encontre de tous ses principes ! Mais en cette veille de Noël, en rentrant chez lui, Scrooge a d’étranges hallucinations. Le spectre de son ancien associé lui rend la plus effrayante des visites, et lui en annonce d’autres, aussi magiques que troublantes…

Notre avis sur le film :

Cette adaptation d’Un chant de Noël de Charles Dickens est une petite merveille, mais qui se destine avant tout aux adultes, la noirceur du récit et des images pouvant vraiment effrayer les petits. Les plans sont à couper le souffle (notamment les survols de Londres avec la neige qui tombe) et la 3D est impériale, l’une des plus réussies que j’ai jamais vues alors même que ce film d’animation a déjà près de 7 ans. Le film nous emmène dans un univers profond de noirceur et de solitude qu’est la vie de Scrooge, lui qui n’aime rien ni personne, à part l’or qu’il compte à longueur de journée. Lors de cette nuit de Noël, il sera hanté par le fantôme de Marley, son ancien associé, qui lui dit regretter la vie qu’il a mené et qui l’a contraint aujourd’hui à errer sans fin dans l’antichambre de l’enfer. Il annonce à Scrooge que 3 esprits viendront lui rendre visite, les fantômes des Noëls passés, présents et à venir. Ces esprits tenteront de faire changer Scrooge, sans quoi une bien terrible fin attendra l’homme décharné, aigri et sans cœur qu’il est devenu. Au-delà de l’histoire qui a traversé les générations, cette adaptation de Zemeckis conforte le genre cinématographique de l’animation pour adulte : elle fait réfléchir et ne possède pas de niveau de lecture pour les enfants. Zemeckis opte ici pour la performance capture (qui permet de modéliser un habillage de synthèse par-dessus le jeu de vrais comédiens), renforcée par des effets spéciaux, fluides et féconds en idées visuelles ingénieuses. La performance de Jim Carrey, souvent méconnaissable, est à mentionner. En résumé, une animation sensationnelle, des plans vertigineux optimisés par une 3D maîtrisée, des dialogues efficaces allant à l’essentiel du scénario mais sans presser sa résolution : un film à voir et à revoir aujourd’hui ou dans quelques années en gageant qu’il n’aura pas pris une ride.

Divergente 3, au-delà du mur, en qui peut-on encore avoir confiance ?

Divergente 3Un film de Robert Schwentke
Date de sortie : 9 mars 2016
Avec Shailene Woodley, Theo James, Jeff Daniels
Durée : 2h00

Synopsis :

Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu’ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu’ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d’éclater…

Notre avis sur le film :

Dans ce troisième volet de la saga, Robert Schwentke (le réalisateur du deuxième) nous plonge immédiatement dans les tourments de Tris, qui pense avoir vaincu une dictature pour que s’en instaure une autre, cette fois sous le commandement d’Evelyn, la propre mère de Quatre. Avec un petit groupe, Tris et Quatre vont tenter de franchir malgré l’interdiction le mur d’enceinte de Chicago pour voir ce qu’il y a au-delà du mur. Tris va découvrir qu’elle est encore plus spéciale qu’elle ne le pensait et va avoir fort à faire pour décider à qui accorder sa confiance. Les décors post-apocalyptiques sont somptueux et, dans la mesure où l’on s’éloigne du récit original du livre, on aurait aimé en savoir plus sur ce monde. On ne voit qu’une fourmilière de gens bien disciplinés, qui voient Tris comme une super-héroïne. Ils sont dirigés par David qui semblent faire la pluie et le beau temps sur cette cité mais également sur Chicago, du haut de son bureau de verre. L’intrigue est assez prenante mais le réalisateur a du mal à s’en détacher pour faire vivre d’autres histoires parallèles, comme la romance de Tris et Quatre qui devient de fait peu crédible. De plus, l’histoire est un peu téléguidée et on a l’impression que Tris doit affronter méchant après méchant, comme dans les bons vieux jeux vidéos. On se doit peut-être d’attendre le Boss dans le dernier volet qui devrait sortir en 2017 avec, espérons-le, une fin beaucoup plus surprenante pour cette franchise somme toute assez réussie.

The invisible woman, le secret bien gardé de Charles Dickens

The invisible womanUn film de Ralph Fiennes
Date de sortie : 2013
Avec Ralph Fiennes, Felicity Jones, Kristin Scott Thomas
Durée : 1h51

Synopsis :

L’histoire d’amour méconnue entre le célèbre écrivain victorien Charles Dickens, alors âgé de 45 ans, et Nelly Ternan, une jeune actrice de 18 ans…

Notre avis sur le film :

« C’est le récit d’une infortune, c’est le récit d’un chagrin, d’un amour rejeté, d’un amour retrouvé pour demeurer vivant par-delà le temps. À ceux qui pensent que le silence est l’endroit où cacher un cœur lourd, souvenez-vous qu’aimer et être aimé est la vie elle-même, le souffle sans lequel nous ne serions rien ». Ralph Fiennes passe derrière la caméra pour nous raconter l’histoire de la relation entre Charles Dickens et Nelly Ternan, la cadette d’une famille d’actrices, peut-être la plus jolie mais aussi l’actrice la moins douée et donc la moins sollicitée. Mais c’est son cœur qui va conquérir le grand Charles Dickens, alors marié et père de 5 fils. Il organisera sa vie pour satisfaire cet amour que lui rend bien la jeune fille, quitte à faire souffrir les gens autour de lui. Son génie n’était pas là mais Nelly va l’accepter et vivre avec lui plus d’une dizaine d’années, dans l’ombre et le mensonge.
C’est un film au rythme très lent que nous livre Ralph Fiennes qui interprète avec brio Charles Dickens, homme de divertissement très en vue en son temps. Felicity Jones est épatante de retenue et de justesse : elle est amoureuse mais elle sait en même temps qu’elle se condamne à une vie cachée, où jamais elle ne pourra vivre son idylle au grand jour. On aurait apprécié ressentir davantage la passion d’un côté et de l’autre, mais n’est-ce pas volontaire pour retranscrire le climat des sentiments de l’époque victorienne où un léger sourire était déjà une déclaration d’amour enflammée ? A voir donc, notamment pour la prestation des protagonistes principaux.

Un cœur à l’envers, l’ignorance de son premier amour

Un coeur à l'envers afficheUn film de Rob Reiner
Date de sortie : 2010
Avec Madeline Carroll, Callan McAuliffe, Aidan Quinn
Durée : 1h30

Synopsis :

Juli Baker croit fermement à trois choses: que les arbres sont sacrés (surtout son très cher sycomore), que les œufs qu’elle récupère dans son jardin sont un véritable bienfait, et qu’un jour elle embrassera Bryce Loski. Depuis qu’elle a vu Bryce, Juli est tombée amoureuse. Malheureusement, Bryce n’a jamais partagé ses sentiments. Il pense au contraire, que Juli est bizarre. Mais un jour, tout change brusquement…

Notre avis sur le film :

« I guess it’s something about his eyes, and maybe his smile ». Depuis qu’elle l’a rencontré, Juli est littéralement tombée amoureuse de son voisin Bryce et fait tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il la remarque et partage ses sentiments. Mais de son côté, Bryce voit Juli comme une fille bizarre et envahissante, comme un problème à résoudre. Jamais il ne prend son parti, il évite de lui parler, de lui dire ce qu’il pense, quitte à la faire souffrir. Cette histoire est vraiment touchante, les acteurs sont sincères et mettent en lumière les premiers émois de deux enfants qui doivent évaluer leurs sentiments et les impacts de leurs choix sur leur vie sociale et familiale. La réalisation – les mêmes scènes avec le point de vue de l’un puis de l’autre – donne étonnamment du rythme au film et lorsqu’on découvre une scène pour la première fois, on a hâte de la revoir avec la vision de l’autre. La force de ce film est qu’il ne cherche pas à changer les personnages au fur et à mesure du scénario, mais plutôt à leur faire chercher ce qu’ils ont de meilleur en eux. Certains n’ont que des regrets et de l’amertume (le père de Bryce), d’autres ont de la compassion et le sens du sacrifice (le père de Juli), d’autres enfin comprennent que les apparences sont souvent trompeuses et apprennent comment regarder à travers la surface. En somme, une très jolie comédie romantique, originale puisque portée par des enfants, et servie par une magnifique musique, notamment l’interprétation de Let it be me de Phil Everly. Touchant !

Le père de la mariée 1 & 2, quand on s’aperçoit que les enfants ont grandi

Le père de la mariéeDes films de Charles Shyer
Date de sortie : 1991 et 1995
Avec Steve Martin, Diane Keaton, Kimberly Williams-Paisley
Durée : 1h45 / 1h46

Synopsis :

George Banks s’écroule quand sa fille de 22 ans, Annie, lui annonce son mariage avec Brian Mac Kenzie. C’est à contre-cœur que ce « papa poule » donne son consentement. Mais le jour de la cérémonie, George ne peut que se réjouir du bonheur de sa fille.

Notre avis sur le film :

Ce remake du film de 1950 avec Elizabeth Taylor et Spencer Tracy mélange admirablement des moments de franche rigolade et d’autres qui font prendre la pleine mesure du passage d’Annie vers l’âge adulte. En effet, elle s’apprête à quitter le nid et c’est avec envie et joie qu’elle prépare un mariage qui s’annonce somptueux. Mais elle ne peut s’empêcher d’éprouver un peu de crainte et de nostalgie à l’idée de sa vie heureuse et bien remplie de petite fille qu’elle laisse derrière elle. Les acteurs sont parfaits dans leurs rôles respectifs et le potentiel comique de Steve Martin fait qu’on ne s’ennuie pas une minute. Même si c’est parfois difficile, il fera toujours les bons choix pour le bonheur de sa fille. La suite de ce film sera finalement logique avec l’annonce (mémorable) d’un futur bébé à venir. Et la vie de George Banks va légèrement se compliquer au moment où il apprend qu’il va être grand-père, lui qui se sent encore si jeune. En résumé, une belle morale convenue sur l’envol inéluctable des enfants du cocon familial, laissant derrière eux un grand vide, uniquement comblé par l’amour réciproque qu’ils ont pour leurs parents.

Les huit salopards, huis-clos sous haute tension

Les 8 salopardsUn film de Quentin Tarantino
Date de sortie : 6 janvier 2016
Avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh
Durée : 2h48

Synopsis :

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Notre avis sur le film :

Un film surprenant que ce dernier Tarantino, placé dans un décor de l’Amérique d’après guerre de Sécession, où le froid et la neige engourdissent les corps mais pas les esprits. Les différents chapitres vont rythmer le scénario sans linéarité pour mieux dérouler puis expliquer l’intrigue. Les dialogues ciselés sont savoureux et l’on sent, dans ce huis-clos infernal de l’auberge, monter une tension palpable qui doit éclater parfois avant le grand final, la grande révélation. La noirceur de ce film est totale et les nombreuses allusions sexistes et racistes pourraient déplaire… mais n’oublions pas qu’il s’agit des Hateful eight, des protagonistes pour qui nous devons éprouver du mépris voire de la haine. Et Tarantino sait y faire en menant des acteurs absolument impeccables (Samuel L. Jackson en tête) dans l’immonde univers des tueurs à gages. Rien n’est épargné au spectateur, ni les coups, ni le sang, ni la verve crue de ces hommes sans peur ni retenue. Chacun a son histoire, son but, et espère être un peu plus malin, un peu plus salopard que son acolyte. Aucune solidarité à attendre, si ce n’est celle qui les empêchera d’agoniser lentement dans un bain de sang tarantinesque. Oppressant et jouissif !

La 5ème vague, le début d’une nouvelle trilogie apocalyptique

La 5e vagueUn film de J Blakeson
Date de sortie : 27 janvier 2016
Avec Chloë Grace Moretz, Nick Robinson, Alex Roe
Durée : 1h57

Synopsis :

Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

Notre avis sur le film :

« Si vous voulez détruire l’humanité, commencez par leur ôter toute humanité. » A première vue, le pitch paraît attrayant, les acteurs aussi. Au début, on entre facilement dans l’intrigue grâce à un flash-back assez long, censé être nécessaire pour présenter l’héroïne, la jolie Cassie incarnée par Chloë Moretz, comme une lycéenne banale, cherchant à se faire remarquer par l’un des plus beaux gars du lycée. Mais c’était sans compter sur l’invasion extraterrestre imminente qui vise à éradiquer l’Homme de sa planète pour en prendre possession, en plusieurs vagues meurtrières successives. Le film et ses protagonistes ont du mal à s’endurcir face à la menace et on ne parvient pas à se sortir de ce sentimentalisme latent qui explose au moment où s’on y attend le plus. De nombreuses scènes – voire carrément des passages entiers de l’intrigue – sont ainsi parfaitement prévisibles, souvent empruntés à d’autres films et séries. Néanmoins, les effets spéciaux sont au rendez-vous même si La 5ème vague est au film contre les extraterrestres ce que Twilight est au film de vampires : la trame de fond est là mais la romance prend le dessus. Tous les publics ne seront pas conquis par ce spectacle qui s’annonce comme une trilogie (en quatre films si l’audience est au rendez-vous), mais qui remplit toutefois son objectif de divertissement dans la peur. En mettant en scène de jeunes enfants dans des rôles habituellement réservés aux grands, il entretient un certain malaise, comme l’avait fait Hunger Games en son temps. Le spectateur a peur pour eux, pour leur vie, et c’est là que La 5ème vague retient notre intérêt et nous fait oublier toutes ses incohérences.

Chair de poule, le film qui fait peur aux petits et grands

Chair de poule le filmUn film de Rob Letterman
Date de sortie : 10 février 2016
Avec Jack Black, Dylan Minnette, Odeya Rush
Durée : 1h44

Synopsis :

Zach Cooper vient d’emménager dans une petite ville, et il a bien du mal à se faire à sa nouvelle vie… jusqu’à ce qu’il rencontre sa très jolie voisine, Hannah, et se fasse un nouveau pote, Champ. Zach découvre rapidement que la famille d’Hannah est spéciale : l’énigmatique père de la jeune fille n’est autre que R.L. Stine, le célébrissime auteur des bestsellers horrifiques Chair de poule. Plus bizarre encore, les monstres que l’écrivain met en scène dans ses romans existent bel et bien. Stine les garde prisonniers à l’intérieur de ses manuscrits. Mais lorsque les créatures se retrouvent libérées par erreur, Zach, Hannah, Champ et Stine sont les seuls à pouvoir sauver la ville…

Notre avis sur le film :

Le film commence avec l’arrivée de Zach et sa mère dans une petite ville perdue au milieu de nulle part. L’intrigue va mettre environ une vingtaine de minutes à se mettre en place : Zach va faire la connaissance de sa jolie voisine qui n’est autre que la fille de R.L. Stine, le père des monstres des romans d’épouvante Chair de poule. Incarné par Jack Black, R.L. Stine fait tout pour éloigner Zach d’Hannah et de sa maison. Mais peine perdue, ce qui devait arriver va se produire. Malgré de beaux effets spéciaux, le film reste très sage et pourrait convenir – presque – aux plus petits, tant la notion de peur est édulcorée, justement pour en faire un film tout public. Malgré certaines incohérences, les inconditionnels des romans retrouveront avec plaisir les différents personnages des romans de Stine, de l’abominable homme des neiges aux pantins, des nains de jardin aux plantes carnivore… On apercevra même à la fin du film R.L. Stine – le vrai – en chair et en os dans le rôle d’un professeur de théâtre. Peur, comédie, romance, course-poursuite, monstres à gogo, tout est réuni pour passer un moment de douce frayeur, bercés par nos peurs enfantines enfouies, si bien écrites par l’un des maîtres de l’épouvante pour la jeunesse, l’homme aux 400 millions de livres vendus, R.L. Stine.