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Et si on en profitait pour voyager un peu ?

Paysage, cabane au bord d'un lacNous sommes nombreux à profiter des beaux jours pour partir se dépayser à la mer ou à la montagne, à quelques dizaines de kilomètres de chez soi ou à l’autre bout du monde. Les vacances sont un moment privilégié pour recharger ses batteries et oublier le quotidien. Le mois de juin recense déjà les premières vagues de voyageurs sous nos latitudes même si l’on voyage désormais toute l’année grâce à des prix attractifs aux périodes creuses. Mais, vacances scolaires obligent, les voyages sont essentiellement concentrés sur les mois de juillet et d’août. Juin est devenu le mois pour planifier ses vacances : les réserver pour les moins prévoyants, découvrir et appréhender sa destination pour les autres.

Car préparer in voyage est déjà un voyage en soi. C’est l’occasion de se demander comment on va pouvoir occuper nos journées en vacances : ne rien faire (c’est déjà presque faire quelque chose), dévorer les romans qu’on n’a pas le temps de lire le reste de l’année, randonner et découvrir les environs, profiter de moments en famille, etc. Chacun organise ses vacances selon ses envies, l’objectif étant de rompre avec l’habitude du quotidien et d’en profiter un maximum.

Internet a non seulement démocratisé la recherche et les réservations de vacances, mais il offre également de très nombreuses idées et informations pour occuper son temps. Les blogs voyages sont un concentré d’expériences ébouriffantes mais qui, incontestablement, éveillent notre curiosité et notre envie d’évasion. Ils distillent des conseils et des bons plans pour tirer profit de son séjour, très souvent en toute neutralité, puisque ces globe-trotteurs ne sont pas rémunérés par des chaînes hôtelières ou autres restaurants. Ils écrivent pour le plaisir, pour partager leur passion et leur expérience, parfois contribuer à des guides. N’hésitez pas à les consulter avant de vous rendre quelque part, quelqu’un d’autre aura peut-être déjà visité cet endroit et vous donnera les clés pour ne rien manquer ou éviter les pièges. Le collaboratif nous invite donc à voyager intelligemment, à sortir des sentiers battus et des parcours touristiques pour se créer une expérience unique et dépaysante dont on pourra se souvenir longtemps. Bon voyage !

Recette de canette à l’orange

Recette de canette à l'orangeIngrédients

– 1 canette de 1,5 kg
– 1 grosse orange non traitée
– 2 morceaux de sucre brun
– 2 carottes
– 1 dl de jus d’orange
– 1 dl de fond de volaille
– Sel et poivre

Préparation :

Pour changer du traditionnel poulet dominical, nous vous proposons une recette de canette à l’orange, simple et délicieuse.
Vider et laver la canette à l’eau froide, puis la sécher. La mettre à four chaud (200°) pendant 30-45 minutes afin de la faire légèrement dorer.
Pendant ce temps, couper une orange en tranches avec la peau, après l’avoir soigneusement lavée (préférer les oranges non traitées, ou en tout cas non traitées après récolte).
Préparer les fonds de volaille et mélanger avec le jus d’orange et le sucre. Arroser la canette avec ce jus en 2 fois à 20 minutes d’intervalles, salez et poivrez à chaque fois.
Déposer les tranches d’oranges et les carottes (crues pour qu’elles gardent un peu de leur croquant) dans le jus.
Laisser cuire 45 minutes de plus (1h30 en tout à 180°) et sortez du four.

L’accompagnement : Une poêlée de pommes de terres et d’asperges convient parfaitement à ce mélange de saveurs.

Le nouveau stagiaire, la place des femmes et des retraités dans la société

Le nouveau stagiaireUn film de Nancy Meyers
Date de sortie : 7 octobre 2015
Avec Robert de Niro, Anne Hathaway, Rene Russo
Durée : 2h01

Synopsis :

Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s’aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l’idée qu’il s’en faisait. Dès que l’occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin.

Notre avis sur le film :

Une idée originale et bien menée par Nancy Meyer et par ses deux acteurs, Robert de Niro et Anne Hathaway. Des stagiaires, une patronne débordée et crainte, des assistantes qui s’affairent, l’univers de la mode… on se croirait replongé dans Le diable s’habille en Prada, Anne Hathaway ayant pris la place du diable. En fait non, elle s’avère juste dépassée par les événements. Un an et demi plus tôt, elle a eu une idée géniale et l’a brillamment mise en pratique, quitte à délaisser quelque peu son époux qui a dû abandonner son travail pour qu’elle puisse s’épanouir dans le sien. Nancy Meyers nous confronte au nouveau modèle femme active – papa à la maison qui semble avoir encore beaucoup de chemin à faire dans les esprits. Robert de Niro incarne quant à lui un papy veuf très actif, très à cheval sur l’élégance et les traditions, mais avec une vraie volonté de suivre les changements d’époque, quitte à travailler encore en encore, même en tant que stagiaire. Certains pensent à de l’exploitation. Pour ma part, j’y vois plutôt un choix délibéré de Ben de s’occuper l’esprit depuis la mort de sa femme. Il fait ce qui lui plaît (il découvre avec malice et quelques appréhensions l’informatique ou Facebook) et, de son propre aveu, il est heureux comme cela. Notre société cherche de plus en plus à isoler les actifs de ceux qui « ont fait leur temps », qui semblent n’avoir plus rien à apporter. Ben est tout le contraire et il va le prouver à Jules, la faire réfléchir sur elle-même, son rôle de femme, de maman, d’épouse mais aussi de patronne de start-up. Car le bonheur est en fin de compte le but et, même s’il faut parfois savoir composer, renoncer à ses rêves est rarement une façon de l’atteindre.

Freaky Friday, dans la peau de ma mère

Freaky Friday, dans la peau de ma mèreUn film de Mark Waters
Date de sortie : 24 décembre 2003
Avec Jamie Lee Curtis, Lindsay Lohan, Mark Harmon
Durée : 1h37

Synopsis :

Veuve sur le point de se remarier, le Dr. Tess Coleman et sa fille de quinze ans, Anna, ne s’entendent pas. Elles n’ont aucun goût en commun, que ce soit en matière de vêtements, de coiffure, de musique, et encore moins en ce qui concerne les hommes…
Un jeudi soir, leur rancœur éclate. Anna est furieuse que sa mère ne supporte pas sa musique et Tess ne comprend définitivement pas pourquoi sa fille refuse de donner la moindre chance à son fiancé. Deux biscuits chinois du bonheur vont tout compliquer en créant un choc mystique…
Le lendemain matin, Tess et Anna se retrouvent dans le corps l’une de l’autre. Elles vont ainsi expérimenter le point de vue de celle qu’elles désapprouvaient et se redécouvrir. Mais le mariage de Tess est prévu pour le samedi, et il va leur falloir trouver très vite un moyen de réintégrer leurs corps respectifs…

Notre avis sur le film :

Le film ne date pas d’hier mais le revoir est toujours un plaisir, notamment pour le jeu très juste – à la limite de la caricature – des personnages. Tess et sa fille sont en désaccord sur tous les sujets et l’âge difficile de l’adolescence éloigne Anna de sa mère chaque jour davantage, chacune étant persuadée que l’autre ne la comprend pas. Et il est vrai que la brillante psychologue coincée a quelque peu oublié ce qu’on vit et ressent lorsqu’on a 15 ans : moqueries, envies, désirs… tous les sujets certes classiques mais non moins réels sont abordés dans cette comédie. Tout devient rocambolesque lorsqu’un biscuit chinois les envoie dans la peau l’une de l’autre. On était dans la belle époque Lindsay Lohan, où son jeu plein de fraîcheur mettait naturellement en avant les personnages qu’elle incarnait. Mais la plus remarquable est sans conteste Jamie Lee Curtis qui parvient à jouer une ado de 15 ans dans le corps d’une femme de 40 ans, sans en exagérer aucun trait mais avec beaucoup de malice. Ce ne sera finalement pas si simple de vivre la vie de l’autre, chacune ayant ses propres responsabilités vis-à-vis d’elle-même mais aussi des autres. Et quand on saupoudre un peu d’amour sur ce mélange détonnant, on obtient un film réussi déclencheur de beaux éclats de rire.

The Night Shift, la priorité : sauver des vies !

The night shiftUne série créée par Jeff Judah, Gabe Sachs
Année de la première saison : 2014
Nombre de saisons à ce jour : 2
8 épisodes pour la saison 1, 14 épisodes pour la saison 2
Avec Eoin Macken, Jill Flint, Ken Leung
Durée d’un épisode : 42 minutes

Synopsis :

De retour d’Afghanistan, le fougueux TC Callahan, un soldat blessé sur le terrain, est désormais docteur à l’hôpital de San Antonio. Avec ses camarades de la garde de nuit, il fait face à un combat qu’il n’avait pas imaginé : sauver des vies tout en essayant de concilier avec un nouveau chef, Michael Ragosa, dont l’intérêt pécunier prime sur l’aide aux blessés…

Notre avis sur la série :

Nouvelle entrée dans le monde des séries médicales, voici The Night Shift qui, même si elle ne révolutionne pas le genre, vient néanmoins apporter une touche de fraîcheur à cette catégorie en déclin. UrgencesDr House ou encore Grey’s Anatomy ont bâti leur réussite sur le côté exceptionnel de la médecine et de l’urgence et là encore, on ne déroge pas à la règle. Mais le contexte et le casting en font néanmoins une série originale et attachante. Les protagonistes sont en effet pour la plupart d’anciens médecins militaires ayant servi en Afghanistan et traînant avec eux les démons de la guerre et des horreurs qu’ils ont vu et vécu. Mais ils officient dans un hôpital civil, et de nuit, plus propice aux cas graves et extraordinaires. Les relations évoluent au gré des épisodes mais elles ne prennent jamais le pas sur les cas médicaux traités dans l’épisode. The Night Shift mêle habilement une bonne d’humour et de franche rigolade à des scènes beaucoup plus tristes comme on en vit souvent dans les établissements hospitaliers. Chaque épisode correspond à une garde de nuit et donne des cas médicaux souvent difficiles à déceler. Les rebondissements sont nombreux et les scènes de soins sont montrés sans fard. Aussi, si vous ne supportez pas la vue du sang, autant passer votre chemin. Même si certaines scènes perdent parfois en crédibilité tant on a l’impression que chaque médecin sait tout faire (opération du cœur, du cerveau…), on s’attache vite à ces super-docteurs pleins d’humanité. Et on dévore épisode après épisode. Heureusement la saison 3 arrive bientôt…

Invasion, de Robin Cook, et si un mystérieux virus se répandait sur Terre ?

Invasion, roman de Robin Cook

Un livre de Robin Cook
Édition : Albin Michel
ISBN : 978-2226105189
Note personnelle : 17 / 20

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Synopsis :

Et si un virus inconnu se répandait sur Terre, tuant les plus faibles, laissant les survivants dans un état d’euphorie et soumis à une mystérieuse volonté supérieure…
Après Contagion, Cure fatale ou Phase terminale, Robin Cook, le grand maître du thriller médical, imagine un scénario très noir pour le futur de l’humanité : des millions d’êtres humains contaminés, et peu à peu transformés en une secte sous l’emprise d’un pouvoir mystérieux. Seuls quelques spécialistes de biologie, de médecine et d’informatique prennent conscience de la gravité de ce mal venu d’ailleurs. Ils vont réunir toutes leurs connaissances pour lutter contre un ennemi aussi invisible que redoutable. Mais leur combat est loin d’être gagné.

Notre avis sur le roman :

« Il fit un geste et les deux autres policiers se dirigèrent vers la construction délabrée et y entrèrent. Vince resta à l’extérieur et parcourut l’horizon des yeux. La chaleur était telle que l’air faisait onduler le paysage. Les deux policiers ressortirent rapidement, adressant un signe de dénégation à leur chef. Elle n’était pas là. Ils retournèrent vers l’hélicoptère. Elle était tout près. Il le sentait. Et d’ailleurs, aurait-elle pu aller bien loin, avec cette chaleur ? »
Le maître du thriller médical s’essaie ici à un genre nouveau, celui de la science-fiction, et force est de constater qu’il y parvient plutôt bien. L’histoire reste crédible et comme toujours, elle est très bien documentée du point de vue scientifique. Le début du roman pose rapidement les personnages dans leurs vies respectives, ne dévoilant que légèrement le lien qui va finir par les unir et leur permettre de lutter contre ce virus qui contamine à vitesse grand V tous les humains de la planète. Le rythme du roman est très soutenu et s’accélère encore vers le dénouement, emportant le lecteur dans un tourbillon de rebondissements. Le style de Robin Cook reste facile à lire et jamais les termes scientifiques ou médicaux ne sont un blocage à la compréhension. Un livre divertissant qui se lit d’une traite, ou presque.

Le drôle de Noël de Scrooge, du bonheur de la vie à la peur de la mort

Le drôle de Noël de ScroogeUn film de Robert Zemeckis
Date de sortie : 25 novembre 2009
Avec Jim Carrey, Gary Oldman, Colin Firth
Durée : 1h36

Synopsis :

Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge est connu comme l’un des plus riches et des plus avares. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l’obsession de ses livres de comptes. De tous les jours de l’année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. L’idée de répandre joie et cadeaux va définitivement à l’encontre de tous ses principes ! Mais en cette veille de Noël, en rentrant chez lui, Scrooge a d’étranges hallucinations. Le spectre de son ancien associé lui rend la plus effrayante des visites, et lui en annonce d’autres, aussi magiques que troublantes…

Notre avis sur le film :

Cette adaptation d’Un chant de Noël de Charles Dickens est une petite merveille, mais qui se destine avant tout aux adultes, la noirceur du récit et des images pouvant vraiment effrayer les petits. Les plans sont à couper le souffle (notamment les survols de Londres avec la neige qui tombe) et la 3D est impériale, l’une des plus réussies que j’ai jamais vues alors même que ce film d’animation a déjà près de 7 ans. Le film nous emmène dans un univers profond de noirceur et de solitude qu’est la vie de Scrooge, lui qui n’aime rien ni personne, à part l’or qu’il compte à longueur de journée. Lors de cette nuit de Noël, il sera hanté par le fantôme de Marley, son ancien associé, qui lui dit regretter la vie qu’il a mené et qui l’a contraint aujourd’hui à errer sans fin dans l’antichambre de l’enfer. Il annonce à Scrooge que 3 esprits viendront lui rendre visite, les fantômes des Noëls passés, présents et à venir. Ces esprits tenteront de faire changer Scrooge, sans quoi une bien terrible fin attendra l’homme décharné, aigri et sans cœur qu’il est devenu. Au-delà de l’histoire qui a traversé les générations, cette adaptation de Zemeckis conforte le genre cinématographique de l’animation pour adulte : elle fait réfléchir et ne possède pas de niveau de lecture pour les enfants. Zemeckis opte ici pour la performance capture (qui permet de modéliser un habillage de synthèse par-dessus le jeu de vrais comédiens), renforcée par des effets spéciaux, fluides et féconds en idées visuelles ingénieuses. La performance de Jim Carrey, souvent méconnaissable, est à mentionner. En résumé, une animation sensationnelle, des plans vertigineux optimisés par une 3D maîtrisée, des dialogues efficaces allant à l’essentiel du scénario mais sans presser sa résolution : un film à voir et à revoir aujourd’hui ou dans quelques années en gageant qu’il n’aura pas pris une ride.

Divergente 3, au-delà du mur, en qui peut-on encore avoir confiance ?

Divergente 3Un film de Robert Schwentke
Date de sortie : 9 mars 2016
Avec Shailene Woodley, Theo James, Jeff Daniels
Durée : 2h00

Synopsis :

Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu’ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu’ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d’éclater…

Notre avis sur le film :

Dans ce troisième volet de la saga, Robert Schwentke (le réalisateur du deuxième) nous plonge immédiatement dans les tourments de Tris, qui pense avoir vaincu une dictature pour que s’en instaure une autre, cette fois sous le commandement d’Evelyn, la propre mère de Quatre. Avec un petit groupe, Tris et Quatre vont tenter de franchir malgré l’interdiction le mur d’enceinte de Chicago pour voir ce qu’il y a au-delà du mur. Tris va découvrir qu’elle est encore plus spéciale qu’elle ne le pensait et va avoir fort à faire pour décider à qui accorder sa confiance. Les décors post-apocalyptiques sont somptueux et, dans la mesure où l’on s’éloigne du récit original du livre, on aurait aimé en savoir plus sur ce monde. On ne voit qu’une fourmilière de gens bien disciplinés, qui voient Tris comme une super-héroïne. Ils sont dirigés par David qui semblent faire la pluie et le beau temps sur cette cité mais également sur Chicago, du haut de son bureau de verre. L’intrigue est assez prenante mais le réalisateur a du mal à s’en détacher pour faire vivre d’autres histoires parallèles, comme la romance de Tris et Quatre qui devient de fait peu crédible. De plus, l’histoire est un peu téléguidée et on a l’impression que Tris doit affronter méchant après méchant, comme dans les bons vieux jeux vidéos. On se doit peut-être d’attendre le Boss dans le dernier volet qui devrait sortir en 2017 avec, espérons-le, une fin beaucoup plus surprenante pour cette franchise somme toute assez réussie.

The invisible woman, le secret bien gardé de Charles Dickens

The invisible womanUn film de Ralph Fiennes
Date de sortie : 2013
Avec Ralph Fiennes, Felicity Jones, Kristin Scott Thomas
Durée : 1h51

Synopsis :

L’histoire d’amour méconnue entre le célèbre écrivain victorien Charles Dickens, alors âgé de 45 ans, et Nelly Ternan, une jeune actrice de 18 ans…

Notre avis sur le film :

« C’est le récit d’une infortune, c’est le récit d’un chagrin, d’un amour rejeté, d’un amour retrouvé pour demeurer vivant par-delà le temps. À ceux qui pensent que le silence est l’endroit où cacher un cœur lourd, souvenez-vous qu’aimer et être aimé est la vie elle-même, le souffle sans lequel nous ne serions rien ». Ralph Fiennes passe derrière la caméra pour nous raconter l’histoire de la relation entre Charles Dickens et Nelly Ternan, la cadette d’une famille d’actrices, peut-être la plus jolie mais aussi l’actrice la moins douée et donc la moins sollicitée. Mais c’est son cœur qui va conquérir le grand Charles Dickens, alors marié et père de 5 fils. Il organisera sa vie pour satisfaire cet amour que lui rend bien la jeune fille, quitte à faire souffrir les gens autour de lui. Son génie n’était pas là mais Nelly va l’accepter et vivre avec lui plus d’une dizaine d’années, dans l’ombre et le mensonge.
C’est un film au rythme très lent que nous livre Ralph Fiennes qui interprète avec brio Charles Dickens, homme de divertissement très en vue en son temps. Felicity Jones est épatante de retenue et de justesse : elle est amoureuse mais elle sait en même temps qu’elle se condamne à une vie cachée, où jamais elle ne pourra vivre son idylle au grand jour. On aurait apprécié ressentir davantage la passion d’un côté et de l’autre, mais n’est-ce pas volontaire pour retranscrire le climat des sentiments de l’époque victorienne où un léger sourire était déjà une déclaration d’amour enflammée ? A voir donc, notamment pour la prestation des protagonistes principaux.

Un cœur à l’envers, l’ignorance de son premier amour

Un coeur à l'envers afficheUn film de Rob Reiner
Date de sortie : 2010
Avec Madeline Carroll, Callan McAuliffe, Aidan Quinn
Durée : 1h30

Synopsis :

Juli Baker croit fermement à trois choses: que les arbres sont sacrés (surtout son très cher sycomore), que les œufs qu’elle récupère dans son jardin sont un véritable bienfait, et qu’un jour elle embrassera Bryce Loski. Depuis qu’elle a vu Bryce, Juli est tombée amoureuse. Malheureusement, Bryce n’a jamais partagé ses sentiments. Il pense au contraire, que Juli est bizarre. Mais un jour, tout change brusquement…

Notre avis sur le film :

« I guess it’s something about his eyes, and maybe his smile ». Depuis qu’elle l’a rencontré, Juli est littéralement tombée amoureuse de son voisin Bryce et fait tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il la remarque et partage ses sentiments. Mais de son côté, Bryce voit Juli comme une fille bizarre et envahissante, comme un problème à résoudre. Jamais il ne prend son parti, il évite de lui parler, de lui dire ce qu’il pense, quitte à la faire souffrir. Cette histoire est vraiment touchante, les acteurs sont sincères et mettent en lumière les premiers émois de deux enfants qui doivent évaluer leurs sentiments et les impacts de leurs choix sur leur vie sociale et familiale. La réalisation – les mêmes scènes avec le point de vue de l’un puis de l’autre – donne étonnamment du rythme au film et lorsqu’on découvre une scène pour la première fois, on a hâte de la revoir avec la vision de l’autre. La force de ce film est qu’il ne cherche pas à changer les personnages au fur et à mesure du scénario, mais plutôt à leur faire chercher ce qu’ils ont de meilleur en eux. Certains n’ont que des regrets et de l’amertume (le père de Bryce), d’autres ont de la compassion et le sens du sacrifice (le père de Juli), d’autres enfin comprennent que les apparences sont souvent trompeuses et apprennent comment regarder à travers la surface. En somme, une très jolie comédie romantique, originale puisque portée par des enfants, et servie par une magnifique musique, notamment l’interprétation de Let it be me de Phil Everly. Touchant !