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Divergente 3, au-delà du mur, en qui peut-on encore avoir confiance ?

Divergente 3Un film de Robert Schwentke
Date de sortie : 9 mars 2016
Avec Shailene Woodley, Theo James, Jeff Daniels
Durée : 2h00

Synopsis :

Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu’ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu’ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d’éclater…

Notre avis sur le film :

Dans ce troisième volet de la saga, Robert Schwentke (le réalisateur du deuxième) nous plonge immédiatement dans les tourments de Tris, qui pense avoir vaincu une dictature pour que s’en instaure une autre, cette fois sous le commandement d’Evelyn, la propre mère de Quatre. Avec un petit groupe, Tris et Quatre vont tenter de franchir malgré l’interdiction le mur d’enceinte de Chicago pour voir ce qu’il y a au-delà du mur. Tris va découvrir qu’elle est encore plus spéciale qu’elle ne le pensait et va avoir fort à faire pour décider à qui accorder sa confiance. Les décors post-apocalyptiques sont somptueux et, dans la mesure où l’on s’éloigne du récit original du livre, on aurait aimé en savoir plus sur ce monde. On ne voit qu’une fourmilière de gens bien disciplinés, qui voient Tris comme une super-héroïne. Ils sont dirigés par David qui semblent faire la pluie et le beau temps sur cette cité mais également sur Chicago, du haut de son bureau de verre. L’intrigue est assez prenante mais le réalisateur a du mal à s’en détacher pour faire vivre d’autres histoires parallèles, comme la romance de Tris et Quatre qui devient de fait peu crédible. De plus, l’histoire est un peu téléguidée et on a l’impression que Tris doit affronter méchant après méchant, comme dans les bons vieux jeux vidéos. On se doit peut-être d’attendre le Boss dans le dernier volet qui devrait sortir en 2017 avec, espérons-le, une fin beaucoup plus surprenante pour cette franchise somme toute assez réussie.

The invisible woman, le secret bien gardé de Charles Dickens

The invisible womanUn film de Ralph Fiennes
Date de sortie : 2013
Avec Ralph Fiennes, Felicity Jones, Kristin Scott Thomas
Durée : 1h51

Synopsis :

L’histoire d’amour méconnue entre le célèbre écrivain victorien Charles Dickens, alors âgé de 45 ans, et Nelly Ternan, une jeune actrice de 18 ans…

Notre avis sur le film :

« C’est le récit d’une infortune, c’est le récit d’un chagrin, d’un amour rejeté, d’un amour retrouvé pour demeurer vivant par-delà le temps. À ceux qui pensent que le silence est l’endroit où cacher un cœur lourd, souvenez-vous qu’aimer et être aimé est la vie elle-même, le souffle sans lequel nous ne serions rien ». Ralph Fiennes passe derrière la caméra pour nous raconter l’histoire de la relation entre Charles Dickens et Nelly Ternan, la cadette d’une famille d’actrices, peut-être la plus jolie mais aussi l’actrice la moins douée et donc la moins sollicitée. Mais c’est son cœur qui va conquérir le grand Charles Dickens, alors marié et père de 5 fils. Il organisera sa vie pour satisfaire cet amour que lui rend bien la jeune fille, quitte à faire souffrir les gens autour de lui. Son génie n’était pas là mais Nelly va l’accepter et vivre avec lui plus d’une dizaine d’années, dans l’ombre et le mensonge.
C’est un film au rythme très lent que nous livre Ralph Fiennes qui interprète avec brio Charles Dickens, homme de divertissement très en vue en son temps. Felicity Jones est épatante de retenue et de justesse : elle est amoureuse mais elle sait en même temps qu’elle se condamne à une vie cachée, où jamais elle ne pourra vivre son idylle au grand jour. On aurait apprécié ressentir davantage la passion d’un côté et de l’autre, mais n’est-ce pas volontaire pour retranscrire le climat des sentiments de l’époque victorienne où un léger sourire était déjà une déclaration d’amour enflammée ? A voir donc, notamment pour la prestation des protagonistes principaux.

Un cœur à l’envers, l’ignorance de son premier amour

Un coeur à l'envers afficheUn film de Rob Reiner
Date de sortie : 2010
Avec Madeline Carroll, Callan McAuliffe, Aidan Quinn
Durée : 1h30

Synopsis :

Juli Baker croit fermement à trois choses: que les arbres sont sacrés (surtout son très cher sycomore), que les œufs qu’elle récupère dans son jardin sont un véritable bienfait, et qu’un jour elle embrassera Bryce Loski. Depuis qu’elle a vu Bryce, Juli est tombée amoureuse. Malheureusement, Bryce n’a jamais partagé ses sentiments. Il pense au contraire, que Juli est bizarre. Mais un jour, tout change brusquement…

Notre avis sur le film :

« I guess it’s something about his eyes, and maybe his smile ». Depuis qu’elle l’a rencontré, Juli est littéralement tombée amoureuse de son voisin Bryce et fait tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il la remarque et partage ses sentiments. Mais de son côté, Bryce voit Juli comme une fille bizarre et envahissante, comme un problème à résoudre. Jamais il ne prend son parti, il évite de lui parler, de lui dire ce qu’il pense, quitte à la faire souffrir. Cette histoire est vraiment touchante, les acteurs sont sincères et mettent en lumière les premiers émois de deux enfants qui doivent évaluer leurs sentiments et les impacts de leurs choix sur leur vie sociale et familiale. La réalisation – les mêmes scènes avec le point de vue de l’un puis de l’autre – donne étonnamment du rythme au film et lorsqu’on découvre une scène pour la première fois, on a hâte de la revoir avec la vision de l’autre. La force de ce film est qu’il ne cherche pas à changer les personnages au fur et à mesure du scénario, mais plutôt à leur faire chercher ce qu’ils ont de meilleur en eux. Certains n’ont que des regrets et de l’amertume (le père de Bryce), d’autres ont de la compassion et le sens du sacrifice (le père de Juli), d’autres enfin comprennent que les apparences sont souvent trompeuses et apprennent comment regarder à travers la surface. En somme, une très jolie comédie romantique, originale puisque portée par des enfants, et servie par une magnifique musique, notamment l’interprétation de Let it be me de Phil Everly. Touchant !

Nouveau site Topexpos Documentaires

Nouveau site et nouveau concept : découvrir par la lecture les commentaires pertinents et instructifs des documentaires TV, agrémentés d’images originales, extraites du documentaire vidéo original. C’est le nouveau pari que nous nous sommes lancés et les 5 documentaires présents sur ce site répondent déjà à l’intérêt de plusieurs centaines de visiteurs mensuels.

Entièrement adapté à une lecture à la fois sur ordinateur et sur mobile, le site Topexpos Documentaires est une fabuleuse occasion de découvrir un sujet et de trouver informations et anecdotes que recèlent les commentaires de documentaires diffusés sur le petit écran.

  • Collines Chocolat aux Philippines
    Îles de beautés, les Philippines


Découvrir le nouveau site Topexpos Documentaires

Parmi les sujets déjà abordés, nous vous proposons de retrouver :

  • Louis de Funès intime : Il fut l’un des acteurs comiques les plus célèbres du cinéma français d’après-guerre. Mais qui était vraiment Louis de Funès ? Ce portrait retrace la carrière, mais évoque aussi la vie de Louis de Funès. Le succès fut long à venir, et c’est grâce à son ami Daniel Gélin qu’il a pu démarrer au cinéma.
  • Toutankhamon, secrets de famille : Ce masque mortuaire est le symbole même de l’Égypte antique. Il appartenait à l’un des pharaons les plus connus : Toutankhamon. Qui était-il réellement ? Que sait-on de ce souverain mort à 19 ans et qui régna pendant une seule décennie ? Qui était sa reine ? Était-ce sa propre sœur ? Où se trouve son tombeau ?
  • Îles de beautés, les Philippines : Les Philippines, vaste archipel tropical dans le Pacifique ouest, compte plus de 7000 îles, petites et grandes. Les géologues les classent parmi les plus anciennes de la Terre. Le paysage varié de l’archipel se compose de montagnes, de denses forêts tropicales, de plages et de récifs.
  • Ushuaia Nature, la forêt des Mutants (Bornéo) : Traversée par la flèche virtuelle de l’Équateur, l’île de Bornéo avec sa forêt impénétrable et ses montagnes inaccessibles, demeure à juste titre le rêve des explorateurs et des scientifiques. Au fil des millions d’années, la nature a sculpté le minéral et donné à la vie la clairvoyance de s’adapter pour ne pas mourir.
  • Vues d’en haut, les Alpes Suisses : Notre voyage aérien débutera à la frontière entre la Suisse et l’Italie, sur les rives du Lac Majeur. Nous mettrons ensuite le cap au nord, sur la route de châteaux et de villages médiévaux. Une fois passé le col du San Bernardino dans les Alpes Suisses, nous arriverons dans l’un des plus petit État d’Europe, le Liechtenstein.

Profitez bien de notre nouveau site et n’hésitez pas à donner vos impressions en-dessous de cet article ou sur nos réseaux sociaux Twitter ou Facebook.

Le père de la mariée 1 & 2, quand on s’aperçoit que les enfants ont grandi

Le père de la mariéeDes films de Charles Shyer
Date de sortie : 1991 et 1995
Avec Steve Martin, Diane Keaton, Kimberly Williams-Paisley
Durée : 1h45 / 1h46

Synopsis :

George Banks s’écroule quand sa fille de 22 ans, Annie, lui annonce son mariage avec Brian Mac Kenzie. C’est à contre-cœur que ce « papa poule » donne son consentement. Mais le jour de la cérémonie, George ne peut que se réjouir du bonheur de sa fille.

Notre avis sur le film :

Ce remake du film de 1950 avec Elizabeth Taylor et Spencer Tracy mélange admirablement des moments de franche rigolade et d’autres qui font prendre la pleine mesure du passage d’Annie vers l’âge adulte. En effet, elle s’apprête à quitter le nid et c’est avec envie et joie qu’elle prépare un mariage qui s’annonce somptueux. Mais elle ne peut s’empêcher d’éprouver un peu de crainte et de nostalgie à l’idée de sa vie heureuse et bien remplie de petite fille qu’elle laisse derrière elle. Les acteurs sont parfaits dans leurs rôles respectifs et le potentiel comique de Steve Martin fait qu’on ne s’ennuie pas une minute. Même si c’est parfois difficile, il fera toujours les bons choix pour le bonheur de sa fille. La suite de ce film sera finalement logique avec l’annonce (mémorable) d’un futur bébé à venir. Et la vie de George Banks va légèrement se compliquer au moment où il apprend qu’il va être grand-père, lui qui se sent encore si jeune. En résumé, une belle morale convenue sur l’envol inéluctable des enfants du cocon familial, laissant derrière eux un grand vide, uniquement comblé par l’amour réciproque qu’ils ont pour leurs parents.

Qui es-tu Alaska ? ou quand les ados recherchent un sens à leur vie

Qui es-tu Alaska ?

Un livre de John Green
Édition : Gallimard Jeunesse
ISBN : 978-2070695799
Note personnelle : 16,5 / 20

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Synopsis :

Miles Halter a seize ans mais n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il quitte le cocon familial pour le campus universitaire : ce sera le lieu de tous les possibles, de toutes les premières fois. Et de sa rencontre avec Alaska. La troublante, l’insaisissable Alaska Young, insoumise et fascinante.
Amitiés fortes, amour, transgression, quête de sens : un roman qui fait rire, et fondre en larmes l’instant d’après…

Notre avis sur le roman :

 » Elle a posé son livre et elle est sortie de son lit, enroulée dans son drap. Je lui ai trouvé l’air concerné. L’air de la fille que j’avais rencontré la veille, Celle qui avait déclaré que j’étais mignon et qui bouillonnait d’énergie, d’absurdité et d’intelligence. Et puis elle a éclaté de rire. »
Le livre commence comme un compte à rebours jusqu’à une certaine soirée qui marquera le début d’autre chose, d’une nouvelle existence entre souvenirs et regrets, entre nouvelles envies et regain d’espoir. Miles Halter, qui a pour passion de retenir les dernières paroles des gens célèbres, arrive sur le campus universitaire pour faire éclater sa soif d’aventures, son appétit de la vie. Il va y rencontrer Alaska, une jeune fille troublante qui le guidera sur ce chemin. John Green parvient à mêler les sentiments, à exacerber les personnalités pour en faire rien moins que des ados ordinaires avec leurs joies, leurs peurs, leurs envies et leurs erreurs. On immerge dans la vie du campus entre bêtises et bravade, défi des interdits et apprentissage de la vie, au gré des saisons de l’Alabama. John Green parvient à faire surgir les bonnes questions au bon moment : quel rôle jouons-nous sur Terre ? une seule vie peut-elle avoir un impact ? quel est la meilleure façon de mourir ? Des questions sombres qu’on a pu tous se poser un jour ou l’autre, dans notre quête de sens de la vie. On comprend assez vite le nœud de l’intrigue et c’est tant mieux car cela nous laisse tout loisir pour admirer l’évolution des relations et l’émergence d’une sensibilité à fleur de peau qui fait faire/dire les choses qu’on regrette. Bref, l’auteur arrive à poser des mots simples sur des sentiments et des relations compliqués, pour éclairer une période de notre vie dont on reste parfois nostalgique, mais dont on sait qu’elle n’a pas été la plus facile. La construction de l’être est à ce prix, ne fût-ce que pour devenir des adultes responsables et sages. Et aussi, peut-être, pour découvrir comment sortir de ce labyrinthe de souffrance.

Les huit salopards, huis-clos sous haute tension

Les 8 salopardsUn film de Quentin Tarantino
Date de sortie : 6 janvier 2016
Avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh
Durée : 2h48

Synopsis :

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Notre avis sur le film :

Un film surprenant que ce dernier Tarantino, placé dans un décor de l’Amérique d’après guerre de Sécession, où le froid et la neige engourdissent les corps mais pas les esprits. Les différents chapitres vont rythmer le scénario sans linéarité pour mieux dérouler puis expliquer l’intrigue. Les dialogues ciselés sont savoureux et l’on sent, dans ce huis-clos infernal de l’auberge, monter une tension palpable qui doit éclater parfois avant le grand final, la grande révélation. La noirceur de ce film est totale et les nombreuses allusions sexistes et racistes pourraient déplaire… mais n’oublions pas qu’il s’agit des Hateful eight, des protagonistes pour qui nous devons éprouver du mépris voire de la haine. Et Tarantino sait y faire en menant des acteurs absolument impeccables (Samuel L. Jackson en tête) dans l’immonde univers des tueurs à gages. Rien n’est épargné au spectateur, ni les coups, ni le sang, ni la verve crue de ces hommes sans peur ni retenue. Chacun a son histoire, son but, et espère être un peu plus malin, un peu plus salopard que son acolyte. Aucune solidarité à attendre, si ce n’est celle qui les empêchera d’agoniser lentement dans un bain de sang tarantinesque. Oppressant et jouissif !

La 5ème vague, le début d’une nouvelle trilogie apocalyptique

La 5e vagueUn film de J Blakeson
Date de sortie : 27 janvier 2016
Avec Chloë Grace Moretz, Nick Robinson, Alex Roe
Durée : 1h57

Synopsis :

Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

Notre avis sur le film :

« Si vous voulez détruire l’humanité, commencez par leur ôter toute humanité. » A première vue, le pitch paraît attrayant, les acteurs aussi. Au début, on entre facilement dans l’intrigue grâce à un flash-back assez long, censé être nécessaire pour présenter l’héroïne, la jolie Cassie incarnée par Chloë Moretz, comme une lycéenne banale, cherchant à se faire remarquer par l’un des plus beaux gars du lycée. Mais c’était sans compter sur l’invasion extraterrestre imminente qui vise à éradiquer l’Homme de sa planète pour en prendre possession, en plusieurs vagues meurtrières successives. Le film et ses protagonistes ont du mal à s’endurcir face à la menace et on ne parvient pas à se sortir de ce sentimentalisme latent qui explose au moment où s’on y attend le plus. De nombreuses scènes – voire carrément des passages entiers de l’intrigue – sont ainsi parfaitement prévisibles, souvent empruntés à d’autres films et séries. Néanmoins, les effets spéciaux sont au rendez-vous même si La 5ème vague est au film contre les extraterrestres ce que Twilight est au film de vampires : la trame de fond est là mais la romance prend le dessus. Tous les publics ne seront pas conquis par ce spectacle qui s’annonce comme une trilogie (en quatre films si l’audience est au rendez-vous), mais qui remplit toutefois son objectif de divertissement dans la peur. En mettant en scène de jeunes enfants dans des rôles habituellement réservés aux grands, il entretient un certain malaise, comme l’avait fait Hunger Games en son temps. Le spectateur a peur pour eux, pour leur vie, et c’est là que La 5ème vague retient notre intérêt et nous fait oublier toutes ses incohérences.

Chair de poule, le film qui fait peur aux petits et grands

Chair de poule le filmUn film de Rob Letterman
Date de sortie : 10 février 2016
Avec Jack Black, Dylan Minnette, Odeya Rush
Durée : 1h44

Synopsis :

Zach Cooper vient d’emménager dans une petite ville, et il a bien du mal à se faire à sa nouvelle vie… jusqu’à ce qu’il rencontre sa très jolie voisine, Hannah, et se fasse un nouveau pote, Champ. Zach découvre rapidement que la famille d’Hannah est spéciale : l’énigmatique père de la jeune fille n’est autre que R.L. Stine, le célébrissime auteur des bestsellers horrifiques Chair de poule. Plus bizarre encore, les monstres que l’écrivain met en scène dans ses romans existent bel et bien. Stine les garde prisonniers à l’intérieur de ses manuscrits. Mais lorsque les créatures se retrouvent libérées par erreur, Zach, Hannah, Champ et Stine sont les seuls à pouvoir sauver la ville…

Notre avis sur le film :

Le film commence avec l’arrivée de Zach et sa mère dans une petite ville perdue au milieu de nulle part. L’intrigue va mettre environ une vingtaine de minutes à se mettre en place : Zach va faire la connaissance de sa jolie voisine qui n’est autre que la fille de R.L. Stine, le père des monstres des romans d’épouvante Chair de poule. Incarné par Jack Black, R.L. Stine fait tout pour éloigner Zach d’Hannah et de sa maison. Mais peine perdue, ce qui devait arriver va se produire. Malgré de beaux effets spéciaux, le film reste très sage et pourrait convenir – presque – aux plus petits, tant la notion de peur est édulcorée, justement pour en faire un film tout public. Malgré certaines incohérences, les inconditionnels des romans retrouveront avec plaisir les différents personnages des romans de Stine, de l’abominable homme des neiges aux pantins, des nains de jardin aux plantes carnivore… On apercevra même à la fin du film R.L. Stine – le vrai – en chair et en os dans le rôle d’un professeur de théâtre. Peur, comédie, romance, course-poursuite, monstres à gogo, tout est réuni pour passer un moment de douce frayeur, bercés par nos peurs enfantines enfouies, si bien écrites par l’un des maîtres de l’épouvante pour la jeunesse, l’homme aux 400 millions de livres vendus, R.L. Stine.

Beyond the blackboard, ou l’art d’enseigner aux plus démunis

Beyond the blackboardUn film de Jeff Bleckner
Date de sortie : 24 avril 2011
Avec Emily VanCamp, Timothy Busfield, Steve Talley, Treat Williams
Durée : 1h40

Synopsis :

Une institutrice fraîchement diplômée est heureuse de décrocher son premier poste. Mais son enthousiasme va rapidement décroître en constatant qu’elle va devoir enseigner à des enfants dont les parents n’ont plus de maison, dans une école qui n’a pas de nom. Avec l’aide de son mari, elle va surpasser ses peurs et ses préjugés et donner à ces enfants l’éducation qu’ils méritent.

Notre avis sur le film :

Basé sur l’histoire vraie de Stacey Bess retracée dans son ouvrage Nobody don’t love nobody, ce film retrace le premier poste d’une jeune enseignante pleine d’enthousiasme à l’idée de transmettre son savoir à ses futurs élèves. Stacey va déchanter lorsqu’elle va arriver dans un camp où sont rassemblées des personnes très démunies, n’ayant plus les moyens d’offrir un toit à leurs enfants. Le provisoire durant toujours plus longtemps qu’on ne le souhaite, l’administration décide de ne pas laisser ces enfants sans instruction et de leur faire la classe durant la journée. Stacey est totalement désemparée face à ces gens qui déambulent toute la journée, sans règles, si ce n’est les interdictions formelles de drogues et alcool. Avec l’appui de son époux, cette maman de deux enfants va alors devoir se faire une place respectée et se rendre utile. Sa détermination aura raison de toutes les barrières.
Pleine de bons sentiments, cette histoire montre à quel point nous avons besoin de ces personnes hors du commun, celles qui ne baissent pas les bras devant la difficulté mais remontent leurs manches et mobilisent par leur détermination et leur intelligence. Pas de drame dans ce film, si ce n’est le drame humain de ces personnes qui n’ont d’autre toit que celui que l’administration leur prête car ils ont des enfants en bas âge. Le destin de ces enfants était sombre sans éducation, et soudain la lumière apparaît en la personne de Stacey. Fine psychologue, elle étudie tous ses élèves et les oblige à donner le meilleur d’eux-mêmes. Elle mettra aussi les parents à contribution car l’éducation n’est pas le seul apanage de l’école, mais bien d’une harmonie entre le professeur et les parents. Emily VanCamp (Brothers and SistersRevenge…) incarne à la perfection cette institutrice au grand cœur, prête à tout pour offrir le meilleur aux enfants. Disponible uniquement en anglais, ce film de la Hallmark Hall of Fame ravira petits et grands par ses éclats de rire, ses instants de tendresse et de bonheur partagés !