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10 Cloverfield Lane, huis-clos post-apocalyptique… ou pas ?

10 cloverfield laneUn film de Dan Trachtenberg
Date de sortie : 16 mars 2016
Avec Mary Elizabeth Winstead, John Goodman, John Gallagher Jr.
Durée :1h43

Synopsis :

Une jeune femme se réveille dans une cave après un accident de voiture. Ne sachant pas comment elle a atterri dans cet endroit, elle pense tout d’abord avoir été kidnappée. Son gardien tente de la rassurer en lui disant qu’il lui a sauvé la vie après une attaque chimique d’envergure. En l’absence de certitude, elle décide de s’échapper…

Notre avis sur le film :

Michelle se réveille légèrement blessée sur un matelas dans un bunker, attachée à un tuyau. Elle se souvient de son accident de voiture et pense avoir été enlevée. Mais son gardien lui révèle alors qu’il l’a sauvée d’une attaque massive : il ne resterait plus aucun survivant à la surface. Michelle doute, et face au caractère paranoïaque de celui qui prétend l’avoir sauvée, elle va chercher à s’échapper. John Goodman est absolument magistral dans son rôle de maître des lieux angoissant et parano. Tout l’intérêt du film réside donc dans ce huis-clos sous tension entre les trois protagonistes, Michelle, Howard, le propriétaire du bunker, et Emmett, qui a réussi à forcer l’entrée juste avant que Howard ne scelle la porte. Chacun semble avoir ses secrets, une histoire cachée, et on n’arrive pas vraiment à savoir si on doit avoir de la sympathie pour l’un ou l’autre des personnages. Seule Michelle fait un peu exception, même si l’on pourrait – peut-être – lui reprocher d’être bien peu reconnaissante d’avoir été sauvée d’une mort atroce. Et lorsque l’inertie guette, lorsque la tension n’est plus maîtrisable, Dan Trachtenberg nous livre une scène d’action débouchant sur un final grandiose et inattendu. Un long-métrage angoissant, parfaitement maîtrisé et sans temps mort, où le danger est partout, surtout là où ne l’attend pas.

Le père Noël, un rêve au bout de la nuit

Le père NoëlUn film de Alexandre Coffre
Date de sortie : 10 décembre 2014
Avec Tahar Rahim, Victor Cabal, Annelise Hesme
Durée :1h21

Synopsis :

En cette nuit de Noël, Antoine, six ans, n’a qu’une idée en tête : rencontrer le Père Noël et faire un tour de traîneau avec lui dans les étoiles…  Alors quand celui-ci tombe comme par magie sur son balcon, Antoine est trop émerveillé pour voir en ce Père Noël un cambrioleur déguisé, qui dérobe les bijoux dans les appartements des beaux quartiers.
Et malgré tous les efforts du Père Noël pour se débarrasser d’un Antoine déterminé, ils vont former alors un duo invraisemblable, parcourant Paris de toit en toit, chacun à la recherche de son rêve…

Notre avis sur le film :

Un film français sur Noël en août, Tahar Rahim en Père Noël, très loin des rôles qu’on lui connaît et une petite frimousse inconnue au bataillon, le risque était grand. Mais quelle bonne surprise ! Le jeune Victor Cabal est tout simplement stupéfiant de fraîcheur et d’innocence, il campe un petit bonhomme qui croit ce que lui dise les grands (et particulièrement le Père Noël), sans jamais se départir de son intelligence. Lorsqu’il voit son rêve à portée de main en la personne de Tahar Rahim, il ne va pas le lâcher, au mépris du danger, des difficultés et des déconvenues. De son côté, le Père Noël cambrioleur, au départ agacé de l’attitude du garçon, va vite voir en lui un possible allié pour commettre ses méfaits. Car lui aussi poursuit un rêve, celui de repartir du bon pied à sa sortie de prison. Le duo va apprendre à se connaître et une complicité va rapidement se nouer. Ils vont se protéger l’un-l’autre. On apprécie les très beaux plans des toits parisiens et de la Tour Eiffel qui complètent le tableau et font que la magie opère réellement. Un joli conte de Noël sans prétention, tantôt drôle, tantôt triste l’instant d’après, où les dialogues et l’humour sont savamment orchestrés. Un bon moment et… une petite leçon d’éducation au passage.

Un avion sans elle de Michel Bussi, mais qui est donc cette Libellule ?

Un avion sans elle

Un livre de Michel Bussi
Édition : Pocket
ISBN : 978-2266233897
Note personnelle : 17,5 / 20

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Synopsis :

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias, ont baptisée Libellule.
Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.
Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante, jusqu’à ce que les masques tombent.
Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Notre avis sur le roman :

 » Un plongeon de près de mille mètres en moins de dix secondes, presque à la verticale, avant de se stabiliser de nouveau. La plupart des passagers dormaient. Ils se réveillèrent brusquement avec la sensation terrifiante de s’être assoupis sur le fauteuil d’un manège de foire. »
On est très vite pris par cette histoire dramatique et on comprend qu’elle ne va pas être simple : dix-huit ans d’enquête pour trouver qui d’Émilie Vitral ou de Lyse-Rose de Carville a survécu au terrible crash du mont Terrible. Et malgré la ténacité du détective Crédule Grand-Duc et l’argent quasi-illimité de la famille de Carville, la vérité ne veut pas éclater. On en vient à se demander si l’un des protagonistes, connu ou inconnu, ne tire pas toutes les ficelles de ce drame. Le roman est très bien construit, Michel Bussi distille les indices et les fausses pistes au compte-goutte et maintient ainsi le suspense tout au long des 572 pages. Le récit du détective sonne presque comme un roman dans le roman. On ne s’ennuie pas et on se prend à aimer puis à détester chacune des familles, avant de se dire que tout n’est pas blanc ou noir, pour l’une comme pour l’autre. Mais le temps presse, Lily (comme on l’a appelée) s’apprête à commettre l’irréparable. La résolution est originale sans être tirée par les cheveux et met un point final à dix-huit ans de mystères, de mensonges et de trahisons. Haletant.

La chute de Londres : de l’action, des terroristes et l’homme de la situation

La chute de LondresUn film de Babak Najaf
Date de sortie : 2 mars 2016
Avec Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman
Durée :1h38

Synopsis :

Les plus grands leaders du monde occidental sont attendus à Londres aux funérailles du Premier ministre britannique, mort dans des circonstances plus que douteuses. Mais ce qui avait commencé comme l’événement le plus sécurisé de la planète tourne rapidement au désastre. Cible d’un complot terroriste, la capitale anglaise est mise à feu et à sang et la plupart des chefs d’état sont éliminés. Seuls ont pu s’échapper le président américain et l’agent secret Mike Banning, qui vont devoir à la fois combattre pour survivre et mettre fin aux agissements des terroristes.

Notre avis sur le film :

Globalement, les critiques que j’avais lues à propos de cette suite de La Chute de la Maison-Blanche n’étaient pas très bonnes. Mais ce deuxième volet remplit néanmoins son objectif principal, divertir le spectateur avec une recette à succès : des scènes d’action pleines d’effets spéciaux, des terroristes qui tirent partout et qui butent – sans jeu de mots – sur l’homme de la situation : Gerard Butler, alias Mike Banning, le garde du corps du président américain. Le scénario n’est pas exceptionnel mais sa simplicité permet de profiter pleinement des nombreuses poursuites, cascades et fusillades qui s’enchaînent à un rythme effréné. Ce film dans l’air du temps ne restera assurément pas dans les annales tel un Die Hard mais tient néanmoins le spectateur en haleine tout en lui assurant rapidement que les bons américains parviendront à s’en sortir sains et saufs.

Jack Wilder et la mystérieuse cité d’or, l’aventure avant tout !

Jack Wilder et la mystérieuse cité d'orUne série en 2 épisodes de Terry Cunningham
Date de sortie : 2010
Avec Shane West, Luke Goss, Natalie Martinez, Elden Henson
Durée : 3h02

Synopsis :

L’archéologue Jack Wilder entend parler d’une ancienne prophétie inca permettant de localiser l’emplacement exact de la légendaire cité El Dorado. Prêt à tout pour la retrouver, il s’embarque dans un voyage semé d’embûches. À peine arrivé au Pérou, il est pris en chasse par Sam Grissom, un mercenaire, puis tombe dans un piège tendu par des soldats corrompus.

Notre avis sur le film :

Alors bien sûr on est très loin de la qualité visuelle et scénaristique d’Indiana Jones, mais ce téléfilm-série de 3 heures remplit son contrat de nous divertir… avec les moyens dont il dispose. Terry Cunningham ne fait pas dans l’originalité et réunit ici les quatre archétypes du film d’aventures. Tout d’abord, l’aventurier casse-cou, toujours par monts et par vaux, peu importe le danger ou les conséquences de son action, un seul objectif compte, sa quête. Ensuite, la jolie fille qui n’est pas sortie de ses bouquins depuis un moment mais qui ne voudrait pour rien au monde rater l’enquête… et les beaux yeux – entre autres – de l’aventurier. Puis arrive le geek de service, avec un ordinateur – Apple bien sûr – capable de faire la reconnaissance géologique d’une montagne en moins de 5 minutes. Alors bien sûr, pour pirater l’intranet d’une université, on se dit 30 secondes ? Enfin, toute une foule de méchants impitoyables, dont les alliances et les trahisons se succèdent jusqu’à leur fin tragique. Les effets spéciaux ne sont pas sensationnels mais pour un petit téléfilm, les idées sont là. Le rythme est assez soutenu et les scènes d’action nombreuses. Même si les explications scientifiques paraissent farfelues même au dernier des néophytes, le scénario est assez clair et on se laisse porter de découvertes et désillusions. Il manque néanmoins 2 choses pour remplir totalement le contrat : un peu plus d’humour (les Indiana Jones et autres Benjamin Gates en sont truffés) et surtout, une bande originale digne de ce nom. A voir par une longue soirée d’hiver, lors d’une soudaine envie d’aventure…

Aloha, un complexe retour parfois incompréhensible

Aloha, l'afficheUn film de Cameron Crowe
Date de sortie : 15 octobre 2015
Avec Bradley Cooper, Emma Stone, Rachel McAdams, Bill Murray
Durée : 1h45

Synopsis :

Un militaire de renom retourne sur les terres où il a connu les plus grands succès de sa carrière. Alors qu’il renoue des liens avec un amour de jeunesse, il tombe contre toute attente sous le charme d’une militaire de l’Air Force qu’on lui a assigné.

Notre avis sur le film :

Le synopsis ci-dessus est assez succinct mais entrer dans les détails du scénario d’Aloha, c’est finalement se rendre compte que l’on a pas forcément tout compris. Et pour cause. L’histoire est assez linéaire, mais les dialogues sont sans relief, n’expliquent rien, si bien que l’on ne comprend l’histoire que dans ses grandes lignes, avec parfois des interrogations quant à la tournure qu’elle prend. On n’arrive pas à bien situer Brian Gilcrest, interprété par Bradley Cooper, tant il semble mystérieux et surtout, ne pas savoir s’il doit se trouver là ou non. Mais au-delà de cet écueil qui tient à mon sens de la réalisation, Cameron Crowe nous sert une comédie romantique avec un casting de choix : Bradley Cooper (on en a parlé), Rachel McAdams (la belle ex désormais rangée mais gardant quelques incertitudes), Bill Murray (le milliardaire extravagant) et surtout, la belle Emma Stone qui incarne une pilote de l’Air Force avec un quart de sang hawaïen et un quart de sang chinois. Et là, autre écueil du film, qui lui a valu de nombreuses critiques outre-Atlantique : la jolie blonde ne ressemble pas vraiment à une autochtone hawaïenne. Mais sa fraîcheur et son dynamique nous font vite oublier cette erreur de casting et grâce à elle, le film prend réellement vie et assied sa crédibilité. Et puisque la puissance des dialogues n’est clairement pas au rendez-vous, Cameron Crowe s’attache aux mouvements des corps, aux regards, aux non-dits… et en profite pour justifier le caractère mystérieux et énigmatique de Brian Gilcrest. Le tout planté dans le décor idyllique de l’île d’Hawaï grâce auquel on se laisse porter, dans la brise légère des sentiments, et qui laisse s’envoler les regrets du passé pour ne garder que les petits bonheurs présents.

Heidi, petite fille des montagnes

HeidiUn film d’Alain Gsponer
Date de sortie : 10 février 2016
Avec Anuk Steffen, Bruno Ganz, Isabelle Ottmann
Durée : 1h46

Synopsis :

Heidi, une jeune orpheline, part vivre chez son grand-père dans les montagnes des Alpes suisses. D’abord effrayée par ce vieil homme solitaire, elle apprend vite à l’aimer et découvre la beauté des alpages avec Peter, son nouvel ami. Mais la tante d’Heidi, estimant quil ne s’agit pas là d’une éducation convenable, place la fillette dans une riche famille de la ville. Heidi va-t-elle supporter cette vie, loin de la montagne et de son grand-père ?

Notre avis sur le film :

Quel plaisir de revoir cette histoire de notre enfance et de découvrir une Heidi d’une fraîcheur incroyable, alternant une joie de vivre contagieuse et un mal-être indicible. Pour bien aider les autres, il faut d’abord penser à soi serait peut-être la morale de cette fable où se succèdent la beauté des paysages suisses, les activités champêtres et les jeux d’enfants, l’austérité de la maison de Francfort et la discipline, l’apprentissage difficile de la lecture, les caprices d’une petite fille riche. Heidi va apporter du bonheur à tous ceux qu’elle croise, personne ne pourra résister à sa candeur et à son sourire. Au final, Heidi apprendra beaucoup de ces deux mondes que tout semble opposer et choisira celui qui la rend heureuse. Le réalisateur filme des plans tantôt larges des paysages, tantôt plus serrés pour capter les émotions avec une sensibilité à fleur de caméra. Ces émotions n’ont souvent pas besoin d’être verbalisées pour être transcrites avec force, tant le jeu des personnages est naturel. On regrettera juste que certains moments ne soient pas traités avec plus de lenteur, ce qui aurait permis d’appuyer encore le sentiment donné par le jeu des acteurs. Bruno Ganz, quant à lui, nous offre une nouvelle facette de son jeu, celle d’un grand-père bourru mais au grand cœur. Une histoire belle et pleine de simplicité, portée par une jeune actrice qui, du haut de ses 10 ans, sait si parfaitement exprimer ses sentiments qu’on oublierait presque qu’elle est en train de les jouer.

Et si on en profitait pour voyager un peu ?

Paysage, cabane au bord d'un lacNous sommes nombreux à profiter des beaux jours pour partir se dépayser à la mer ou à la montagne, à quelques dizaines de kilomètres de chez soi ou à l’autre bout du monde. Les vacances sont un moment privilégié pour recharger ses batteries et oublier le quotidien. Le mois de juin recense déjà les premières vagues de voyageurs sous nos latitudes même si l’on voyage désormais toute l’année grâce à des prix attractifs aux périodes creuses. Mais, vacances scolaires obligent, les voyages sont essentiellement concentrés sur les mois de juillet et d’août. Juin est devenu le mois pour planifier ses vacances : les réserver pour les moins prévoyants, découvrir et appréhender sa destination pour les autres.

Car préparer in voyage est déjà un voyage en soi. C’est l’occasion de se demander comment on va pouvoir occuper nos journées en vacances : ne rien faire (c’est déjà presque faire quelque chose), dévorer les romans qu’on n’a pas le temps de lire le reste de l’année, randonner et découvrir les environs, profiter de moments en famille, etc. Chacun organise ses vacances selon ses envies, l’objectif étant de rompre avec l’habitude du quotidien et d’en profiter un maximum.

Internet a non seulement démocratisé la recherche et les réservations de vacances, mais il offre également de très nombreuses idées et informations pour occuper son temps. Les blogs voyages sont un concentré d’expériences ébouriffantes mais qui, incontestablement, éveillent notre curiosité et notre envie d’évasion. Ils distillent des conseils et des bons plans pour tirer profit de son séjour, très souvent en toute neutralité, puisque ces globe-trotteurs ne sont pas rémunérés par des chaînes hôtelières ou autres restaurants. Ils écrivent pour le plaisir, pour partager leur passion et leur expérience, parfois contribuer à des guides. N’hésitez pas à les consulter avant de vous rendre quelque part, quelqu’un d’autre aura peut-être déjà visité cet endroit et vous donnera les clés pour ne rien manquer ou éviter les pièges. Le collaboratif nous invite donc à voyager intelligemment, à sortir des sentiers battus et des parcours touristiques pour se créer une expérience unique et dépaysante dont on pourra se souvenir longtemps. Bon voyage !

Recette de canette à l’orange

Recette de canette à l'orangeIngrédients

– 1 canette de 1,5 kg
– 1 grosse orange non traitée
– 2 morceaux de sucre brun
– 2 carottes
– 1 dl de jus d’orange
– 1 dl de fond de volaille
– Sel et poivre

Préparation :

Pour changer du traditionnel poulet dominical, nous vous proposons une recette de canette à l’orange, simple et délicieuse.
Vider et laver la canette à l’eau froide, puis la sécher. La mettre à four chaud (200°) pendant 30-45 minutes afin de la faire légèrement dorer.
Pendant ce temps, couper une orange en tranches avec la peau, après l’avoir soigneusement lavée (préférer les oranges non traitées, ou en tout cas non traitées après récolte).
Préparer les fonds de volaille et mélanger avec le jus d’orange et le sucre. Arroser la canette avec ce jus en 2 fois à 20 minutes d’intervalles, salez et poivrez à chaque fois.
Déposer les tranches d’oranges et les carottes (crues pour qu’elles gardent un peu de leur croquant) dans le jus.
Laisser cuire 45 minutes de plus (1h30 en tout à 180°) et sortez du four.

L’accompagnement : Une poêlée de pommes de terres et d’asperges convient parfaitement à ce mélange de saveurs.

Le nouveau stagiaire, la place des femmes et des retraités dans la société

Le nouveau stagiaireUn film de Nancy Meyers
Date de sortie : 7 octobre 2015
Avec Robert de Niro, Anne Hathaway, Rene Russo
Durée : 2h01

Synopsis :

Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s’aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l’idée qu’il s’en faisait. Dès que l’occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin.

Notre avis sur le film :

Une idée originale et bien menée par Nancy Meyer et par ses deux acteurs, Robert de Niro et Anne Hathaway. Des stagiaires, une patronne débordée et crainte, des assistantes qui s’affairent, l’univers de la mode… on se croirait replongé dans Le diable s’habille en Prada, Anne Hathaway ayant pris la place du diable. En fait non, elle s’avère juste dépassée par les événements. Un an et demi plus tôt, elle a eu une idée géniale et l’a brillamment mise en pratique, quitte à délaisser quelque peu son époux qui a dû abandonner son travail pour qu’elle puisse s’épanouir dans le sien. Nancy Meyers nous confronte au nouveau modèle femme active – papa à la maison qui semble avoir encore beaucoup de chemin à faire dans les esprits. Robert de Niro incarne quant à lui un papy veuf très actif, très à cheval sur l’élégance et les traditions, mais avec une vraie volonté de suivre les changements d’époque, quitte à travailler encore en encore, même en tant que stagiaire. Certains pensent à de l’exploitation. Pour ma part, j’y vois plutôt un choix délibéré de Ben de s’occuper l’esprit depuis la mort de sa femme. Il fait ce qui lui plaît (il découvre avec malice et quelques appréhensions l’informatique ou Facebook) et, de son propre aveu, il est heureux comme cela. Notre société cherche de plus en plus à isoler les actifs de ceux qui « ont fait leur temps », qui semblent n’avoir plus rien à apporter. Ben est tout le contraire et il va le prouver à Jules, la faire réfléchir sur elle-même, son rôle de femme, de maman, d’épouse mais aussi de patronne de start-up. Car le bonheur est en fin de compte le but et, même s’il faut parfois savoir composer, renoncer à ses rêves est rarement une façon de l’atteindre.