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Jack Wilder et la mystérieuse cité d’or, l’aventure avant tout !

Jack Wilder et la mystérieuse cité d'orUne série en 2 épisodes de Terry Cunningham
Date de sortie : 2010
Avec Shane West, Luke Goss, Natalie Martinez, Elden Henson
Durée : 3h02

Synopsis :

L’archéologue Jack Wilder entend parler d’une ancienne prophétie inca permettant de localiser l’emplacement exact de la légendaire cité El Dorado. Prêt à tout pour la retrouver, il s’embarque dans un voyage semé d’embûches. À peine arrivé au Pérou, il est pris en chasse par Sam Grissom, un mercenaire, puis tombe dans un piège tendu par des soldats corrompus.

Notre avis sur le film :

Alors bien sûr on est très loin de la qualité visuelle et scénaristique d’Indiana Jones, mais ce téléfilm-série de 3 heures remplit son contrat de nous divertir… avec les moyens dont il dispose. Terry Cunningham ne fait pas dans l’originalité et réunit ici les quatre archétypes du film d’aventures. Tout d’abord, l’aventurier casse-cou, toujours par monts et par vaux, peu importe le danger ou les conséquences de son action, un seul objectif compte, sa quête. Ensuite, la jolie fille qui n’est pas sortie de ses bouquins depuis un moment mais qui ne voudrait pour rien au monde rater l’enquête… et les beaux yeux – entre autres – de l’aventurier. Puis arrive le geek de service, avec un ordinateur – Apple bien sûr – capable de faire la reconnaissance géologique d’une montagne en moins de 5 minutes. Alors bien sûr, pour pirater l’intranet d’une université, on se dit 30 secondes ? Enfin, toute une foule de méchants impitoyables, dont les alliances et les trahisons se succèdent jusqu’à leur fin tragique. Les effets spéciaux ne sont pas sensationnels mais pour un petit téléfilm, les idées sont là. Le rythme est assez soutenu et les scènes d’action nombreuses. Même si les explications scientifiques paraissent farfelues même au dernier des néophytes, le scénario est assez clair et on se laisse porter de découvertes et désillusions. Il manque néanmoins 2 choses pour remplir totalement le contrat : un peu plus d’humour (les Indiana Jones et autres Benjamin Gates en sont truffés) et surtout, une bande originale digne de ce nom. A voir par une longue soirée d’hiver, lors d’une soudaine envie d’aventure…

Aloha, un complexe retour parfois incompréhensible

Aloha, l'afficheUn film de Cameron Crowe
Date de sortie : 15 octobre 2015
Avec Bradley Cooper, Emma Stone, Rachel McAdams, Bill Murray
Durée : 1h45

Synopsis :

Un militaire de renom retourne sur les terres où il a connu les plus grands succès de sa carrière. Alors qu’il renoue des liens avec un amour de jeunesse, il tombe contre toute attente sous le charme d’une militaire de l’Air Force qu’on lui a assigné.

Notre avis sur le film :

Le synopsis ci-dessus est assez succinct mais entrer dans les détails du scénario d’Aloha, c’est finalement se rendre compte que l’on a pas forcément tout compris. Et pour cause. L’histoire est assez linéaire, mais les dialogues sont sans relief, n’expliquent rien, si bien que l’on ne comprend l’histoire que dans ses grandes lignes, avec parfois des interrogations quant à la tournure qu’elle prend. On n’arrive pas à bien situer Brian Gilcrest, interprété par Bradley Cooper, tant il semble mystérieux et surtout, ne pas savoir s’il doit se trouver là ou non. Mais au-delà de cet écueil qui tient à mon sens de la réalisation, Cameron Crowe nous sert une comédie romantique avec un casting de choix : Bradley Cooper (on en a parlé), Rachel McAdams (la belle ex désormais rangée mais gardant quelques incertitudes), Bill Murray (le milliardaire extravagant) et surtout, la belle Emma Stone qui incarne une pilote de l’Air Force avec un quart de sang hawaïen et un quart de sang chinois. Et là, autre écueil du film, qui lui a valu de nombreuses critiques outre-Atlantique : la jolie blonde ne ressemble pas vraiment à une autochtone hawaïenne. Mais sa fraîcheur et son dynamique nous font vite oublier cette erreur de casting et grâce à elle, le film prend réellement vie et assied sa crédibilité. Et puisque la puissance des dialogues n’est clairement pas au rendez-vous, Cameron Crowe s’attache aux mouvements des corps, aux regards, aux non-dits… et en profite pour justifier le caractère mystérieux et énigmatique de Brian Gilcrest. Le tout planté dans le décor idyllique de l’île d’Hawaï grâce auquel on se laisse porter, dans la brise légère des sentiments, et qui laisse s’envoler les regrets du passé pour ne garder que les petits bonheurs présents.

Heidi, petite fille des montagnes

HeidiUn film d’Alain Gsponer
Date de sortie : 10 février 2016
Avec Anuk Steffen, Bruno Ganz, Isabelle Ottmann
Durée : 1h46

Synopsis :

Heidi, une jeune orpheline, part vivre chez son grand-père dans les montagnes des Alpes suisses. D’abord effrayée par ce vieil homme solitaire, elle apprend vite à l’aimer et découvre la beauté des alpages avec Peter, son nouvel ami. Mais la tante d’Heidi, estimant quil ne s’agit pas là d’une éducation convenable, place la fillette dans une riche famille de la ville. Heidi va-t-elle supporter cette vie, loin de la montagne et de son grand-père ?

Notre avis sur le film :

Quel plaisir de revoir cette histoire de notre enfance et de découvrir une Heidi d’une fraîcheur incroyable, alternant une joie de vivre contagieuse et un mal-être indicible. Pour bien aider les autres, il faut d’abord penser à soi serait peut-être la morale de cette fable où se succèdent la beauté des paysages suisses, les activités champêtres et les jeux d’enfants, l’austérité de la maison de Francfort et la discipline, l’apprentissage difficile de la lecture, les caprices d’une petite fille riche. Heidi va apporter du bonheur à tous ceux qu’elle croise, personne ne pourra résister à sa candeur et à son sourire. Au final, Heidi apprendra beaucoup de ces deux mondes que tout semble opposer et choisira celui qui la rend heureuse. Le réalisateur filme des plans tantôt larges des paysages, tantôt plus serrés pour capter les émotions avec une sensibilité à fleur de caméra. Ces émotions n’ont souvent pas besoin d’être verbalisées pour être transcrites avec force, tant le jeu des personnages est naturel. On regrettera juste que certains moments ne soient pas traités avec plus de lenteur, ce qui aurait permis d’appuyer encore le sentiment donné par le jeu des acteurs. Bruno Ganz, quant à lui, nous offre une nouvelle facette de son jeu, celle d’un grand-père bourru mais au grand cœur. Une histoire belle et pleine de simplicité, portée par une jeune actrice qui, du haut de ses 10 ans, sait si parfaitement exprimer ses sentiments qu’on oublierait presque qu’elle est en train de les jouer.

Et si on en profitait pour voyager un peu ?

Paysage, cabane au bord d'un lacNous sommes nombreux à profiter des beaux jours pour partir se dépayser à la mer ou à la montagne, à quelques dizaines de kilomètres de chez soi ou à l’autre bout du monde. Les vacances sont un moment privilégié pour recharger ses batteries et oublier le quotidien. Le mois de juin recense déjà les premières vagues de voyageurs sous nos latitudes même si l’on voyage désormais toute l’année grâce à des prix attractifs aux périodes creuses. Mais, vacances scolaires obligent, les voyages sont essentiellement concentrés sur les mois de juillet et d’août. Juin est devenu le mois pour planifier ses vacances : les réserver pour les moins prévoyants, découvrir et appréhender sa destination pour les autres.

Car préparer in voyage est déjà un voyage en soi. C’est l’occasion de se demander comment on va pouvoir occuper nos journées en vacances : ne rien faire (c’est déjà presque faire quelque chose), dévorer les romans qu’on n’a pas le temps de lire le reste de l’année, randonner et découvrir les environs, profiter de moments en famille, etc. Chacun organise ses vacances selon ses envies, l’objectif étant de rompre avec l’habitude du quotidien et d’en profiter un maximum.

Internet a non seulement démocratisé la recherche et les réservations de vacances, mais il offre également de très nombreuses idées et informations pour occuper son temps. Les blogs voyages sont un concentré d’expériences ébouriffantes mais qui, incontestablement, éveillent notre curiosité et notre envie d’évasion. Ils distillent des conseils et des bons plans pour tirer profit de son séjour, très souvent en toute neutralité, puisque ces globe-trotteurs ne sont pas rémunérés par des chaînes hôtelières ou autres restaurants. Ils écrivent pour le plaisir, pour partager leur passion et leur expérience, parfois contribuer à des guides. N’hésitez pas à les consulter avant de vous rendre quelque part, quelqu’un d’autre aura peut-être déjà visité cet endroit et vous donnera les clés pour ne rien manquer ou éviter les pièges. Le collaboratif nous invite donc à voyager intelligemment, à sortir des sentiers battus et des parcours touristiques pour se créer une expérience unique et dépaysante dont on pourra se souvenir longtemps. Bon voyage !

Recette de canette à l’orange

Recette de canette à l'orangeIngrédients

– 1 canette de 1,5 kg
– 1 grosse orange non traitée
– 2 morceaux de sucre brun
– 2 carottes
– 1 dl de jus d’orange
– 1 dl de fond de volaille
– Sel et poivre

Préparation :

Pour changer du traditionnel poulet dominical, nous vous proposons une recette de canette à l’orange, simple et délicieuse.
Vider et laver la canette à l’eau froide, puis la sécher. La mettre à four chaud (200°) pendant 30-45 minutes afin de la faire légèrement dorer.
Pendant ce temps, couper une orange en tranches avec la peau, après l’avoir soigneusement lavée (préférer les oranges non traitées, ou en tout cas non traitées après récolte).
Préparer les fonds de volaille et mélanger avec le jus d’orange et le sucre. Arroser la canette avec ce jus en 2 fois à 20 minutes d’intervalles, salez et poivrez à chaque fois.
Déposer les tranches d’oranges et les carottes (crues pour qu’elles gardent un peu de leur croquant) dans le jus.
Laisser cuire 45 minutes de plus (1h30 en tout à 180°) et sortez du four.

L’accompagnement : Une poêlée de pommes de terres et d’asperges convient parfaitement à ce mélange de saveurs.

Le nouveau stagiaire, la place des femmes et des retraités dans la société

Le nouveau stagiaireUn film de Nancy Meyers
Date de sortie : 7 octobre 2015
Avec Robert de Niro, Anne Hathaway, Rene Russo
Durée : 2h01

Synopsis :

Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s’aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l’idée qu’il s’en faisait. Dès que l’occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin.

Notre avis sur le film :

Une idée originale et bien menée par Nancy Meyer et par ses deux acteurs, Robert de Niro et Anne Hathaway. Des stagiaires, une patronne débordée et crainte, des assistantes qui s’affairent, l’univers de la mode… on se croirait replongé dans Le diable s’habille en Prada, Anne Hathaway ayant pris la place du diable. En fait non, elle s’avère juste dépassée par les événements. Un an et demi plus tôt, elle a eu une idée géniale et l’a brillamment mise en pratique, quitte à délaisser quelque peu son époux qui a dû abandonner son travail pour qu’elle puisse s’épanouir dans le sien. Nancy Meyers nous confronte au nouveau modèle femme active – papa à la maison qui semble avoir encore beaucoup de chemin à faire dans les esprits. Robert de Niro incarne quant à lui un papy veuf très actif, très à cheval sur l’élégance et les traditions, mais avec une vraie volonté de suivre les changements d’époque, quitte à travailler encore en encore, même en tant que stagiaire. Certains pensent à de l’exploitation. Pour ma part, j’y vois plutôt un choix délibéré de Ben de s’occuper l’esprit depuis la mort de sa femme. Il fait ce qui lui plaît (il découvre avec malice et quelques appréhensions l’informatique ou Facebook) et, de son propre aveu, il est heureux comme cela. Notre société cherche de plus en plus à isoler les actifs de ceux qui « ont fait leur temps », qui semblent n’avoir plus rien à apporter. Ben est tout le contraire et il va le prouver à Jules, la faire réfléchir sur elle-même, son rôle de femme, de maman, d’épouse mais aussi de patronne de start-up. Car le bonheur est en fin de compte le but et, même s’il faut parfois savoir composer, renoncer à ses rêves est rarement une façon de l’atteindre.

Freaky Friday, dans la peau de ma mère

Freaky Friday, dans la peau de ma mèreUn film de Mark Waters
Date de sortie : 24 décembre 2003
Avec Jamie Lee Curtis, Lindsay Lohan, Mark Harmon
Durée : 1h37

Synopsis :

Veuve sur le point de se remarier, le Dr. Tess Coleman et sa fille de quinze ans, Anna, ne s’entendent pas. Elles n’ont aucun goût en commun, que ce soit en matière de vêtements, de coiffure, de musique, et encore moins en ce qui concerne les hommes…
Un jeudi soir, leur rancœur éclate. Anna est furieuse que sa mère ne supporte pas sa musique et Tess ne comprend définitivement pas pourquoi sa fille refuse de donner la moindre chance à son fiancé. Deux biscuits chinois du bonheur vont tout compliquer en créant un choc mystique…
Le lendemain matin, Tess et Anna se retrouvent dans le corps l’une de l’autre. Elles vont ainsi expérimenter le point de vue de celle qu’elles désapprouvaient et se redécouvrir. Mais le mariage de Tess est prévu pour le samedi, et il va leur falloir trouver très vite un moyen de réintégrer leurs corps respectifs…

Notre avis sur le film :

Le film ne date pas d’hier mais le revoir est toujours un plaisir, notamment pour le jeu très juste – à la limite de la caricature – des personnages. Tess et sa fille sont en désaccord sur tous les sujets et l’âge difficile de l’adolescence éloigne Anna de sa mère chaque jour davantage, chacune étant persuadée que l’autre ne la comprend pas. Et il est vrai que la brillante psychologue coincée a quelque peu oublié ce qu’on vit et ressent lorsqu’on a 15 ans : moqueries, envies, désirs… tous les sujets certes classiques mais non moins réels sont abordés dans cette comédie. Tout devient rocambolesque lorsqu’un biscuit chinois les envoie dans la peau l’une de l’autre. On était dans la belle époque Lindsay Lohan, où son jeu plein de fraîcheur mettait naturellement en avant les personnages qu’elle incarnait. Mais la plus remarquable est sans conteste Jamie Lee Curtis qui parvient à jouer une ado de 15 ans dans le corps d’une femme de 40 ans, sans en exagérer aucun trait mais avec beaucoup de malice. Ce ne sera finalement pas si simple de vivre la vie de l’autre, chacune ayant ses propres responsabilités vis-à-vis d’elle-même mais aussi des autres. Et quand on saupoudre un peu d’amour sur ce mélange détonnant, on obtient un film réussi déclencheur de beaux éclats de rire.

The Night Shift, la priorité : sauver des vies !

The night shiftUne série créée par Jeff Judah, Gabe Sachs
Année de la première saison : 2014
Nombre de saisons à ce jour : 2
8 épisodes pour la saison 1, 14 épisodes pour la saison 2
Avec Eoin Macken, Jill Flint, Ken Leung
Durée d’un épisode : 42 minutes

Synopsis :

De retour d’Afghanistan, le fougueux TC Callahan, un soldat blessé sur le terrain, est désormais docteur à l’hôpital de San Antonio. Avec ses camarades de la garde de nuit, il fait face à un combat qu’il n’avait pas imaginé : sauver des vies tout en essayant de concilier avec un nouveau chef, Michael Ragosa, dont l’intérêt pécunier prime sur l’aide aux blessés…

Notre avis sur la série :

Nouvelle entrée dans le monde des séries médicales, voici The Night Shift qui, même si elle ne révolutionne pas le genre, vient néanmoins apporter une touche de fraîcheur à cette catégorie en déclin. UrgencesDr House ou encore Grey’s Anatomy ont bâti leur réussite sur le côté exceptionnel de la médecine et de l’urgence et là encore, on ne déroge pas à la règle. Mais le contexte et le casting en font néanmoins une série originale et attachante. Les protagonistes sont en effet pour la plupart d’anciens médecins militaires ayant servi en Afghanistan et traînant avec eux les démons de la guerre et des horreurs qu’ils ont vu et vécu. Mais ils officient dans un hôpital civil, et de nuit, plus propice aux cas graves et extraordinaires. Les relations évoluent au gré des épisodes mais elles ne prennent jamais le pas sur les cas médicaux traités dans l’épisode. The Night Shift mêle habilement une bonne d’humour et de franche rigolade à des scènes beaucoup plus tristes comme on en vit souvent dans les établissements hospitaliers. Chaque épisode correspond à une garde de nuit et donne des cas médicaux souvent difficiles à déceler. Les rebondissements sont nombreux et les scènes de soins sont montrés sans fard. Aussi, si vous ne supportez pas la vue du sang, autant passer votre chemin. Même si certaines scènes perdent parfois en crédibilité tant on a l’impression que chaque médecin sait tout faire (opération du cœur, du cerveau…), on s’attache vite à ces super-docteurs pleins d’humanité. Et on dévore épisode après épisode. Heureusement la saison 3 arrive bientôt…

Invasion, de Robin Cook, et si un mystérieux virus se répandait sur Terre ?

Invasion, roman de Robin Cook

Un livre de Robin Cook
Édition : Albin Michel
ISBN : 978-2226105189
Note personnelle : 17 / 20

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Synopsis :

Et si un virus inconnu se répandait sur Terre, tuant les plus faibles, laissant les survivants dans un état d’euphorie et soumis à une mystérieuse volonté supérieure…
Après Contagion, Cure fatale ou Phase terminale, Robin Cook, le grand maître du thriller médical, imagine un scénario très noir pour le futur de l’humanité : des millions d’êtres humains contaminés, et peu à peu transformés en une secte sous l’emprise d’un pouvoir mystérieux. Seuls quelques spécialistes de biologie, de médecine et d’informatique prennent conscience de la gravité de ce mal venu d’ailleurs. Ils vont réunir toutes leurs connaissances pour lutter contre un ennemi aussi invisible que redoutable. Mais leur combat est loin d’être gagné.

Notre avis sur le roman :

« Il fit un geste et les deux autres policiers se dirigèrent vers la construction délabrée et y entrèrent. Vince resta à l’extérieur et parcourut l’horizon des yeux. La chaleur était telle que l’air faisait onduler le paysage. Les deux policiers ressortirent rapidement, adressant un signe de dénégation à leur chef. Elle n’était pas là. Ils retournèrent vers l’hélicoptère. Elle était tout près. Il le sentait. Et d’ailleurs, aurait-elle pu aller bien loin, avec cette chaleur ? »
Le maître du thriller médical s’essaie ici à un genre nouveau, celui de la science-fiction, et force est de constater qu’il y parvient plutôt bien. L’histoire reste crédible et comme toujours, elle est très bien documentée du point de vue scientifique. Le début du roman pose rapidement les personnages dans leurs vies respectives, ne dévoilant que légèrement le lien qui va finir par les unir et leur permettre de lutter contre ce virus qui contamine à vitesse grand V tous les humains de la planète. Le rythme du roman est très soutenu et s’accélère encore vers le dénouement, emportant le lecteur dans un tourbillon de rebondissements. Le style de Robin Cook reste facile à lire et jamais les termes scientifiques ou médicaux ne sont un blocage à la compréhension. Un livre divertissant qui se lit d’une traite, ou presque.

Le drôle de Noël de Scrooge, du bonheur de la vie à la peur de la mort

Le drôle de Noël de ScroogeUn film de Robert Zemeckis
Date de sortie : 25 novembre 2009
Avec Jim Carrey, Gary Oldman, Colin Firth
Durée : 1h36

Synopsis :

Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge est connu comme l’un des plus riches et des plus avares. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l’obsession de ses livres de comptes. De tous les jours de l’année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. L’idée de répandre joie et cadeaux va définitivement à l’encontre de tous ses principes ! Mais en cette veille de Noël, en rentrant chez lui, Scrooge a d’étranges hallucinations. Le spectre de son ancien associé lui rend la plus effrayante des visites, et lui en annonce d’autres, aussi magiques que troublantes…

Notre avis sur le film :

Cette adaptation d’Un chant de Noël de Charles Dickens est une petite merveille, mais qui se destine avant tout aux adultes, la noirceur du récit et des images pouvant vraiment effrayer les petits. Les plans sont à couper le souffle (notamment les survols de Londres avec la neige qui tombe) et la 3D est impériale, l’une des plus réussies que j’ai jamais vues alors même que ce film d’animation a déjà près de 7 ans. Le film nous emmène dans un univers profond de noirceur et de solitude qu’est la vie de Scrooge, lui qui n’aime rien ni personne, à part l’or qu’il compte à longueur de journée. Lors de cette nuit de Noël, il sera hanté par le fantôme de Marley, son ancien associé, qui lui dit regretter la vie qu’il a mené et qui l’a contraint aujourd’hui à errer sans fin dans l’antichambre de l’enfer. Il annonce à Scrooge que 3 esprits viendront lui rendre visite, les fantômes des Noëls passés, présents et à venir. Ces esprits tenteront de faire changer Scrooge, sans quoi une bien terrible fin attendra l’homme décharné, aigri et sans cœur qu’il est devenu. Au-delà de l’histoire qui a traversé les générations, cette adaptation de Zemeckis conforte le genre cinématographique de l’animation pour adulte : elle fait réfléchir et ne possède pas de niveau de lecture pour les enfants. Zemeckis opte ici pour la performance capture (qui permet de modéliser un habillage de synthèse par-dessus le jeu de vrais comédiens), renforcée par des effets spéciaux, fluides et féconds en idées visuelles ingénieuses. La performance de Jim Carrey, souvent méconnaissable, est à mentionner. En résumé, une animation sensationnelle, des plans vertigineux optimisés par une 3D maîtrisée, des dialogues efficaces allant à l’essentiel du scénario mais sans presser sa résolution : un film à voir et à revoir aujourd’hui ou dans quelques années en gageant qu’il n’aura pas pris une ride.