The Last Face, l’amour face à la guerre

The Last Face - afficheUn film de Sean Penn
Date de sortie : 11 janvier 2017
Avec Charlize Theron, Javier Bardem, Adèle Exarchopoulos
Durée : 2h11

Synopsis :

Au Libéria, pays d’Afrique ravagé par la guerre, le docteur Miguel Leon, médecin humanitaire, et le docteur Wren Petersen, directrice d’une ONG, tombent passionnément amoureux l’un de l’autre.
S’ils sont tous les deux engagés corps et âme dans leur mission, ils n’en sont pas moins profondément divisés sur les politiques à adopter pour tenter de régler le conflit qui fait rage.
Ils devront surmonter leurs clivages et le chaos qui menace d’emporter le pays tout entier – sous peine de voir leur amour voler en éclats…

Notre avis sur le film :

Dès les premières secondes, on est prévenus : la violence de l’amour sera comparée à celle de la guerre. Et pas n’importe laquelle. Celle du Liberia et de la Sierra Leone où les enfants sont recrutés très jeunes pour combattre ou servir de boucliers humains aux rebelles. Sean Penn ne prend aucune pincette pour nous montrer la sanguinolente violence de cette tragédie. Les médecins soignent comme ils peuvent, parfois en devant choisir qui sauver. En revanche, la violence mentale de la guerre, ce qu’elle détruit de nos valeurs et de nos idéaux, de nos repères et de notre conscience, est juste touchée du doigt, comme si la force d’un amour entre un homme et une femme pouvait la limiter. L’endoctrinement, les violences faites aux femmes, les massacres, les décisions bureaucratiques sont évoqués comme des faits de guerre que doivent gérer nos deux protagonistes Charlize Theron et Javier Bardem qui peinent à donner une consistance au film. Leur amour ne sert en rien la cause du film, et l’inverse est aussi vraie, la guerre ne fait finalement pas paraître leur amour si différent. Le choix de Sean Penn n’est pas assez tranché et – heureusement ? -, les scènes de violence si réalistes captivent avec force morbidité le spectateur. Il n’en reste pas moins un film en demi-teinte où l’on espère davantage une happy end pour l’histoire d’amour que pour les enfants servant de chair à canon, comme si cette issue-là était inéluctable. A trop vouloir en faire, on manque parfois l’essentiel !

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