Invincible, survie, courage, rédemption

InvincibleUn film de Angelina Jolie
Date de sortie : 7 janvier 2015
Avec Jack O’Connell, Domhnall Gleeson, Garrett Hedlund
Durée : 2h17

Synopsis :

L’incroyable destin du coureur olympique et héros de la Seconde Guerre mondiale Louis « Louie » Zamperini dont l’avion s’est écrasé en mer en 1942, tuant huit membres de l’équipage et laissant les trois rescapés sur un canot de sauvetage où deux d’entre eux survécurent 47 jours durant, avant d’être capturés par la marine japonaise et envoyés dans un camp de prisonniers de guerre.

Notre avis sur le film :

Le second long métrage d’Angelina Jolie est adapté du roman de Laura Hillenbrand consacré à Louis Zamperini. Fils d’immigré italien, le jeune Louis se découvre une prédisposition pour la course qu’il ne mettra à profit qu’avec l’aide de son frère au lieu de tomber dans la petite délinquance. Cela le mènera jusqu’aux Jeux Olympiques de Berlin, en 1936, où il ne gagnera pas le 5000 mètres mais fera tomber le record du tour. Le film s’ouvre sur une bataille aérienne au cours de laquelle Louis et ses compagnons larguent des bombes depuis leur forteresse volante. Dès les premières minutes, la tension est donc maximale face aux impacts des balles qui endommagent la carlingue de l’avion et tuent des mitrailleurs. Au cours de la mission suivante, Zamperini aura moins de chance et son avion s’abîmera en mer, ne laissant que deux rescapés à ses côtés. Commence alors un véritable chemin de croix pour Zamperini, où seuls son courage et sa soif de vivre lui donneront la force de surmonter tous les obstacles.
Avec l’aide des frères Coen pour le scénario, Angelina Jolie signe un film d’une grande intensité, qui commence très fort dès la première bataille mais qui continue de progresser jusqu’au duel physique et psychologique entre Louis Zamperini et le tyran Watanabe, commandant du camp où est retenu Louis. La mort est omniprésente dans ce film mais c’est la vie qui est mise à l’honneur, par une mise en scène toute en retenue, préférant le réalisme au pathos, mais aussi par la qualité exceptionnelle des acteurs, Jack O’Connell ne surjouant jamais ses transformations physiques et émotionnelles. Le seul regret que l’on peut avoir vis-à-vis de ce biopic est son centrage exclusif sur l’héroïsme de Zamperini et non sur sa vie après la guerre, le douloureux chemin du pardon et de la rédemption. Résumé en quelques lignes avant le générique de fin, cet aspect aurait pu donner une autre dimension au film si elle avait mieux exploitée, tamisant la violence omniprésente. Il n’en reste pas moins une très grande épopée, qui souffre parfois de quelques longueurs, mais qui laisse quand même le spectateur à bout de souffle. Une véritable course pour la vie !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *