Cinéma

The Grand Budapest Hotel, divinement kitsch et divertissant

The Grand Budapest Hotel

Affiche : The Grand Budapest Hotel

Un film de Wes Anderson
Date de sortie : 26 février 2014
Avec Ralph Fiennes, Tony Revolori, Saoirse Ronan, Mathieu Amalric
Durée : 1h40

Synopsis :

Au Grand Budapest Hotel, un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres, Gustave H, l’homme aux clés d’or va vivre une grande aventure en compagnie de son garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle. Une variation hilarante, poétique et poignante sur la Vieille Europe autour d’un crime sordide, d’un tableau volé et d’un conflit sur fond d’héritage familial.

Notre avis sur le film :

Le dernier film de Wes Anderson est une comédie d’aventures résolument kitsch et décalée qui nous transporte, au rythme d’un récit narratif à la fois débridé et bien construit, dans un hôtel ô combien singulier : le Grand Budapest Hotel. Il se dresse dans de vertigineuses montagnes et est tenu d’une main de maître par le pétillant Monsieur Gustave, qui divertit au passage quelques résidentes obsolètes. Il incarne avec une grâce infinie la vision mélancolique d’une Europe disparue, dont la douce folie et la quête d’honneur seront écrasées par la cupidité et la barbarie industrialisées. Tout dans ce film n’est que fantaisie poétique et on se laisse porter par un rythme assez soutenu où l’on croisera un grand nombre de personnages hauts en couleur telle une pâtissière pimpante (Saoirse Ronan), une femme de chambre corvéable (Léa Seydoux), un meurtrier de sang-froid (Willem Dafoe)… Le casting est l’une des forces de ce long-métrage de Wes Anderson, chacun des personnages imprimant à l’histoire sa tragicomédie au gré de détails parfois tristes, souvent burlesques, mais d’une grande intensité dramatique.

Song for Marion, il n’est jamais trop tard pour changer

song-for-marion-affiche

Un film de Paul Andrew Williams
Date de sortie : 15 mai 2013
Avec Terence Stamp, Vanessa Redgrave, Gemma Arterton
Durée : 1h33

Synopsis :

Arthur et Marion, deux retraités londoniens, sont profondément unis malgré leurs différences de caractère et la maladie qui, lentement, ronge Marion. Arthur, morose et asocial, ne comprend pas l’enthousiasme de sa femme à participer à une petite chorale locale, férue de reprises décalées et animée par Elizabeth, une jeune femme dynamique et enjouée.
Mais peu à peu, Arthur se laisse toucher par la gentillesse et la prévenance d’Elizabeth et découvrira, en participant à cette chorale, qu’il n’est jamais trop tard pour changer et que s’ouvrir aux autres est le remède miracle d’une solitude parfois bien difficile à supporter.

Notre avis sur le film :

De prime abord, le scénario parait bien classique et l’on parierait presque sur un ennui pesant. Et pourtant ! La qualité première de ce film est le jeu très juste des acteurs. Vanessa Redgrave resplendit malgré la maladie qui la touche et rien ne semble assombrir son horizon, ni la perspective de la mort prochaine, ni le caractère grognon de son mari qu’elle aime tant. Gemma Arterton, la sympathique et pétillante animatrice de cette chorale originale, dont les membres prennent un plaisir certain à interpréter des chansons parfois osées. Terence Stamp, enfin, la vraie star de ce film, absolument parfait dans son rôle de vieil homme bourru, asocial et fâché avec la terre entière, à commencer par son propre fils. Il réussit la prouesse de s’ouvrir lentement aux autres et à la musique et comprend, in fine, ce qui animait Marion dans cette volonté de participer coûte que coûte à cette chorale. Le final est saisissant et d’une grande intensité.

Bonobos, la nature préservée

Bonobos affiche

Un film d’Alain Tixier
Date de sortie : 30 mars 2011
Avec Claudine André
et les voix de Sandrine Bonnaire, Emmanuel Curtil
Durée : 1h30

Synopsis :
Au cœur du Congo, Claudine André nous emmène découvrir une espèce de grands singes que l’on ne trouve nulle part ailleurs, les bonobos. Grâce à la réserve qu’elle a créée,  Lola ya Bonobo, littéralement le Paradis des bonobos, elle contribue à la protection de cette espèce menacée d’extinction. Elle va notamment accueillir Beni, un petit singe capturé et maltraité par les hommes. Avec l’aide des « mamans » de la réserve, elle va apprendre à Beni à vivre en communauté et à affronter les dangers de la jungle.

Notre avis sur le film :

L’histoire de Claudine André est admirablement retranscrite à travers le périple de Beni, le petit singe orphelin. Depuis 1998, cette femme hors du commun aime et protège l’une des espèces de grands singes en voie de disparition, les bonobos. Ce primate est doué d’une intelligence et d’un comportement social très développés et il est génétiquement le singe le plus proche de l’homme.

Tourné sous forme de documentaire, ce film nous permet de suivre l’histoire chaotique du petit Beni mais également de découvrir les caractéristiques de son espèce. Un film pour tous les passionnés de nature mais également pour les enfants qui, outre le côté instructif sur la protection des espèces, y verront également des animaux joueurs, en parfaite harmonie avec leurs amis humains. Un moment d’émotion !