Chroniques

Et si on en profitait pour voyager un peu ?

Paysage, cabane au bord d'un lacNous sommes nombreux à profiter des beaux jours pour partir se dépayser à la mer ou à la montagne, à quelques dizaines de kilomètres de chez soi ou à l’autre bout du monde. Les vacances sont un moment privilégié pour recharger ses batteries et oublier le quotidien. Le mois de juin recense déjà les premières vagues de voyageurs sous nos latitudes même si l’on voyage désormais toute l’année grâce à des prix attractifs aux périodes creuses. Mais, vacances scolaires obligent, les voyages sont essentiellement concentrés sur les mois de juillet et d’août. Juin est devenu le mois pour planifier ses vacances : les réserver pour les moins prévoyants, découvrir et appréhender sa destination pour les autres.

Car préparer in voyage est déjà un voyage en soi. C’est l’occasion de se demander comment on va pouvoir occuper nos journées en vacances : ne rien faire (c’est déjà presque faire quelque chose), dévorer les romans qu’on n’a pas le temps de lire le reste de l’année, randonner et découvrir les environs, profiter de moments en famille, etc. Chacun organise ses vacances selon ses envies, l’objectif étant de rompre avec l’habitude du quotidien et d’en profiter un maximum.

Internet a non seulement démocratisé la recherche et les réservations de vacances, mais il offre également de très nombreuses idées et informations pour occuper son temps. Les blogs voyages sont un concentré d’expériences ébouriffantes mais qui, incontestablement, éveillent notre curiosité et notre envie d’évasion. Ils distillent des conseils et des bons plans pour tirer profit de son séjour, très souvent en toute neutralité, puisque ces globe-trotteurs ne sont pas rémunérés par des chaînes hôtelières ou autres restaurants. Ils écrivent pour le plaisir, pour partager leur passion et leur expérience, parfois contribuer à des guides. N’hésitez pas à les consulter avant de vous rendre quelque part, quelqu’un d’autre aura peut-être déjà visité cet endroit et vous donnera les clés pour ne rien manquer ou éviter les pièges. Le collaboratif nous invite donc à voyager intelligemment, à sortir des sentiers battus et des parcours touristiques pour se créer une expérience unique et dépaysante dont on pourra se souvenir longtemps. Bon voyage !

Un 4 janvier, un grand monsieur s’en est allé…

Michel GalabruSon incontestable talent ravissait petits et grands dans ses rôles au cinéma mais aussi et surtout au théâtre. Car Michel Galabru se voulait avant tout un homme de théâtre. Dans sa jeunesse, il rêvait d’être Sacha Guitry. « Je voulais être Sacha Guitry. Je ne suis que Michel Galabru. Ce n’est qu’un quart de réussite », regrettait le comédien. Doutant beaucoup de lui-même, il a tourné 200 films, principalement comiques, et incarnait dans la vie un homme de valeur, drôle et généreux. Ses prestations aux côtés de Louis de Funès ou Philippe Noiret sont inoubliables, tout comme sa voix grave de méridional qui lui donnait une diction si particulière, très prisée des imitateurs.

Il décroche le César du meilleur acteur en 1977 pour son rôle dans « Le Juge et l’Assassin » de Bertrand Tavernier et son premier Molière en avril 2008 pour « Les chaussettes opus 124″, où il interprète avec génie un vieil acteur cabot qui tente un come-back. Il était conscient que la valeur de ses films est inégale mais il avouait avec malice : « J’ai eu quand même quelques beaux textes au cinéma, parmi beaucoup de navets, pour manger et échapper au fisc ». Aujourd’hui le public était en admiration devant cet homme qui, à 92 ans, était encore capable de monter sur scène, seul, pour faire rire en parlant de son parcours. Il nous laisse un héritage exceptionnel mais surtout, l’exemple d’une vie simple, en quête de reconnaissance et d’amitié (celle de Louis de Funès comptait beaucoup pour lui). Ce 4 janvier 2016, c’est un grand monsieur qui s’en est allé, sans faire de bruit, mais dans un tonnerre d’applaudissements. Merci Monsieur Galabru !

Crédit photo : David Brulard.

Séjour œnologique en Drôme provençale

Nyons en Drôme Provençale

Le village de Nyons, en Drôme Provençale

Quand vous arrivez du nord, que vous passez Montélimar, vous assistez à un changement radical, le ciel se découvre, les façades se fardent d’ocre, l’accent s’ensoleille… La Drôme Provençale regorge de merveilleux villages perchés et centres historiques authentiques parmi lesquels Grignan et son célèbre château, Nyons et son marché provençal si renommé, Dieulefit et son savoir-faire potier.

Samedi matin, 10h30, arrivée à Nyons, le pays de l’olive, pour récupérer notre programme auprès de l’Office du Tourisme. Tout est rangé dans une belle pochette regorgeant de guides, de cartes et de nos bons d’échanges pour les différentes activités qui nous attendent. Direction la vinaigrerie La Para de Nyons pour une visite guidée de la fabrication de vinaigre artisanal, suivie d’une petite dégustation des différents types de vinaigres. Réalisés à partir de vins Côtes du Rhône, ils sont aromatisés par décoction de plantes aromatiques.

Notre programme nous emmène ensuite au détour des ruelles du village jusqu’au restaurant D’un goût à l’autre où nous avons pu ravir nos papilles d’une cuisine traditionnelle et basée uniquement sur des produits frais de saison. Inscrit dans le Guide Michelin 2015, ce restaurant se distingue par sa cuisine raffinée, ses plats décorés de fleurs mais aussi par la charmante personne qui vous accueille, explique, conseille, bref une véritable guide culinaire et touristique de la région.

Nous partons ensuite à la découverte de cette belle région, sous un soleil d’automne bien agréable. Les kilomètres défilent, des vignes à perte de vue, pour arriver à Grignan et visiter son célèbre château du XIe siècle. Puis direction Le domaine de Provensol sur la commune de Venterol où nous passerons la soirée et la nuit. Tout commence par l’installation dans cette belle bâtisse en pierre restaurée, suivie d’une une visite des vignes et d’une explication détaillée sur la fabrication du vin, les cépages, les maladies des vignes, le bio… Notre hôte est intarissable et seule l’heure approchante du dîner lui permet de s’éclipser pour nous concocter de bons petits plats maison. Le repas est précédé d’une dégustation des vins du domaine accompagnée de spécialités à l’olive de Nyons.

Domaine de Provensol

Le Domaine de Provensol

Le lendemain, après un bon petit-déjeuner, nous nous dirigeons sous une pluie battante vers le château de Suze-la-Rousse pour une visite guidée au son des audiophones. Depuis 1978, le château abrite l’Université du vin, école de renommée internationale qui propose un large éventail de formations aux métiers de la vigne et du vin. Dernière escale : Pierrelate, et sa célèbre ferme aux crocodiles. Les 23 espèces de crocodiles, mais également les serpents, tortues et surtout les très nombreuses espèces de plantes pimentent 2 heures de découvertes, rythmées par les animations proposées par le site.

Au final, deux journées bien remplies, plein de belles photos et de souvenirs dans la tête, magnifiquement organisées par l’Office du Tourisme de Nyons dont la promotion de séjours œnologiques commence à porter ses fruits. A tester pour tous les amateurs de vins et ceux qui souhaitent découvrir cette région méconnue de la Drôme.

Pourquoi lisons-nous ?

Pourquoi lisons-nous ?Loin de faire ici une dissertation philosophique sur les bienfaits d’une lecture régulière, je vais plutôt recentrer l’analyse sur mon opinion personnelle et vous laisser réagir dans les commentaires de cet article. Lire, c’est tout d’abord ouvrir son esprit à quelque chose d’inconnu, d’imprévisible, qui peut nous faire rêver, nous évader, mais risque aussi de nous choquer ou même de nous ennuyer. Les formes et les supports de la littérature contemporaine sont nombreux et celui qui aime lire ne sait où donner de la tête, si bien que le concept de PAL (pile à lire) lui est vite devenu familier. Avant, les livres étaient chers, certains proscrits par la censure, et bien qu’ils représentaient déjà l’essence même de l’instruction, ils n’étaient pas considérés comme une pierre angulaire de l’éducation. Ils étaient regroupés dans des bibliothèques dans lesquelles seuls les instruits privilégiés déambulaient.

Aujourd’hui, tout un chacun peut lire, que ce soit de beaux ouvrages reliés ou simplement des journaux distribués gratuitement dans la rue. C’est à l’école bien souvent que l’on attrape le virus de la lecture et qu’on détermine ce qu’on aime lire ou pas, même si nous goûts peuvent évoluer. Certains préfèreront les romans policiers ou les thrillers, d’autres les romans plus descriptifs ou les contes, d’autres encore les romans à l’eau de rose ou les BD. Le champ de la littérature est si vaste que de nombreux blogs ont été créés par des passionnés pour donner leur avis et conseiller les futurs lecteurs. Parfois influents, ces blogueurs littéraires sont devenus de véritables alliés des maisons d’édition qui les consultent avant de faire la promotion d’un ouvrage.

Mais lire est avant tout un plaisir, celui de s’immerger dans une histoire qu’on met en images dans sa tête, dans laquelle on essaie de deviner la suite. Parfois, il arrive que l’on s’identifie à un personnage et on a réellement l’impression de « vivre le livre ». Lire, c’est l’expression de toutes les émotions : tristesse, joie, peur, émerveillement, impatience… Mais parfois, lire devient synonyme d’ennui. A ce moment-là, il faut se demander pourquoi l’histoire que nous sommes en train de lire ne nous comble pas : est-ce l’histoire qui est en cause ? L’écriture ? Ou tout simplement que nous ne sommes pas dans un bon état d’esprit pour lire ce livre. Pour ma part, j’ai toujours entre deux et quatre livres en cours, de genres très différents car, selon les moments, je n’aurais pas envie de lire les mêmes choses. En cela, la littérature se rapproche du cinéma : une bonne comédie pour les soirs tristes et un bon thriller pour les soirs où la fatigue se fait sentir.

Un proverbe chinois dit « Ne plus lire depuis longtemps, c’est comme perdre un ami important« . C’est souvent vrai car on s’attache aux livres, à leurs histoires et à leurs personnages. Il suffit d’ouvrir le livre pour être avec eux. Lire et relire, voilà une petite parcelle de bonheur qu’il convient de ne pas négliger…

Sienne la mystérieuse cité aux 1000 secrets

Les toits de Sienne

Au départ de Florence, le train attend patiemment ses voyageurs, touristes et locaux, pour les emmener vers la deuxième ville de Toscane : Sienne. Après une heure et demie de trajet dans le majestueux paysage des collines toscanes, on arrive à la gare située dans la partie la plus moderne de la ville. En quelques minutes de bus, on nous dépose à l’entrée de la vieille ville, aux petites rues commerçantes pavées, véritable dédale où se succèdent églises et belles maisons en pierre, échoppes odorantes et marchands de glaces.

Assez touristique, la ville est un joyau culturel de par le nombre de monuments remarquables rassemblés sur une si petite surface. Car Sienne se parcourt à pied, le visiteur doit s’imprégner de cette atmosphère joyeuse et commerçante, religieuse et culturelle.

Lorsqu’on arrive devant la Cathédrale Santa Maria Assunta, son imposante beauté laisse bouche bée et on comprend mieux sa renommée en tant que plus belle cathédrale de Toscane. De l’impressionnant pavement de marbre (3000 mètres carrés tout de même) aux peintures somptueuses et colorées de la Libreria Piccolomini, on passe et repasse devant ses chefs-d’œuvre, tantôt pour prendre une photo-souvenir, tantôt pour rester ébahi devant tant de grandeur, tant de majesté. Et lorsque, à la fin de la visite du Museo dell’Opera del Duomo (là où sont conservées certaines œuvres retirées à la Cathédrale pour les protéger), un guide vous conduit dans de minuscules couloirs et escaliers en colimaçon, vous vous demandez où vous allez bien pouvoir arriver. Sur les toits de Sienne, surplombant la ville et la Cathédrale, entourées par les collines toscanes verdoyantes ! Pendant quelques minutes, vous reprenez votre souffle. Est-ce à cause de la centaine de marches ou de la beauté du paysage ? Allez savoir.

Piazza del Campo de Sienne

Mais Sienne, c’est aussi toutes ces minuscules rues qui s’entrecroisent, où déambulent les touristes venus des quatre coins du monde. Vous découvrirez l’artisanat, des boutiques de souvenirs, les courses du Palio, des fruits et légumes frais et de merveilleuses gelaterie. Les maisons sont typiques et finalement, le paysage n’a pas vraiment changé depuis plusieurs siècles.

Sienne, qui recèle tant de secrets, est restée la même : une ville d’Italie profondément ancrée dans son histoire et ses traditions, mais offrant aux touristes un visage accueillant et séduisant. Elle les laissera repartir avec des photos, des souvenirs, mais surtout un petit quelque chose d’Italie qui ne s’explique pas.

Florence, l’insaisissable toscane aux mille émotions

Duomo de Florence

Il Duomo, la Cathédrale de Florence – Italie

Passer quelques jours à Florence, la principale ville de Toscane, c’est s’immerger dans l’Italie romantique, celle qui ravit nos sens, qui exprime l’essentiel, qui rapproche de l’éternité. Au détour d’une rue, d’une église, d’un marché, ce sont 1001 merveilles qui sont projetées pour notre plus grand plaisir. Rien de tel que se balader dans les petites rues étroites, bordées de trattorie typiques et d’échoppes originales, parcourues en tous sens par des hordes de touristes tous munis de leur appareil photo, crachant moultes interjections devant tant de beauté.

Inexorablement, on est ramené au centre de la ville, comme attiré par l’énorme dôme de la Cathédrale Santa Maria del Fiore (le Duomo) et le célèbre Campanile de Giotto. Il faut avoir du souffle pour gravir les 400 marches et se retrouver à admirer les toits florentins et toute la ville entourée des collines toscanes.

Un peu plus loin, après avoir soigneusement évité les attroupements de touristes chinois, on arrive sur la Piazza di Santa Croce sur laquelle on peut admirer la Basilique éponyme et sa façade blanche. Déjà exaltante de l’extérieur, l’intérieur révèle également de magnifiques surprises, statues, tableaux, tout en continuant jusqu’à la crypte, en passant devant une ravissante petite boutique parée d’objets moins tape-à-l’oeil, plus authentiques.

Car il faut l’avouer, Florence est une ville très touristique, presque trop. Des boutiques de souvenirs aux marchands ambulants, nul répit pour le marcheur solitaire en quête de culture, d’inspiration, d’authenticité, tout au moins près des lieux stratégiques recommandés par les tours opérateurs. En revanche, les toutes petites rues pavées révèlent enfin le charme d’une ville unique, composée d’une histoire millénaire et préservée, emplie de gens accueillants quoique souvent trop démonstratifs. Mais ne parle-t-on pas des Italiens et de leur manie à en faire trop ? C’est aussi pour ça qu’on les aime autant, et leur gastronomie semble y être pour quelque chose, pizze, gelati et la pasta en tête !

Facebook, de la révolution attendue à l’inutilité sociale…

Facebook est inutileCréé en 2004 par Mark Zuckerberg, Facebook part d’une idée géniale, celle de mettre en relation la Terre entière via un site gratuit, ouvert à tous et permettant de partager et de communiquer sur sa vie, ses passions, ses expériences. Il aspire à devenir un véritable lien entre les gens, tous alignés sur un même rang – celui d' »amis » – et annihiler distance spatiale et temporelle. Ainsi, vous pouvez sans problème retrouver un camarade de classe perdu de vue depuis 20 ans et parti s’établir à Sydney.

Pourtant, plus de dix ans plus tard et malgré les centaines de millions d’utilisateurs, force est de constater que la révolution sociale n’a pas eu lieu. En tout cas, pas avec Facebook. Même si le réseau social a su insuffler une dynamique d’échange et de partage sur le web, il est aujourd’hui principalement tourné vers trois utilisations majeures : le partage d’un quotidien trop souvent monotone voire sans intérêt si vous connaissez peu la personne (photos de bébés, de plats exquis ou de soirées arrosées), l’auto-promotion (recherche d’emploi, mise en avant d’un site web, vente d’occasion) et, malheureusement, la mise en relation de personnes dans des objectifs peu louables. Et au-delà de ses utilisations majeures, on retrouve en sus publicités et publications non sollicitées et intempestives telles que l’atteinte par Untel du niveau 120 de Candy Crush.

Bref, Facebook semble avoir perdu sa raison d’être et nombre d’autres réseaux sociaux ont su affirmer leur différence de ce généraliste aujourd’hui devenu une énorme machine à fric prête à monnayer la moindre information de ses utilisateurs, se tenant toujours plus loin de leurs préoccupations : le désintérêt marquerait-il un tournant ? Peut-être, car aujourd’hui, on constate un engouement certain pour les réseaux sociaux dits « thématiques », un retour aux sources où l’on ne parle que de ce qui vous intéresse : les voyages, la cuisine, l’art… Twitter quant à lui a su s’imposer comme nouveau généraliste de l’actualité et comme celle-ci est par essence sans cesse nouvelle et digne d’intérêt, Twitter s’est imposé sur un créneau véritablement porteur et durable.

Facebook est également devenu un frein à l’expression et au partage à cause de sa simplicité de classement en « amis » : ainsi, vous ne posterez pas la photo de vos dernières vacances en maillot de bain car vous avez été obligé(e) d’accepter votre patron comme « ami » pour ne pas le froisser. Donc finalement, retour au bon vieux mail pour envoyer les photos à toute la famille. De même, on n’expose pas son point de vue sur Facebook car parler politique – ou encore pire, religion -, c’est l’assurance d’une déferlante sans commune mesure de propos déplacés, à l’encontre de la sacro-sainte liberté d’expression. Donc on ne parle de rien, on garde ses opinions pour soi.

La gestion de la confidentialité – faisant des émules partout dans le monde – et l’ajout dissimulé de nouveaux types de publicités ne rendent pas service à Facebook. Alors qu’il s’agit d’expliquer que le gratuit se paie par la pub ! La transparence est parfois la clé mais surtout, même si Facebook a encore de beaux jours devant lui, il est nécessaire qu’il retrouve cette dynamique d’innovation qui lui rendra son intérêt et surtout, sa légitimité.

Une minute sur Facebook

Une minute sur Facebook

Je suis Charlie, au nom de ma liberté

Charlie Hebdo, dessin de CharbLes récents attentats parisiens ont plongé la France dans l’effroi. Comme pour le 11 septembre, le monde se veut solidaire pour combattre le terrorisme d’une main de fer. Depuis de nombreuses années, l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo était la cible de violences verbales et physiques, comme en témoigne par exemple l’incendie de leurs locaux en novembre 2011 suite à la publication de caricatures du prophète Mahomet. Pourtant, à l’époque, les hommes et femmes bien pensants de notre pays, relayés par les médias, avaient jugé que Charlie Hebdo allait peut-être un peu loin, jetant de l’huile sur le feu, débattant parfois de la juste liberté d’expression de la presse.
Pourtant, malgré cette incompréhension, Charlie Hebdo a continué ce qu’on peut aujourd’hui qualifier de combat pour dénoncer – « avec férocité mais sans méchanceté » comme le journal aime à se décrire – les petits travers, les aberrations et les gros mensonges de notre société. Nicolas Sarkozy, François Hollande et les autres ont été maintes fois moqué par les caricaturistes Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré ou encore Charb, le directeur de la publication. Charlie Hebdo n’avait que faire de la bienséance et chacun de ses articles, chacun de ses dessins avaient pour but de faire réagir : dénoncer par l’humour, souvent acerbe, mais très souvent véridique.
La déferlante qui a envahi les rues et les réseaux sociaux montre que tout un chacun sait se mobiliser lorsqu’un événement grave survient. Au-delà d’une solidarité sans faille d’un pays aux abois, uni comme jamais derrière le désormais célèbre « je suis Charlie », c’est surtout le témoignage d’une reconnaissance à la presse et à la liberté d’expression. Et même si l’on entend quelques notes dissonantes qui inévitablement devaient survenir, il faut garder à l’esprit cette formidable unité derrière la presse et la police de notre pays. En témoignent les rassemblements spontanés partout dans le monde, l’affichage du soutien au journal sur les réseaux sociaux, les fonds trouvés pour sortir 1 million d’exemplaires du prochain Charlie Hebdo… Parler fait du bien, cela extériorise la peine et la colère qui nous ont envahies ce jeudi 7 janvier quand, vers midi, on a appris la mort de journalistes et dessinateurs hors pair. Le fanatisme a eu leur vie, il n’aura pas les valeurs qu’ils nous transmettaient depuis toutes ces années. Non, Charlie n’est pas mort !

Je suis Charlie

Le Réveillon de Noël, entre légendes et traditions…

Le réveillon de NoëlLe Réveillon est un repas qui se fait au milieu de la nuit de Noël. La coutume du réveillon, chez presque tous les peuples chrétiens, précède ou suit la Messe de Minuit de Noël. En France, au Canada et en Autriche, on réveillonne au retour de la messe de minuit. Au Danemark et en Suède, le repas commence vers 16 heures le 24 décembre. En Pologne, on attend l’apparition de la première étoile dans le ciel pour se mettre à table, c’est la vigile. Mais en Angleterre, en Allemagne, en Australie, aux États-Unis et dans certaines régions d’Italie, c’est le lendemain, le 25, le jour de Noël, qu’a lieu le repas de Noël. En Russie, comme dans tous les pays de tradition orthodoxe, on festoie du 6 au 7 janvier.

Il n’est pas de fête sans un bon repas. Les fêtes religieuses avaient une grande importance dans la vie de nos aïeux, et de tous temps, les familles se réunissaient en invitant leurs amis autour de la table. Chacune de ces fêtes était devenue l’occasion d’agapes dont l’usage s’est conservé. Il n’est donc pas étonnant que la fête de Noël ait été célébrée, dès l’origine, par des festins exceptionnels, et que malgré le déclin de la foi, subsistent chez les différents peuples, des coutumes et des traditions gastronomiques propres à chaque pays, voire même à chaque région.

Bien des légendes du Moyen Âge racontent que, pendant la nuit de Noël, à travers toute l’Europe, maisons, châteaux, palais avaient table ouverte pour les étrangers, les voyageurs et les pauvres. L’usage voulait qu’on laisse une place vide, celle du pauvre, qui viendrait à passer par là… Ou aussi, la part des morts, pour l’âme des défunts de la famille. De nos jours, en Pologne, on garde encore une place vide à table pour l’inconnu inattendu.

Dans les temps anciens, la maison devait être nettoyée de fond en comble pour accueillir la nouvelle année. Et dans les campagnes, les animaux bénéficiaient, eux aussi, d’un traitement exceptionnel d’étrillage et de fourrage. Selon les traditions catholiques et orthodoxes, on fait encore souvent repas maigre, sans viande. Maigre ou gras, le festin est lié à la fête : on mange beaucoup et on boit beaucoup.

Mais plus que tout autre, ce repas est strictement familial, tranquille, presque une institution sacrée, loin des foules des banquets bruyants qui suivent noces et enterrements, et l’abondance de nourriture – liée aussi au froid de la saison – comme l’abondance de cadeaux, tend de plus en plus à resserrer ces liens familiaux. La préparation des plats a, elle aussi, ses rites : les mets mijotent, les pâtes des gâteaux reposent et lèvent la veille ou l’avant-veille, et macèrent parfois des jours et des semaines à l’avance, voire deux ans, comme pour l’extravagant plum-pudding anglais !

La fête des Lumières à Lyon du 5 au 8 décembre 2014

La Fête des Lumières est désormais une véritable institution à Lyon. Durant 4 jours, des artistes issus de tous horizons habillent les édifices lyonnais : ils créent une atmosphère féerique dans les rues, les places et les parcs de la ville, avec plus de 70 installations lumière.

Affiche fête des lumières

Des mises en lumière sont programmées dans tous les arrondissements, mais c’est le centre-ville qui concentre l’essentiel du spectacle. Pas de Fête des Lumières sans avoir vu ce qui se passe aux Terreaux !

Découvrir le site officiel de la Fête des Lumières 2014

Fete des lumières

Cathédrale d’eau et de lumière

Entièrement gratuite, cette fête devrait attirer entre 2 et 3 millions de visiteurs sur les 4 jours. Elle débute chaque soir dès 18 heures et différents parcours ont été imaginés pour mettre en valeur le patrimoine d’exception de Lyon, ses monuments, ses parcs et ses fleuves dans des scénographies qui utilisent la lumière aussi bien que la vidéo, les créations sonores et les arts vivants.

Entre Saône et Rhône, après avoir dévalé par les traboules, les Pentes de la Croix-Rousse, partez à la découverte des monuments et places emblématiques de la Presqu’île : de la place des Terreaux et sa fontaine Bartholdi à Bellecour, en passant par le théâtre des Célestins, la place de la République.

Fête des lumières

Light me up 

De l’autre côté de la Saône, les quais du Vieux Lyon, le quartier Renaissance et sa célèbre cathédrale.
Les plus sportifs grimpent sur la colline de Fourvière pour contempler Lyon depuis la Basilique, site symbolique de la tradition du 8 décembre (les autres peuvent emprunter la « Ficelle », le funiculaire qui relie le Vieux-Lyon à Fourvière).

Enfin, une balade sur les berges du Rhône, permet d’admirer le fleuve, ses ponts et les œuvres lumière qui jalonnent ce parcours serein. N’oubliez pas votre appareil photo pour immortaliser des instants magiques !