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Topexpos a été créé en 1997 par Julien Gavenc dans le but de promouvoir la culture et de montrer qu’elle doit être gratuite et accessible à tous.

La planète des singes, l’affrontement, entre haine, vengeance et pardon

La planète des singes l'affrontementUn film de Matt Reeves
Date de sortie : 30 juillet 2014
Avec Andy SerkisJason ClarkeGary Oldman
Durée : 2h11

Synopsis :

La haine mène indéniablement à la guerre. L’épidémie de grippe simiesque a décimé la population humaine qui vit désormais recluse dans des colonies éparpillées, sans moyen de communication. Par peur, la plupart voue aux singes une haine terrible et les tient pour responsables de cette épidémie, en fait créée par l’homme en laboratoire. Les singes, eux, vivent dans une forêt au nord de San Francisco et sont dirigées d’une main de maître par César, à la fois fort et sage, et donc respecté. Lorsque les deux espèces se rencontrent, elles parviennent à trouver, un temps, des avantages mutuels. Mais l’avide volonté de vengeance de certains, hommes et singes, ne pourrait-elle pas avoir raison de cette timide relation naissante tissée entre les deux camps ?

Notre avis sur le film :

La suite de La Planète des Singes : les origines est placée sous des effets spéciaux saisissants, une 3D qui sait se montrer sans en faire trop, et surtout, une interprétation magistrale d’Andy Serkis dans le rôle de César. Matt Reeves met en scène un scénario osé, et mêle très bien les séquences d’action, fortes et violentes, avec les séquences plus intimistes, émouvantes et parfois tristes. On capte l’affrontement avec d’un côté une haine féroce et une volonté de vengeance et de l’autre l’envie de vivre, de faire confiance, de pardonner. Seul regret, et il est identique pour tous les films de cette saga, c’est le manque d’inventivité pour exprimer l’idée de l’intelligence : aux yeux des réalisateurs, la seule façon pour les singes de paraître plus intelligent est de les humaniser, dans leur apparence, leur posture, leurs actes. Le langage des signes et la comédie de Koba sont deux essais très réussis mais il aurait fallu au bout de la démarche. Cette suite reste néanmoins un bon film, où l’on ne s’ennuie pas bien qu’elle dure plus de deux heures. Divertissant !

La reine des neiges, libérée, délivrée : magique !

La reine des neigesUn film d’animation de Chris BuckJennifer Lee
Date de sortie : 4 décembre 2013
Avec Kristen BellIdina MenzelJonathan Groff
Durée : 1h42

Synopsis :

Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

Notre avis sur le film :

Huit mois après sa sortie, après l’annonce de son succès, après avoir entendu maints éloges, j’ai enfin vu La Reine des Neiges sans en connaître l’histoire ni avoir visionné la bande-annonce. D’emblée, Disney nous plonge dans un univers visuellement merveilleux, avec un traitement graphique – de la neige notamment – impeccable, des personnages très (trop ?) expressifs, parfois assez clichés mais s’inscrivant admirablement dans la logique de l’histoire. Le prologue du film nous narrant la jeunesse des deux protagonistes est particulièrement touchant car il mêle aussi bien la nature féérique de l’univers d’Arendelle et la tragédie que vont endurer les deux sœurs durant vingt ans.
Anna, qui croit avoir été rejetée par sa sœur, part à sa recherche après que celle-ci a, sans le vouloir, plongé dans un hiver éternel le joli royaume. Anna va rencontrer des personnages hauts (ou pas !) en couleurs, braver les dangers et, comme toute princesse Disney, tomber amoureuse du Prince charmant. La magie de ce film réside dans sa capacité à surprendre le spectateur tout en livrant une aventure finalement assez convenue. On sent réellement que Disney cherche par ce film à offrir des histoires plus adultes, tout en gardant la magie merveilleuse des premiers films. L’héroïne est une princesse moderne et dynamique, mais elle reste toujours une jeune fille jolie, rêveuse, naïve et amoureuse du prince charmant qui arrive immanquablement sur un beau cheval. Enfin, dernier point fort de ce film : la musique. Les différentes chansons se marient parfaitement avec les différentes scènes du film : « Je voudrais un bonhomme de neige » change incroyablement bien de ton à trois reprises et, que dire « Libérée, délivrée » ? Les chansons sont placées aux bons moments, sans jamais nuire à la fluidité du film ou au scénario. La Reine des Neiges est donc une belle réussite pour Disney qui parvient, après les magnifiques Rebelle et Raiponce, à mettre en scène une féérie tragicomique inspirée de cette histoire d’Andersen, nous arrachant le temps d’un film à la difficile réalité du quotidien. Parés pour l’évasion ?

L’enfant qui ne parlait pas : Une petite fille de huit ans murée dans son silence

L'enfant qui ne parlait pasUn livre de Torey Hayden
Édition : Pocket
ISBN : 9782013239769
Note personnelle : 14 / 20

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Synopsis :

Psychologue et thérapeute, Torey Hayden est professeur-éducatrice dans une classe d’enfants souffrant de troubles du comportement.
Un lien très fort l’unit à Jade, une petite fille de huit ans qui se tient courbée et ne parle pas. Chaque soir, Jade rejoint Torey dans une salle de cours, et, après avoir fermé la porte à clé pour que personne d’autre ne l’entende, elle se met à parler.
Ce qu’elle raconte est effrayant, incroyable. Des choses horribles ayant trait au sexe, à la violence, à la mort. La psychologue s’interroge. Réalité ? Mensonges ? Délires d’enfant perturbé ? À force de patience, elle finit par découvrir la vérité. Une vérité qui dépasse l’entendement…

Notre avis sur le récit :

« Cela ne se passe pas forcément le jour de l’anniversaire, mais ils vous tuent à six ans. Ellie dit que c’est le chiffre de la mort. »
Torey Hayden nous livre ici une histoire presque incroyable, le récit bouleversant de la petite Jade, 8 ans. Torey vient remplacer une enseignante dans une classe spécialisée pour les enfants souffrant de troubles du comportement et ne pouvant intégrer une classe dite « normale ». Et dans cet effectif très restreint de quatre élèves se trouve Jade, repliée sur elle-même, au propre comme au figuré, ne parlant jamais. Pourtant, les talents de Torey en tant qu’éducatrice et thérapeute permettront d’insuffler entre elle et la petite fille une confiance certaine. Jade va alors raconter des histoires farfelues, horribles, laissant Torey plus que perplexe, parfois même complètement perdue. Rarement un livre laisse une telle impression de colère, de dégoût. Peut-être parce que c’est une histoire vraie, parce que Jade existe vraiment dans ce monde, et que ce n’est donc pas une histoire sortie de l’imagination ignoblement fertile d’un romancier à la mode. La plume de Torey, remplie d’amour pour ces petits bougres, ne fait que davantage ressortir les difficultés, les malheurs et les horreurs du quotidien, mais aussi les nombreuses petites joies, indispensables et irremplaçables. On sort de ce livre un peu triste, à la fois irrité et soulagé par l’épilogue. Poignant !

Pour en savoir plus sur le livre de Torey Hayden.

Dragons 2, prenez votre envol et embarquez pour l’aventure !

Dragons 2Un film d’animation de Dean DeBlois
Date de sortie : 2 juillet 2014
Avec Jay BaruchelCate BlanchettGerard Butler
Durée : 1h43

Synopsis :

Tandis qu’Astrid, Rustik et le reste de la bande se défient durant des courses sportives de dragons devenues populaires sur l’île, notre duo désormais inséparable parcourt les cieux, à la découverte de territoires inconnus et de nouveaux mondes. Au cours de l’une de leurs aventures, ils découvrent une grotte secrète qui abrite des centaines de dragons sauvages, dont le mystérieux Dragon Rider. Les deux amis se retrouvent alors au centre d’une lutte visant à maintenir la paix. Harold et Krokmou vont se battre pour défendre leurs valeurs et préserver le destin des hommes et des dragons.

Notre avis sur le film :

Dès les premières minutes, on est littéralement projeté dans le monde de Harold et de son inséparable dragon Krokmou. Jouant, virevoltant, défiant tous les dangers, ils nous invitent à une nouvelle aventure où les rires succèdent aux larmes, où l’espoir fait fondre les peurs, où l’émotion donne son intensité à ce nouvel opus. Le vol, la voltige, la chute libre, la danse sur et avec les dragons sont vraiment mis en valeur par une 3D enthousiasmante. L’animation est tout bonnement superbe, d’une fluidité inégalée. DeBlois signe donc une suite haute en couleurs et tire parti des évolutions technologiques de l’animation pour nous en mettre plein la vue. Eblouissant !

Flanders no inu, l’adaptation du Chien des Flandres de 1997

Flanders no inuUn film d’animation de Nippon Animation
Date de sortie : 1997
Basé sur le roman de Maria-Louise Ramé (Ouida)
Durée : 1h43

Synopsis :

Nello, jeune orphelin, vit avec son grand-père dans une petite ferme à la campagne, non loin d’Anvers. Un jour, il trouve un magnifique bouvier des Flandres, agonisant au bord d’un chemin. Avec l’aide de son grand-père, il va le soigner et s’en faire un ami qui l’aidera lors de ses tournées quotidiennes de livreur de lait. Sa meilleure amie, Aloïs, est la fille de M. Cortez, le riche meunier propriétaire du moulin. Celui-ci trouve Nello bien trop pauvre pour fréquenter sa fille et interdit aux enfants de se revoir. Très doué en dessin, Nello participe alors au concours organisé par la ville, espérant ainsi rentrer dans les bonnes grâces de M. Cortez et revoir Aloïse.

Notre avis sur le film :

Cette adaptation de 1997 du roman de Ouida reprend le graphisme des personnages utilisé pour la série animée de 1975 réalisée par le même studio, Nippon Animation. En 100 minutes, l’histoire de Nello et de son chien Patrache, fidèle et bienveillant, est à nouveau racontée avec émotion, faisant ressortir la vie difficile des paysans de l’époque et la cruauté entre classes sociales. Comme toujours, seuls les enfants et quelques personnes bienveillantes sont étrangères à cette séparation futile, les sentiments étant bien plus forts que la richesse. Ouida brosse un tableau très triste, presque sans espoir si on ne prend pas la peine de lire entre les lignes. Certains naissent avec de la chance, d’autres en obtiennent au cours de leur vie, d’autres enfin n’en ont jamais et disparaissent dans l’indifférence. Le film est une véritable ode à l’honnêteté et à la fidélité des sentiments, mais aussi une critique virulente des privilèges accordés aux riches, ceux-là mêmes ne se rendant plus compte combien il est essentiel d’avoir un toit et de pouvoir manger à sa faim. Comme toujours, ce n’est que lorsque ces choses sont sur le point de vous être enlevées que l’on prend conscience des autres et de cette chance qui nous est donnée. Ouida profite également de la passion de Nello pour le dessin et l’art en général pour critiquer une exploitation de l’art par les riches et pour les riches. Ainsi, il faut payer une pièce d’or pour voir les peintures de Pierre-Paul Rubens dans la cathédrale d’Anvers. De même, la reconnaissance du talent est souvent fonction de la place sociale occupée par l’artiste. Malgré tout, Nello profite de ces instants magiques de liberté, à jouer avec son chien Patrache, à aider son vieux grand-père malade ou encore à dessiner la jolie Aloïs. Emouvant !

Zero theorem, ou quand l’amour est la réponse à l’inconfort de la solitude

Zero theoremeUn film de Terry Gilliam
Date de sortie : 25 juin 2014
Avec Christoph WaltzDavid ThewlisMélanie Thierry
Durée : 1h46

Synopsis :

Londres, dans un avenir proche. Les avancées technologiques ont placé le monde sous la surveillance d’une autorité invisible et toute-puissante : Management. Qohen Leth, génie de l’informatique, vit en reclus dans une chapelle abandonnée où il attend désespérément l’appel téléphonique qui lui apportera les réponses à toutes les questions qu’il se pose. Management le fait travailler sur un projet secret visant à décrypter le but de l’Existence – ou son absence de finalité – une bonne fois pour toutes. La solitude de Qohen est interrompue par les visites des émissaires de Management : Bob, le fils prodige de Management et Bainsley, une jeune femme mystérieuse qui tente de le séduire. Malgré toute sa science, ce n’est que lorsqu’il aura éprouvé la force du sentiment amoureux et du désir que Qohen pourra enfin comprendre le sens de la vie…

Notre avis sur le film :

Le nouveau film de Terry Gilliam rappelle Brazil, son film de 1985, par bien des aspects : une société futuriste, organisée par un Etat tout-puissant, dans lequel tente d’évoluer des individus sur des routes bien tracées mais sans destination. Qohen, le personnage principal – car il n’a ici rien d’un héros -, travaille sans relâche devant son écran pour résoudre une théorie visant à prouver l’absence de finalité de l’existence. Le scénario nous montre l’inter-connectivité menant à l’isolement total, au point de se nourrir de plats micro-ondés insipides et de cybersexe relié à une machine. Qohen est tellement absorbé par la tâche à résoudre et l’attente de son fameux coup de fil qu’il ne comprend pas que la belle Bainsley est l’échappatoire dont il a besoin. Il la conçoit comme l’un des rouages du système sans s’apercevoir qu’au-delà de son comportement mystérieux et coquin, l’aimer aurait un effet salvateur. Une véritable satire de l’aliénation progressive de la société avec l’espoir – minime – de s’en sortir si l’on sait capter l’improbable. Mélanie Thierry est parfaite dans son rôle de call-girl tentatrice et mériterait bien d’autres rôles tant sa fantaisie parvient à mettre en lumière les autres expressions – ici, la solitude infinie de Qohen. Déroutant !

Maléfique, quand Disney revisite la Belle au Bois Dormant

MaléfiqueUn film de Robert Stromberg
Date de sortie : 28 mai 2014
Avec Angelina JolieElle FanningSharlto Copley
Durée : 1h37

Synopsis :

Maléfique est une belle jeune femme au cœur pur qui mène une vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique, n’écoutant que son courage, s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, déclenchant en elle une souffrance à nulle autre pareille qui va petit à petit transformer son coeur pur en un coeur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi, jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore. Mais lorsque l’enfant grandit, Maléfique se rend compte que la petite princesse détient la clé de la paix du royaume, et peut-être aussi celle de sa propre rédemption…

Notre avis sur le film :

J’ai souvent tendance à être méfiant lorsqu’il m’est proposé de voir des remakes et adaptations en tous genres, surtout lorsque l’on travestit l’histoire initiale pour en réaliser une toute différente. Mais ici, quelle surprise ! On retrouve avec plaisir la magie de Disney parfaitement mise en scène dans une forêt paisible et enchanteresse, peuplée de petits êtres gentils et atypiques, loin des petits lapins des Disney originels mais toujours aussi mignons. Le réalisateur, Robert Stromberg, chef décorateur d’Avatar et d’Alice au Pays des merveilles, met tout son art au service d’un environnement visuellement parfait relayant les émotions de son héroïne : Maléfique. Angelina Jolie est ici Maléfique, mais également divinement cruelle et bienveillante, un antagonisme qui porte toute l’histoire. Sa beauté est parfaite et troublante, et plus sa colère et sa volonté de vengeance augmentent, plus cette beauté est envoûtante, mystérieuse, inquiétante. Seule Aurore, la belle princesse, bienheureuse et affable, va pouvoir briser la carapace de haine dont Maléfique s’est vêtue. Interprétée par la jeune Elle Fanning (Super 8Nouveau départ), Aurore est l’incarnation de la princesse « Disney » : belle, bien élevée, à la fois fragile et forte, amoureuse de la nature, à la recherche du bonheur et du prince charmant. Elle Fanning, malgré son jeune âge, a dans son jeu d’actrice la capacité de faire passer sur son visage une émotion puis une autre, et de réaliser chacune à la perfection. Ainsi, Disney nous surprend donc agréablement avec cette nouvelle histoire de La Belle au Bois Dormant et continue à nous vendre du rêve et de la magie. Bonne nuit Mocheté !

Photos de Suisse sur Topexpos Voyages : Zermatt et le Mont Cervin

Le mont Cervin

Le mont Cervin

La France possède la Tour Eiffel, l’Italie la Tour de Pise et la Suisse ? Le Cervin.

C’est à ses pieds que se situe le village de Zermatt, mythique station d’été comme d’hiver au charme universel. Zermatt est la station touristique la plus méridionale de Suisse. À 1620m d’altitude, l’air est pur et sec depuis toujours. Le village valaisan a banni les automobiles. Ici, on se déplace à pied, en calèche ou en voiture électrique. La tragédie du Cervin, le 14 juillet 1865, donna à partir de cette date, un essor inattendu au développement du tourisme.

Malgré sa notoriété, Zermatt a su conserver son village pittoresque et très ancien, fait de mazots et de raccards en bois de mélèze, posés sur des pilotis de bois coiffés d’une dalle plate dont le surplomb sert à empêcher l’accès aux rongeurs. Se promener, au coucher du soleil, dans les rues dépourvues de toute circulation, faire du lèche-vitrine devant les magasins de luxe, croiser la jet-set mondaine, admirer les façades des grands hôtels et celles de chalets cossus, est un enchantement que l’on ne retrouve nulle par ailleurs.

Une calèche dans le village de Zermatt

Une calèche dans le village de Zermatt

Le train à crémaillère du Gornergrat, le funiculaire de Sunnega, les téléphériques du Petit Cervin ou du Stockhorn facilitent la montée en vous offrant un paysage à couper le souffle.

Topexpos Voyages vous emmène à la découverte de cette région enchanteresse, aux mille balades, grâce à plus de 160 photos originales…

Voir les photos de Suisse

Hanna, jeune, douce, innocente, fatale

HannaUn film de Joe Wright
Date de sortie : 6 juillet 2011
Avec Saoirse RonanEric BanaVicky Krieps
Durée : 1h57

Synopsis :

Hanna, 16 ans, a été élevée en pleine nature par son père Erik, ex-agent de la CIA. Formée dès son plus jeune âge aux techniques de survie et de combat, Hanna a désormais tout d’un jeune soldat. Elle va enfin pouvoir se lancer dans la mission que sa famille doit achever, au péril de sa vie. Mais, confrontée à cet environnement inconnu, elle va devoir survivre et faire face à des révélations qui vont bien au-delà de sa propre identité.

Notre avis sur le film :

Une bonne histoire d’espionnage avec, une fois encore, une Saoirse Ronan très convaincante dans son rôle. Grâce à l’entraînement quasi-militaire qu’elle a reçu de son père depuis qu’elle est toute petite, Hanna est désormais une jeune fille de 16 ans qui sait chasser, se défendre et survivre en toutes circonstances. Elle va devoir appréhender un monde inconnu pour elle et certaines révélations sur sa famille et son passé vont la faire douter, ébranler ses convictions. On découvre finalement une part de fragilité chez Hanna, vite effacée lorsqu’elle est confrontée au danger ou à l’inconnu. Elle va devoir puiser dans ses ressources mentales et physiques pour terminer la mission qu’elle s’est vue confier et ainsi gagner le droit de vivre. La seule petite faiblesse du scénario réside dans le fait que la guerre qui fait rage entre agents secrets, occasionnant au passage beaucoup de morts, ne semble pas créer de remous. On a presque l’impression d’un monde parallèle, régi par des règles propres, où les simples citoyens qui s’y trouvent mêlés connaissent généralement une fin funeste. L’action est néanmoins au rendez-vous et l’alternance entre fuite et chasse donne un bon rythme à ce film. Saoirse Ronan jongle habilement entre les émotions et campe une héroïne moderne, dressée pour tuer, prête à se venger. A voir !

Edge of tomorrow, vivre, mourir, recommencer…

Edge of tomorrowUn film de Doug Liman
Date de sortie : 4 juin 2014
Avec Tom CruiseEmily BluntBill Paxton
Durée : 1h53

Synopsis :

Dans un futur proche, les extraterrestres ont envahi la terre et aucune armée ne semble pouvoir les vaincre. Le commandant William Cage, qui n’a jamais combattu, va être envoyé sur le front, sans formation et sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt dans les minutes qui suivent le débarquement mais est projeté dans une boucle temporelle, obligé de revivre la même journée à l’infini, mourant encore et toujours sur cette même plage…

Notre avis sur le film :

Edge of tomorrow est assurément un blockbuster décoiffant, original et surtout avec un seul temps mort, idéalement placé dans le scénario, laissant à peine aux protagonistes et au public le temps de reprendre leur souffle avant de replonger dans la bataille. Mêlant habilement science-fiction et action, le nouveau film de Doug Liman offre quelques pointes d’humour et met en scène un Tom Cruise au sommet de son art. La répétitivité du scénario n’est jamais lassante, porté à la fois par une bonne mise en scène et l’auto-dérision du personnage principal, le commandant William Cage, qui va progressivement prendre la pleine mesure du devoir qui l’attend. La 3D offre ici un effet d’immersion incroyable et est parfaitement exploitée contrairement à d’autres films où elle donne juste un léger sentiment de profondeur. Le débarquement est stupéfiant et nous en met littéralement plein la vue. Même si la résolution est assez convenue (hollywoodienne pourrait-on dire), le film a la capacité de tenir le spectateur en haleine jusqu’aux dernières minutes. Captivant !