Archive mensuelles: mai 2018

Moi, moche et méchant 3, suite et fin ?

Moi moche et méchant 3Un film de Pierre Coffin, Kyle Balda
Date de sortie : 5 juillet 2017
Avec les voix de Gad Elmaleh, Audrey Lamy, David Marsais
Durée : 1h30

Synopsis :

Alors que Gru, totalement déprimé par sa mise à pied, tente de trouver une nouvelle voie, un mystérieux individu se présente pour l’informer du décès de son père. Dans la foulée, il lui annonce l’existence d’un frère jumeau prénommé Dru qui a exprimé le désir d’une rencontre. D’abord ravi, Gru va vite déchanté en voyant combien son frère est meilleur que lui sur de nombreux aspects. Cette rivalité naissante va rendre compliquée la tâche de combattre l’insaisissable Balthazar Bratt qui menace la population…

Notre avis sur le film :

On avait beaucoup ri avec le premier opus et le second opérait une vraie suite, une vraie transformation dans le comportement de Gru. Les filles puis Lucy avaient su faire ressortir ce qu’il y avait de mieux en lui. Ici, la seule nouveauté est celle d’un frère jumeau dont le charisme et l’aisance va réveiller en Gru ses sombres instincts, même s’il finira par combattre le vrai méchant, Balthazar Pratt, un sociopathe oublié dans les méandres de scène audiovisuelle. Les gags s’enchaînent, les cascades aussi, mais on assiste à un sentiment de déjà-vu, où rien ne dépasse, où rien ne surprend. Même la 3D n’arrive pas à apporter ce petit plus de folie qui fait que le film manque cruellement de relief, à tous points de vue. Le scénario est à la fois simple, sans envergure, et terriblement compliqué à expliquer, à en juger par la longueur du résumé sur Allociné. Bon c’est vrai on s’amuse, on sourit des pitreries de Gru et de son frère, de l’innocence exacerbée d’Agnès qui croit dur comme fer qu’elle va trouver une licorne… Mais là encore, le jeu n’est pas joué à fond et la désillusion de la petite fille est bien vite oubliée pour remettre l’action sur le devant de la scène. Un scénario peu inventif, des scènes à répétition, on a l’impression de revivre l’exploitation de la franchise de l’Âge de Glace. Au bout d’une heure et demie, on est divertit, mais sans plus.

Tu ne tueras point, le combat d’un objecteur de conscience

Tu ne tueras pointUn film de Mel Gibson
Date de sortie : 9 novembre 2016
Avec Andrew Garfield, Vince Vaughn, Teresa Palmer
Durée : 2h20

Synopsis :

Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer.

Mais sous les railleries de ses camarades et l’incompréhension de sa hiérarchie, lors de la bataille d’Okinawa sur l’imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vies seul sous le feu de l’ennemi, ramenant en sureté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés.

Notre avis sur le film :

Même si l’on n’a pas lu le synopsis ni entendu parler de l’histoire vraie de Desmond Doss, le titre et l’affiche du film de Mel Gibson ne nous trompent pas : on a affaire à un film de guerre. Pourtant, toute la première partie s’attache à nous faire découvrir un personnage étonnant, un jeune homme prénommé Desmond qui tente de se forger une identité et des convictions sous les coups répétés d’un père alcoolique et d’une mère aimante mais effacée. Tu ne tueras point est un commandement de Dieu et une règle de vie qu’il s’est fixée. Ainsi, même si son engagement sous les couleurs de l’Amérique dans la guerre qui fait rage de l’autre côté du Pacifique est évident pour lui, il refusera toujours cette violence qui l’amènerait à tuer. Cette première partie, presque légère et poétique, durant laquelle il va faire la rencontre de sa future femme (interprétée par la ravissante Teresa Palmer), s’oppose à la dureté du champ de bataille où ne règnent que violence, mutilation et mort. Pourtant, c’est là qu’il va se révéler en tant qu’objecteur de conscience, faire accepter ses croyances et acquérir le respect de ses pairs. La scène de la bataille d’Okinawa est digne des plus grands films de guerre, d’une horreur absolue qu’elle en vient presque à nous étourdir. Rien n’est épargné au spectateur et cette deuxième partie se révèle l’antithèse de la première où seuls les liens avec sa femme et ses croyances ramènent Desmond à son ancienne vie et le pousse à sauver toujours davantage de vies. Encore un… Un film épique, sanguinolent, d’une rare violence par moments, mais qui nous confronte à la dure réalité de la guerre où l’alternative est de tuer ou d’être tué. Desmond Doss a montré qu’il existait une autre voie… Clairvoyant !

L’expérience interdite, Flatliners

L'expérience interdite - FlatlinersUn film de Niels Arden Oplev
Date de sortie : 22 novembre 2017
Avec Ellen Page, Diego Luna, Nina Dobrev
Durée : 1h50

Synopsis :

Pour découvrir ce qui se passe après la mort, cinq étudiants en médecine se lancent dans une expérience aussi audacieuse que dangereuse. Sur eux-mêmes, volontairement, ils provoquent des arrêts cardiaques pendant de courtes périodes afin de vivre des expériences de mort imminente. En poussant le processus de plus en plus loin, ils vont devoir affronter non seulement leur part d’ombre et leur passé, mais plus effrayant encore, les phénomènes paranormaux liés au fait qu’ils sont revenus de l’au-delà…

Notre avis sur le film :

Assez étrange que ce film dans lequel on entre par la porte d’étudiants en médecine typiquement américains et quelque peu cliché. Dans le cadre de recherches, l’une d’entre eux va vouloir vivre une expérience de mort imminente pendant quelques minutes afin de voir les réactions cérébrales qui suivent la mort, avant d’être ramenée à la vie par ses collègues futurs médecins. Cette expérience ayant décuplé certaines de ses capacités, ils vont rapidement tous vouloir tenter l’expérience, avant que les fantômes de leurs passés respectifs ne viennent les hanter par des visions cauchemardesques très réalistes. Le film, thriller sur le fond, flirte donc avec le cinéma d’épouvante sans jamais tomber dans le gore. Juste ce qu’il faut pour pimenter l’histoire et tenir le spectateur en haleine. Toutefois, la seconde partie du film s’oriente davantage vers un combat démoniaque pour comprendre comment refouler ces visions et la résolution assez rapide et simpliste achève le film dans un léger goût d’inachevé. Au-delà d’un montage assez dynamique, le film manque un peu d’imaginaire, notamment dans la manière de traiter l’après-vie. On se concentre essentiellement sur les remords des personnages dans une figuration très réaliste. Aucun décryptage, aucune interprétation n’est nécessaire puisque tout est clairement montré. De même, le scénario de l’exploration de l’après-vie sert davantage de point de départ à l’intrigue qu’elle n’en est en réalité le centre. On se laisse donc porter par cette expérience qui enseigne que, pour l’avancée de science, certaines limites ne doivent pas être franchies. Et surtout, que le retour ne se fait pas en toute impunité.