Archive mensuelles: décembre 2017

Everest, quand l’exploit d’une vie devient le dernier

Everest, le filmUn film de Baltasar Kormákur
Date de sortie : 23 septembre 2015
Avec Jason Clarke, Jake Gyllenhaal, Josh Brolin
Durée : 2h02

Synopsis :

Inspiré d’une désastreuse tentative d’ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l’homme ait connues. Luttant contre l’extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l’épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.

Notre avis sur le film :

Gravir le Toit du Monde revêt l’exploit ultime dans l’esprit des montagnards les plus chevronnés. Basé sur des faits réels, Baltasar Kormákur nous emmène à le conquête de cette montagne himalayenne indomptable. Loin des clichés des films catastrophes hollywoodiens habituels, Everest nous place devant cette réalité que chaque alpiniste connaît avant d’entreprendre ce périlleux périple jusqu’à plus de 8800 m : la mort guette à chaque détour de chemin. Le manque d’oxygène, le mal des montagnes, les crevasses, la mauvaise météo, le froid, les occasions de ne pas revenir ne manquent pas. Et pourtant l’envie de grimper est la plus forte. Malgré l’entraide de ces hommes et de ces femmes contre les éléments qui se déchaînent, la montagne reste reine et surtout la plus forte. C’est cela que dépeint le réalisateur dans un film de 2h presque sans temps mort : les hommes sont bien faibles face à elle, loin de tout confort et de toute technologie moderne. Chaque mauvais choix est pénalisé de la plus radicale manière qui soit. Mais c’est sans regret car, comme nous l’avons dit, chacun savait dans quoi il s’engageait : repousser ses limites sans franchir la ligne jaune. Reste alors la majesté de la montagne, des plans immaculés où le sentiment de danger s’envole le temps d’un instant, une beauté à toute épreuve pour laquelle certains sont prêts à risquer leur vie. Une véritable épopée, une leçon de vie et… de mort.

Garder le sourire, au-delà de la maladie

Garder le sourire, Kiss & cryUn film de Sean Cisterna
Date de sortie : 31 août 2017
Avec Luke Bilyk, Sarah Fisher, Sergio Di Zio
Durée : 1h35

Synopsis :

Carley Allison, 17 ans, est une patineuse hors pair et une chanteuse en devenir lorsqu’elle apprend être atteinte d’une très rare tumeur cancéreuse sur la trachée. Dotée d’une incroyable joie de vivre, Carley commence alors un dur combat contre la maladie, entourée de sa famille et de son petit ami.

Notre avis sur le film :

Kiss and cry de son titre original est basé sur l’histoire vraie de Carley Allison, une jeune patineuse prometteuse de 17 ans. Alors que tout sourit à la jeune fille, on va lui diagnostiquer un cancer très rare de la trachée. Ni la souffrance, ni le respirateur artificiel, ni les séances de chimiothérapie, ni les perspectives pessimistes des pronostics ne vont entamer durablement son moral et sa confiance en la vie. Elle va choisir de profiter des moments de bonheur qui lui sont offerts malgré tout, l’amour et l’amitié, la joie de chanter l’hymne national à l’ouverture d’un match de hockey, une vie presque normale malgré la maladie. Une leçon de courage, une leçon sur l’envie de se battre, une leçon sur le choix, celui de toujours voir le verre à moitié plein. Cette irrépressible force d’avancer et d’aimer est incarnée dans un film d’une absolue justesse par Sarah Fisher, l’amie de Carley Allison dans la vie. Un hommage à cette forte jeune fille qui n’a jamais baissé les bras et un titre très juste, référence au banc où les athlètes attendent la note des juges. Une belle ode à la relativité des choses et à ce besoin urgent de profiter de ce que nous avons. Carpe diem