Archive mensuelles: juillet 2017

Mary, une petite fille presque comme les autres

MaryUn film de Marc Webb
Date de sortie : 13 septembre 2017
Avec Chris Evans, Mckenna Grace, Lindsay Duncan
Durée : 1h41

Synopsis :

Après le suicide de sa mère alors qu’elle n’était qu’un bébé, Mary Alder se voit confiée à son oncle, Frank. Dès son 1er jour d’école, sa maîtresse, Bonnie, découvre que l’enfant est un génie, étant capable de résoudre des problèmes de mathématique très complexes et bien trop avancés pour une enfant de 7 ans. Commence alors une bataille juridique pour la garde de l’enfant, menée par sa grand-mère maternelle. Frank, opposé à l’idée que sa nièce soit envoyée dans une école pour génies, se bat pour en conserver la garde.

Notre avis sur le film :

On retrouve ici Captain America (Chris Evans) dans un registre bien différent, celui d’un homme qui a promis à sa sœur de prendre soin de sa fille. Mais lorsque cette dernière commence à montrer des capacités impressionnantes pour une enfant de son âge, notamment en mathématiques, le dilemme intervient. Doit-il laisser Mary poursuivre sa scolarité dans une école classique et avoir une enfance normale ou doit-il lui permettre de développer très jeune ses extraordinaires capacités en l’envoyant dans une école pour surdoués ? La grand-mère maternelle, n’ayant jamais admis que le suicide de sa fille pouvait être de près ou de loin lié aux mathématiques, penche pour la seconde option et essaye d’obtenir la garde de Mary. L’originalité du scénario repose sur cette complicité père-fille alors même qu’ils ne le sont pas. Taciturne, Frank ne montre pas volontiers ses émotions même s’il sait avoir raison quant à l’avenir de la jeune fille. Cette dernière incarne parfaitement la dualité de son existence, entre la volonté d’être une petite fille comme les autres mais pas vraiment sociable, et cette envie insatiable de résoudre des problèmes plus compliqués les uns que les autres. Chacun devra trouver son équilibre mais quand la justice vient mettre son nez dans les affaires de familles, c’est rarement pour les simplifier. Un film attachant, avec un potentiel pas totalement exploité mais un scénario bien ficelé, un jeu juste pour une morale somme toute assez prosaïque.

Raid dingue, la motivation ne fait pas tout

Raid dingue, un film de Dany BoonUn film de Dany Boon
Date de sortie : 1 février 2017
Avec Alice Pol, Dany Boon, Michel Blanc
Durée : 1h50

Synopsis :

Johanna Pasquali est une fliquette pas comme les autres. Distraite, rêveuse et maladroite, elle est sympathique mais totalement nulle. Dotée pourtant de réelles compétences, sa maladresse fait d’elle une menace pour les criminels, le grand public et ses collègues. Elle s’entraîne pourtant sans relâche pendant son temps libre pour réaliser son rêve : être la première femme à intégrer le groupe d’élite du RAID.
Acceptée au centre de formation du RAID pour des raisons obscures et politiques, elle se retrouve alors dans les pattes de l’agent Eugène Froissard (dit Poissard), le plus misogyne des agents du RAID. Ce duo improbable se voit chargé d’arrêter le redoutable Gang des Léopards, responsable de gros braquages dans les rues de la capitale.

Notre avis sur le film :

Comme dans Supercondriaque, l’un de ses précédents films, Dany Boon, toujours aussi amusant, trouve en Alice Pol un alter-ego dont le talent comique s’affirme de plus en plus et rappelle l’énergie et la drôlerie de Valérie Lemercier. Complètement obsédée par sa réussite dans le métier de policier, Johanna Pasquali se donne à fond sur son temps libre pour s’entraîner et être au top afin d’intégrer, un jour, la prestigieuse équipe du RAID. Son père, ministre de la Défense, n’est pas totalement étranger à cette intégration surprise au RAID et Johanna se retrouve dans un monde d’hommes qui ne lui fait pas peur mais où elle est bien décidée à faire ses preuves, quitte à en faire plus que les autres. Sa maladresse et les quiproquos engendrés ne sont pas sans rappeler l’attachant Coluche dans l’Inspecteur la Bavure. En quelques années, Alice Pol s’impose de plus en plus comme un choix évident dans les premiers rôles, faisant même passer au second plan le jeu toujours désopilant de Dany Boon (enfin on aime ou on n’aime pas). Une comédie bien sympathique qui aborde avec légèreté mais force critique la misogynie ambiante, les magouilles politiques, la réussite par la volonté, les préjugés de l’aristocratie, la reconnaissance au mérite. Un bon moment assurément !