Archive mensuelles: juillet 2016

Un avion sans elle de Michel Bussi, mais qui est donc cette Libellule ?

Un avion sans elle

Un livre de Michel Bussi
Édition : Pocket
ISBN : 978-2266233897
Note personnelle : 17,5 / 20

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Synopsis :

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapé d’un crash d’avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias, ont baptisée Libellule.
Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.
Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante, jusqu’à ce que les masques tombent.
Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Notre avis sur le roman :

 » Un plongeon de près de mille mètres en moins de dix secondes, presque à la verticale, avant de se stabiliser de nouveau. La plupart des passagers dormaient. Ils se réveillèrent brusquement avec la sensation terrifiante de s’être assoupis sur le fauteuil d’un manège de foire. »
On est très vite pris par cette histoire dramatique et on comprend qu’elle ne va pas être simple : dix-huit ans d’enquête pour trouver qui d’Émilie Vitral ou de Lyse-Rose de Carville a survécu au terrible crash du mont Terrible. Et malgré la ténacité du détective Crédule Grand-Duc et l’argent quasi-illimité de la famille de Carville, la vérité ne veut pas éclater. On en vient à se demander si l’un des protagonistes, connu ou inconnu, ne tire pas toutes les ficelles de ce drame. Le roman est très bien construit, Michel Bussi distille les indices et les fausses pistes au compte-goutte et maintient ainsi le suspense tout au long des 572 pages. Le récit du détective sonne presque comme un roman dans le roman. On ne s’ennuie pas et on se prend à aimer puis à détester chacune des familles, avant de se dire que tout n’est pas blanc ou noir, pour l’une comme pour l’autre. Mais le temps presse, Lily (comme on l’a appelée) s’apprête à commettre l’irréparable. La résolution est originale sans être tirée par les cheveux et met un point final à dix-huit ans de mystères, de mensonges et de trahisons. Haletant.

La chute de Londres : de l’action, des terroristes et l’homme de la situation

La chute de LondresUn film de Babak Najaf
Date de sortie : 2 mars 2016
Avec Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman
Durée :1h38

Synopsis :

Les plus grands leaders du monde occidental sont attendus à Londres aux funérailles du Premier ministre britannique, mort dans des circonstances plus que douteuses. Mais ce qui avait commencé comme l’événement le plus sécurisé de la planète tourne rapidement au désastre. Cible d’un complot terroriste, la capitale anglaise est mise à feu et à sang et la plupart des chefs d’état sont éliminés. Seuls ont pu s’échapper le président américain et l’agent secret Mike Banning, qui vont devoir à la fois combattre pour survivre et mettre fin aux agissements des terroristes.

Notre avis sur le film :

Globalement, les critiques que j’avais lues à propos de cette suite de La Chute de la Maison-Blanche n’étaient pas très bonnes. Mais ce deuxième volet remplit néanmoins son objectif principal, divertir le spectateur avec une recette à succès : des scènes d’action pleines d’effets spéciaux, des terroristes qui tirent partout et qui butent – sans jeu de mots – sur l’homme de la situation : Gerard Butler, alias Mike Banning, le garde du corps du président américain. Le scénario n’est pas exceptionnel mais sa simplicité permet de profiter pleinement des nombreuses poursuites, cascades et fusillades qui s’enchaînent à un rythme effréné. Ce film dans l’air du temps ne restera assurément pas dans les annales tel un Die Hard mais tient néanmoins le spectateur en haleine tout en lui assurant rapidement que les bons américains parviendront à s’en sortir sains et saufs.

Jack Wilder et la mystérieuse cité d’or, l’aventure avant tout !

Jack Wilder et la mystérieuse cité d'orUne série en 2 épisodes de Terry Cunningham
Date de sortie : 2010
Avec Shane West, Luke Goss, Natalie Martinez, Elden Henson
Durée : 3h02

Synopsis :

L’archéologue Jack Wilder entend parler d’une ancienne prophétie inca permettant de localiser l’emplacement exact de la légendaire cité El Dorado. Prêt à tout pour la retrouver, il s’embarque dans un voyage semé d’embûches. À peine arrivé au Pérou, il est pris en chasse par Sam Grissom, un mercenaire, puis tombe dans un piège tendu par des soldats corrompus.

Notre avis sur le film :

Alors bien sûr on est très loin de la qualité visuelle et scénaristique d’Indiana Jones, mais ce téléfilm-série de 3 heures remplit son contrat de nous divertir… avec les moyens dont il dispose. Terry Cunningham ne fait pas dans l’originalité et réunit ici les quatre archétypes du film d’aventures. Tout d’abord, l’aventurier casse-cou, toujours par monts et par vaux, peu importe le danger ou les conséquences de son action, un seul objectif compte, sa quête. Ensuite, la jolie fille qui n’est pas sortie de ses bouquins depuis un moment mais qui ne voudrait pour rien au monde rater l’enquête… et les beaux yeux – entre autres – de l’aventurier. Puis arrive le geek de service, avec un ordinateur – Apple bien sûr – capable de faire la reconnaissance géologique d’une montagne en moins de 5 minutes. Alors bien sûr, pour pirater l’intranet d’une université, on se dit 30 secondes ? Enfin, toute une foule de méchants impitoyables, dont les alliances et les trahisons se succèdent jusqu’à leur fin tragique. Les effets spéciaux ne sont pas sensationnels mais pour un petit téléfilm, les idées sont là. Le rythme est assez soutenu et les scènes d’action nombreuses. Même si les explications scientifiques paraissent farfelues même au dernier des néophytes, le scénario est assez clair et on se laisse porter de découvertes et désillusions. Il manque néanmoins 2 choses pour remplir totalement le contrat : un peu plus d’humour (les Indiana Jones et autres Benjamin Gates en sont truffés) et surtout, une bande originale digne de ce nom. A voir par une longue soirée d’hiver, lors d’une soudaine envie d’aventure…

Aloha, un complexe retour parfois incompréhensible

Aloha, l'afficheUn film de Cameron Crowe
Date de sortie : 15 octobre 2015
Avec Bradley Cooper, Emma Stone, Rachel McAdams, Bill Murray
Durée : 1h45

Synopsis :

Un militaire de renom retourne sur les terres où il a connu les plus grands succès de sa carrière. Alors qu’il renoue des liens avec un amour de jeunesse, il tombe contre toute attente sous le charme d’une militaire de l’Air Force qu’on lui a assigné.

Notre avis sur le film :

Le synopsis ci-dessus est assez succinct mais entrer dans les détails du scénario d’Aloha, c’est finalement se rendre compte que l’on a pas forcément tout compris. Et pour cause. L’histoire est assez linéaire, mais les dialogues sont sans relief, n’expliquent rien, si bien que l’on ne comprend l’histoire que dans ses grandes lignes, avec parfois des interrogations quant à la tournure qu’elle prend. On n’arrive pas à bien situer Brian Gilcrest, interprété par Bradley Cooper, tant il semble mystérieux et surtout, ne pas savoir s’il doit se trouver là ou non. Mais au-delà de cet écueil qui tient à mon sens de la réalisation, Cameron Crowe nous sert une comédie romantique avec un casting de choix : Bradley Cooper (on en a parlé), Rachel McAdams (la belle ex désormais rangée mais gardant quelques incertitudes), Bill Murray (le milliardaire extravagant) et surtout, la belle Emma Stone qui incarne une pilote de l’Air Force avec un quart de sang hawaïen et un quart de sang chinois. Et là, autre écueil du film, qui lui a valu de nombreuses critiques outre-Atlantique : la jolie blonde ne ressemble pas vraiment à une autochtone hawaïenne. Mais sa fraîcheur et son dynamique nous font vite oublier cette erreur de casting et grâce à elle, le film prend réellement vie et assied sa crédibilité. Et puisque la puissance des dialogues n’est clairement pas au rendez-vous, Cameron Crowe s’attache aux mouvements des corps, aux regards, aux non-dits… et en profite pour justifier le caractère mystérieux et énigmatique de Brian Gilcrest. Le tout planté dans le décor idyllique de l’île d’Hawaï grâce auquel on se laisse porter, dans la brise légère des sentiments, et qui laisse s’envoler les regrets du passé pour ne garder que les petits bonheurs présents.