Archive mensuelles: avril 2016

Invasion, de Robin Cook, et si un mystérieux virus se répandait sur Terre ?

Invasion, roman de Robin Cook

Un livre de Robin Cook
Édition : Albin Michel
ISBN : 978-2226105189
Note personnelle : 17 / 20

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Synopsis :

Et si un virus inconnu se répandait sur Terre, tuant les plus faibles, laissant les survivants dans un état d’euphorie et soumis à une mystérieuse volonté supérieure…
Après Contagion, Cure fatale ou Phase terminale, Robin Cook, le grand maître du thriller médical, imagine un scénario très noir pour le futur de l’humanité : des millions d’êtres humains contaminés, et peu à peu transformés en une secte sous l’emprise d’un pouvoir mystérieux. Seuls quelques spécialistes de biologie, de médecine et d’informatique prennent conscience de la gravité de ce mal venu d’ailleurs. Ils vont réunir toutes leurs connaissances pour lutter contre un ennemi aussi invisible que redoutable. Mais leur combat est loin d’être gagné.

Notre avis sur le roman :

« Il fit un geste et les deux autres policiers se dirigèrent vers la construction délabrée et y entrèrent. Vince resta à l’extérieur et parcourut l’horizon des yeux. La chaleur était telle que l’air faisait onduler le paysage. Les deux policiers ressortirent rapidement, adressant un signe de dénégation à leur chef. Elle n’était pas là. Ils retournèrent vers l’hélicoptère. Elle était tout près. Il le sentait. Et d’ailleurs, aurait-elle pu aller bien loin, avec cette chaleur ? »
Le maître du thriller médical s’essaie ici à un genre nouveau, celui de la science-fiction, et force est de constater qu’il y parvient plutôt bien. L’histoire reste crédible et comme toujours, elle est très bien documentée du point de vue scientifique. Le début du roman pose rapidement les personnages dans leurs vies respectives, ne dévoilant que légèrement le lien qui va finir par les unir et leur permettre de lutter contre ce virus qui contamine à vitesse grand V tous les humains de la planète. Le rythme du roman est très soutenu et s’accélère encore vers le dénouement, emportant le lecteur dans un tourbillon de rebondissements. Le style de Robin Cook reste facile à lire et jamais les termes scientifiques ou médicaux ne sont un blocage à la compréhension. Un livre divertissant qui se lit d’une traite, ou presque.

Le drôle de Noël de Scrooge, du bonheur de la vie à la peur de la mort

Le drôle de Noël de ScroogeUn film de Robert Zemeckis
Date de sortie : 25 novembre 2009
Avec Jim Carrey, Gary Oldman, Colin Firth
Durée : 1h36

Synopsis :

Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge est connu comme l’un des plus riches et des plus avares. Ce vieillard solitaire et insensible vit dans l’obsession de ses livres de comptes. De tous les jours de l’année, celui que Scrooge déteste le plus est Noël. L’idée de répandre joie et cadeaux va définitivement à l’encontre de tous ses principes ! Mais en cette veille de Noël, en rentrant chez lui, Scrooge a d’étranges hallucinations. Le spectre de son ancien associé lui rend la plus effrayante des visites, et lui en annonce d’autres, aussi magiques que troublantes…

Notre avis sur le film :

Cette adaptation d’Un chant de Noël de Charles Dickens est une petite merveille, mais qui se destine avant tout aux adultes, la noirceur du récit et des images pouvant vraiment effrayer les petits. Les plans sont à couper le souffle (notamment les survols de Londres avec la neige qui tombe) et la 3D est impériale, l’une des plus réussies que j’ai jamais vues alors même que ce film d’animation a déjà près de 7 ans. Le film nous emmène dans un univers profond de noirceur et de solitude qu’est la vie de Scrooge, lui qui n’aime rien ni personne, à part l’or qu’il compte à longueur de journée. Lors de cette nuit de Noël, il sera hanté par le fantôme de Marley, son ancien associé, qui lui dit regretter la vie qu’il a mené et qui l’a contraint aujourd’hui à errer sans fin dans l’antichambre de l’enfer. Il annonce à Scrooge que 3 esprits viendront lui rendre visite, les fantômes des Noëls passés, présents et à venir. Ces esprits tenteront de faire changer Scrooge, sans quoi une bien terrible fin attendra l’homme décharné, aigri et sans cœur qu’il est devenu. Au-delà de l’histoire qui a traversé les générations, cette adaptation de Zemeckis conforte le genre cinématographique de l’animation pour adulte : elle fait réfléchir et ne possède pas de niveau de lecture pour les enfants. Zemeckis opte ici pour la performance capture (qui permet de modéliser un habillage de synthèse par-dessus le jeu de vrais comédiens), renforcée par des effets spéciaux, fluides et féconds en idées visuelles ingénieuses. La performance de Jim Carrey, souvent méconnaissable, est à mentionner. En résumé, une animation sensationnelle, des plans vertigineux optimisés par une 3D maîtrisée, des dialogues efficaces allant à l’essentiel du scénario mais sans presser sa résolution : un film à voir et à revoir aujourd’hui ou dans quelques années en gageant qu’il n’aura pas pris une ride.

Divergente 3, au-delà du mur, en qui peut-on encore avoir confiance ?

Divergente 3Un film de Robert Schwentke
Date de sortie : 9 mars 2016
Avec Shailene Woodley, Theo James, Jeff Daniels
Durée : 2h00

Synopsis :

Sous le choc, Tris et Quatre doivent fuir et franchir le mur encerclant Chicago. Pour la première fois, ils quittent la seule ville et famille qu’ils aient connues. Mais au delà du mur se trouve un monde hostile qu’ils vont devoir affronter. Tris et Quatre doivent rapidement déterminer en qui ils peuvent avoir confiance alors qu’une bataille menaçant l’humanité toute entière est sur le point d’éclater…

Notre avis sur le film :

Dans ce troisième volet de la saga, Robert Schwentke (le réalisateur du deuxième) nous plonge immédiatement dans les tourments de Tris, qui pense avoir vaincu une dictature pour que s’en instaure une autre, cette fois sous le commandement d’Evelyn, la propre mère de Quatre. Avec un petit groupe, Tris et Quatre vont tenter de franchir malgré l’interdiction le mur d’enceinte de Chicago pour voir ce qu’il y a au-delà du mur. Tris va découvrir qu’elle est encore plus spéciale qu’elle ne le pensait et va avoir fort à faire pour décider à qui accorder sa confiance. Les décors post-apocalyptiques sont somptueux et, dans la mesure où l’on s’éloigne du récit original du livre, on aurait aimé en savoir plus sur ce monde. On ne voit qu’une fourmilière de gens bien disciplinés, qui voient Tris comme une super-héroïne. Ils sont dirigés par David qui semblent faire la pluie et le beau temps sur cette cité mais également sur Chicago, du haut de son bureau de verre. L’intrigue est assez prenante mais le réalisateur a du mal à s’en détacher pour faire vivre d’autres histoires parallèles, comme la romance de Tris et Quatre qui devient de fait peu crédible. De plus, l’histoire est un peu téléguidée et on a l’impression que Tris doit affronter méchant après méchant, comme dans les bons vieux jeux vidéos. On se doit peut-être d’attendre le Boss dans le dernier volet qui devrait sortir en 2017 avec, espérons-le, une fin beaucoup plus surprenante pour cette franchise somme toute assez réussie.