Archive mensuelles: mars 2016

The invisible woman, le secret bien gardé de Charles Dickens

The invisible womanUn film de Ralph Fiennes
Date de sortie : 2013
Avec Ralph Fiennes, Felicity Jones, Kristin Scott Thomas
Durée : 1h51

Synopsis :

L’histoire d’amour méconnue entre le célèbre écrivain victorien Charles Dickens, alors âgé de 45 ans, et Nelly Ternan, une jeune actrice de 18 ans…

Notre avis sur le film :

« C’est le récit d’une infortune, c’est le récit d’un chagrin, d’un amour rejeté, d’un amour retrouvé pour demeurer vivant par-delà le temps. À ceux qui pensent que le silence est l’endroit où cacher un cœur lourd, souvenez-vous qu’aimer et être aimé est la vie elle-même, le souffle sans lequel nous ne serions rien ». Ralph Fiennes passe derrière la caméra pour nous raconter l’histoire de la relation entre Charles Dickens et Nelly Ternan, la cadette d’une famille d’actrices, peut-être la plus jolie mais aussi l’actrice la moins douée et donc la moins sollicitée. Mais c’est son cœur qui va conquérir le grand Charles Dickens, alors marié et père de 5 fils. Il organisera sa vie pour satisfaire cet amour que lui rend bien la jeune fille, quitte à faire souffrir les gens autour de lui. Son génie n’était pas là mais Nelly va l’accepter et vivre avec lui plus d’une dizaine d’années, dans l’ombre et le mensonge.
C’est un film au rythme très lent que nous livre Ralph Fiennes qui interprète avec brio Charles Dickens, homme de divertissement très en vue en son temps. Felicity Jones est épatante de retenue et de justesse : elle est amoureuse mais elle sait en même temps qu’elle se condamne à une vie cachée, où jamais elle ne pourra vivre son idylle au grand jour. On aurait apprécié ressentir davantage la passion d’un côté et de l’autre, mais n’est-ce pas volontaire pour retranscrire le climat des sentiments de l’époque victorienne où un léger sourire était déjà une déclaration d’amour enflammée ? A voir donc, notamment pour la prestation des protagonistes principaux.

Un cœur à l’envers, l’ignorance de son premier amour

Un coeur à l'envers afficheUn film de Rob Reiner
Date de sortie : 2010
Avec Madeline Carroll, Callan McAuliffe, Aidan Quinn
Durée : 1h30

Synopsis :

Juli Baker croit fermement à trois choses: que les arbres sont sacrés (surtout son très cher sycomore), que les œufs qu’elle récupère dans son jardin sont un véritable bienfait, et qu’un jour elle embrassera Bryce Loski. Depuis qu’elle a vu Bryce, Juli est tombée amoureuse. Malheureusement, Bryce n’a jamais partagé ses sentiments. Il pense au contraire, que Juli est bizarre. Mais un jour, tout change brusquement…

Notre avis sur le film :

« I guess it’s something about his eyes, and maybe his smile ». Depuis qu’elle l’a rencontré, Juli est littéralement tombée amoureuse de son voisin Bryce et fait tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il la remarque et partage ses sentiments. Mais de son côté, Bryce voit Juli comme une fille bizarre et envahissante, comme un problème à résoudre. Jamais il ne prend son parti, il évite de lui parler, de lui dire ce qu’il pense, quitte à la faire souffrir. Cette histoire est vraiment touchante, les acteurs sont sincères et mettent en lumière les premiers émois de deux enfants qui doivent évaluer leurs sentiments et les impacts de leurs choix sur leur vie sociale et familiale. La réalisation – les mêmes scènes avec le point de vue de l’un puis de l’autre – donne étonnamment du rythme au film et lorsqu’on découvre une scène pour la première fois, on a hâte de la revoir avec la vision de l’autre. La force de ce film est qu’il ne cherche pas à changer les personnages au fur et à mesure du scénario, mais plutôt à leur faire chercher ce qu’ils ont de meilleur en eux. Certains n’ont que des regrets et de l’amertume (le père de Bryce), d’autres ont de la compassion et le sens du sacrifice (le père de Juli), d’autres enfin comprennent que les apparences sont souvent trompeuses et apprennent comment regarder à travers la surface. En somme, une très jolie comédie romantique, originale puisque portée par des enfants, et servie par une magnifique musique, notamment l’interprétation de Let it be me de Phil Everly. Touchant !