Archive mensuelles: février 2016

Nouveau site Topexpos Documentaires

Nouveau site et nouveau concept : découvrir par la lecture les commentaires pertinents et instructifs des documentaires TV, agrémentés d’images originales, extraites du documentaire vidéo original. C’est le nouveau pari que nous nous sommes lancés et les 5 documentaires présents sur ce site répondent déjà à l’intérêt de plusieurs centaines de visiteurs mensuels.

Entièrement adapté à une lecture à la fois sur ordinateur et sur mobile, le site Topexpos Documentaires est une fabuleuse occasion de découvrir un sujet et de trouver informations et anecdotes que recèlent les commentaires de documentaires diffusés sur le petit écran.

  • Collines Chocolat aux Philippines
    Îles de beautés, les Philippines


Découvrir le nouveau site Topexpos Documentaires

Parmi les sujets déjà abordés, nous vous proposons de retrouver :

  • Louis de Funès intime : Il fut l’un des acteurs comiques les plus célèbres du cinéma français d’après-guerre. Mais qui était vraiment Louis de Funès ? Ce portrait retrace la carrière, mais évoque aussi la vie de Louis de Funès. Le succès fut long à venir, et c’est grâce à son ami Daniel Gélin qu’il a pu démarrer au cinéma.
  • Toutankhamon, secrets de famille : Ce masque mortuaire est le symbole même de l’Égypte antique. Il appartenait à l’un des pharaons les plus connus : Toutankhamon. Qui était-il réellement ? Que sait-on de ce souverain mort à 19 ans et qui régna pendant une seule décennie ? Qui était sa reine ? Était-ce sa propre sœur ? Où se trouve son tombeau ?
  • Îles de beautés, les Philippines : Les Philippines, vaste archipel tropical dans le Pacifique ouest, compte plus de 7000 îles, petites et grandes. Les géologues les classent parmi les plus anciennes de la Terre. Le paysage varié de l’archipel se compose de montagnes, de denses forêts tropicales, de plages et de récifs.
  • Ushuaia Nature, la forêt des Mutants (Bornéo) : Traversée par la flèche virtuelle de l’Équateur, l’île de Bornéo avec sa forêt impénétrable et ses montagnes inaccessibles, demeure à juste titre le rêve des explorateurs et des scientifiques. Au fil des millions d’années, la nature a sculpté le minéral et donné à la vie la clairvoyance de s’adapter pour ne pas mourir.
  • Vues d’en haut, les Alpes Suisses : Notre voyage aérien débutera à la frontière entre la Suisse et l’Italie, sur les rives du Lac Majeur. Nous mettrons ensuite le cap au nord, sur la route de châteaux et de villages médiévaux. Une fois passé le col du San Bernardino dans les Alpes Suisses, nous arriverons dans l’un des plus petit État d’Europe, le Liechtenstein.

Profitez bien de notre nouveau site et n’hésitez pas à donner vos impressions en-dessous de cet article ou sur nos réseaux sociaux Twitter ou Facebook.

Le père de la mariée 1 & 2, quand on s’aperçoit que les enfants ont grandi

Le père de la mariéeDes films de Charles Shyer
Date de sortie : 1991 et 1995
Avec Steve Martin, Diane Keaton, Kimberly Williams-Paisley
Durée : 1h45 / 1h46

Synopsis :

George Banks s’écroule quand sa fille de 22 ans, Annie, lui annonce son mariage avec Brian Mac Kenzie. C’est à contre-cœur que ce « papa poule » donne son consentement. Mais le jour de la cérémonie, George ne peut que se réjouir du bonheur de sa fille.

Notre avis sur le film :

Ce remake du film de 1950 avec Elizabeth Taylor et Spencer Tracy mélange admirablement des moments de franche rigolade et d’autres qui font prendre la pleine mesure du passage d’Annie vers l’âge adulte. En effet, elle s’apprête à quitter le nid et c’est avec envie et joie qu’elle prépare un mariage qui s’annonce somptueux. Mais elle ne peut s’empêcher d’éprouver un peu de crainte et de nostalgie à l’idée de sa vie heureuse et bien remplie de petite fille qu’elle laisse derrière elle. Les acteurs sont parfaits dans leurs rôles respectifs et le potentiel comique de Steve Martin fait qu’on ne s’ennuie pas une minute. Même si c’est parfois difficile, il fera toujours les bons choix pour le bonheur de sa fille. La suite de ce film sera finalement logique avec l’annonce (mémorable) d’un futur bébé à venir. Et la vie de George Banks va légèrement se compliquer au moment où il apprend qu’il va être grand-père, lui qui se sent encore si jeune. En résumé, une belle morale convenue sur l’envol inéluctable des enfants du cocon familial, laissant derrière eux un grand vide, uniquement comblé par l’amour réciproque qu’ils ont pour leurs parents.

Qui es-tu Alaska ? ou quand les ados recherchent un sens à leur vie

Qui es-tu Alaska ?

Un livre de John Green
Édition : Gallimard Jeunesse
ISBN : 978-2070695799
Note personnelle : 16,5 / 20

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Synopsis :

Miles Halter a seize ans mais n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il quitte le cocon familial pour le campus universitaire : ce sera le lieu de tous les possibles, de toutes les premières fois. Et de sa rencontre avec Alaska. La troublante, l’insaisissable Alaska Young, insoumise et fascinante.
Amitiés fortes, amour, transgression, quête de sens : un roman qui fait rire, et fondre en larmes l’instant d’après…

Notre avis sur le roman :

 » Elle a posé son livre et elle est sortie de son lit, enroulée dans son drap. Je lui ai trouvé l’air concerné. L’air de la fille que j’avais rencontré la veille, Celle qui avait déclaré que j’étais mignon et qui bouillonnait d’énergie, d’absurdité et d’intelligence. Et puis elle a éclaté de rire. »
Le livre commence comme un compte à rebours jusqu’à une certaine soirée qui marquera le début d’autre chose, d’une nouvelle existence entre souvenirs et regrets, entre nouvelles envies et regain d’espoir. Miles Halter, qui a pour passion de retenir les dernières paroles des gens célèbres, arrive sur le campus universitaire pour faire éclater sa soif d’aventures, son appétit de la vie. Il va y rencontrer Alaska, une jeune fille troublante qui le guidera sur ce chemin. John Green parvient à mêler les sentiments, à exacerber les personnalités pour en faire rien moins que des ados ordinaires avec leurs joies, leurs peurs, leurs envies et leurs erreurs. On immerge dans la vie du campus entre bêtises et bravade, défi des interdits et apprentissage de la vie, au gré des saisons de l’Alabama. John Green parvient à faire surgir les bonnes questions au bon moment : quel rôle jouons-nous sur Terre ? une seule vie peut-elle avoir un impact ? quel est la meilleure façon de mourir ? Des questions sombres qu’on a pu tous se poser un jour ou l’autre, dans notre quête de sens de la vie. On comprend assez vite le nœud de l’intrigue et c’est tant mieux car cela nous laisse tout loisir pour admirer l’évolution des relations et l’émergence d’une sensibilité à fleur de peau qui fait faire/dire les choses qu’on regrette. Bref, l’auteur arrive à poser des mots simples sur des sentiments et des relations compliqués, pour éclairer une période de notre vie dont on reste parfois nostalgique, mais dont on sait qu’elle n’a pas été la plus facile. La construction de l’être est à ce prix, ne fût-ce que pour devenir des adultes responsables et sages. Et aussi, peut-être, pour découvrir comment sortir de ce labyrinthe de souffrance.

Les huit salopards, huis-clos sous haute tension

Les 8 salopardsUn film de Quentin Tarantino
Date de sortie : 6 janvier 2016
Avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh
Durée : 2h48

Synopsis :

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Notre avis sur le film :

Un film surprenant que ce dernier Tarantino, placé dans un décor de l’Amérique d’après guerre de Sécession, où le froid et la neige engourdissent les corps mais pas les esprits. Les différents chapitres vont rythmer le scénario sans linéarité pour mieux dérouler puis expliquer l’intrigue. Les dialogues ciselés sont savoureux et l’on sent, dans ce huis-clos infernal de l’auberge, monter une tension palpable qui doit éclater parfois avant le grand final, la grande révélation. La noirceur de ce film est totale et les nombreuses allusions sexistes et racistes pourraient déplaire… mais n’oublions pas qu’il s’agit des Hateful eight, des protagonistes pour qui nous devons éprouver du mépris voire de la haine. Et Tarantino sait y faire en menant des acteurs absolument impeccables (Samuel L. Jackson en tête) dans l’immonde univers des tueurs à gages. Rien n’est épargné au spectateur, ni les coups, ni le sang, ni la verve crue de ces hommes sans peur ni retenue. Chacun a son histoire, son but, et espère être un peu plus malin, un peu plus salopard que son acolyte. Aucune solidarité à attendre, si ce n’est celle qui les empêchera d’agoniser lentement dans un bain de sang tarantinesque. Oppressant et jouissif !

La 5ème vague, le début d’une nouvelle trilogie apocalyptique

La 5e vagueUn film de J Blakeson
Date de sortie : 27 janvier 2016
Avec Chloë Grace Moretz, Nick Robinson, Alex Roe
Durée : 1h57

Synopsis :

Quatre vagues d’attaques, chacune plus mortelle que la précédente, ont décimé la presque totalité de la Terre. Terrifiée, se méfiant de tout, Cassie est en fuite et tente désespérément de sauver son jeune frère. Alors qu’elle se prépare à affronter la cinquième vague, aussi inévitable que fatale, elle va faire équipe avec un jeune homme qui pourrait bien représenter son dernier espoir – si toutefois elle peut lui faire confiance…

Notre avis sur le film :

« Si vous voulez détruire l’humanité, commencez par leur ôter toute humanité. » A première vue, le pitch paraît attrayant, les acteurs aussi. Au début, on entre facilement dans l’intrigue grâce à un flash-back assez long, censé être nécessaire pour présenter l’héroïne, la jolie Cassie incarnée par Chloë Moretz, comme une lycéenne banale, cherchant à se faire remarquer par l’un des plus beaux gars du lycée. Mais c’était sans compter sur l’invasion extraterrestre imminente qui vise à éradiquer l’Homme de sa planète pour en prendre possession, en plusieurs vagues meurtrières successives. Le film et ses protagonistes ont du mal à s’endurcir face à la menace et on ne parvient pas à se sortir de ce sentimentalisme latent qui explose au moment où s’on y attend le plus. De nombreuses scènes – voire carrément des passages entiers de l’intrigue – sont ainsi parfaitement prévisibles, souvent empruntés à d’autres films et séries. Néanmoins, les effets spéciaux sont au rendez-vous même si La 5ème vague est au film contre les extraterrestres ce que Twilight est au film de vampires : la trame de fond est là mais la romance prend le dessus. Tous les publics ne seront pas conquis par ce spectacle qui s’annonce comme une trilogie (en quatre films si l’audience est au rendez-vous), mais qui remplit toutefois son objectif de divertissement dans la peur. En mettant en scène de jeunes enfants dans des rôles habituellement réservés aux grands, il entretient un certain malaise, comme l’avait fait Hunger Games en son temps. Le spectateur a peur pour eux, pour leur vie, et c’est là que La 5ème vague retient notre intérêt et nous fait oublier toutes ses incohérences.