Archive mensuelles: janvier 2016

Chair de poule, le film qui fait peur aux petits et grands

Chair de poule le filmUn film de Rob Letterman
Date de sortie : 10 février 2016
Avec Jack Black, Dylan Minnette, Odeya Rush
Durée : 1h44

Synopsis :

Zach Cooper vient d’emménager dans une petite ville, et il a bien du mal à se faire à sa nouvelle vie… jusqu’à ce qu’il rencontre sa très jolie voisine, Hannah, et se fasse un nouveau pote, Champ. Zach découvre rapidement que la famille d’Hannah est spéciale : l’énigmatique père de la jeune fille n’est autre que R.L. Stine, le célébrissime auteur des bestsellers horrifiques Chair de poule. Plus bizarre encore, les monstres que l’écrivain met en scène dans ses romans existent bel et bien. Stine les garde prisonniers à l’intérieur de ses manuscrits. Mais lorsque les créatures se retrouvent libérées par erreur, Zach, Hannah, Champ et Stine sont les seuls à pouvoir sauver la ville…

Notre avis sur le film :

Le film commence avec l’arrivée de Zach et sa mère dans une petite ville perdue au milieu de nulle part. L’intrigue va mettre environ une vingtaine de minutes à se mettre en place : Zach va faire la connaissance de sa jolie voisine qui n’est autre que la fille de R.L. Stine, le père des monstres des romans d’épouvante Chair de poule. Incarné par Jack Black, R.L. Stine fait tout pour éloigner Zach d’Hannah et de sa maison. Mais peine perdue, ce qui devait arriver va se produire. Malgré de beaux effets spéciaux, le film reste très sage et pourrait convenir – presque – aux plus petits, tant la notion de peur est édulcorée, justement pour en faire un film tout public. Malgré certaines incohérences, les inconditionnels des romans retrouveront avec plaisir les différents personnages des romans de Stine, de l’abominable homme des neiges aux pantins, des nains de jardin aux plantes carnivore… On apercevra même à la fin du film R.L. Stine – le vrai – en chair et en os dans le rôle d’un professeur de théâtre. Peur, comédie, romance, course-poursuite, monstres à gogo, tout est réuni pour passer un moment de douce frayeur, bercés par nos peurs enfantines enfouies, si bien écrites par l’un des maîtres de l’épouvante pour la jeunesse, l’homme aux 400 millions de livres vendus, R.L. Stine.

Beyond the blackboard, ou l’art d’enseigner aux plus démunis

Beyond the blackboardUn film de Jeff Bleckner
Date de sortie : 24 avril 2011
Avec Emily VanCamp, Timothy Busfield, Steve Talley, Treat Williams
Durée : 1h40

Synopsis :

Une institutrice fraîchement diplômée est heureuse de décrocher son premier poste. Mais son enthousiasme va rapidement décroître en constatant qu’elle va devoir enseigner à des enfants dont les parents n’ont plus de maison, dans une école qui n’a pas de nom. Avec l’aide de son mari, elle va surpasser ses peurs et ses préjugés et donner à ces enfants l’éducation qu’ils méritent.

Notre avis sur le film :

Basé sur l’histoire vraie de Stacey Bess retracée dans son ouvrage Nobody don’t love nobody, ce film retrace le premier poste d’une jeune enseignante pleine d’enthousiasme à l’idée de transmettre son savoir à ses futurs élèves. Stacey va déchanter lorsqu’elle va arriver dans un camp où sont rassemblées des personnes très démunies, n’ayant plus les moyens d’offrir un toit à leurs enfants. Le provisoire durant toujours plus longtemps qu’on ne le souhaite, l’administration décide de ne pas laisser ces enfants sans instruction et de leur faire la classe durant la journée. Stacey est totalement désemparée face à ces gens qui déambulent toute la journée, sans règles, si ce n’est les interdictions formelles de drogues et alcool. Avec l’appui de son époux, cette maman de deux enfants va alors devoir se faire une place respectée et se rendre utile. Sa détermination aura raison de toutes les barrières.
Pleine de bons sentiments, cette histoire montre à quel point nous avons besoin de ces personnes hors du commun, celles qui ne baissent pas les bras devant la difficulté mais remontent leurs manches et mobilisent par leur détermination et leur intelligence. Pas de drame dans ce film, si ce n’est le drame humain de ces personnes qui n’ont d’autre toit que celui que l’administration leur prête car ils ont des enfants en bas âge. Le destin de ces enfants était sombre sans éducation, et soudain la lumière apparaît en la personne de Stacey. Fine psychologue, elle étudie tous ses élèves et les oblige à donner le meilleur d’eux-mêmes. Elle mettra aussi les parents à contribution car l’éducation n’est pas le seul apanage de l’école, mais bien d’une harmonie entre le professeur et les parents. Emily VanCamp (Brothers and SistersRevenge…) incarne à la perfection cette institutrice au grand cœur, prête à tout pour offrir le meilleur aux enfants. Disponible uniquement en anglais, ce film de la Hallmark Hall of Fame ravira petits et grands par ses éclats de rire, ses instants de tendresse et de bonheur partagés !

Si je reste, le choix de continuer

Si je resteUn film de R.J. Cutler
Date de sortie : 17 septembre 2014
Avec Chloë Grace Moretz, Mireille Enos, Joshua Leonard
Durée : 1h46

Synopsis :

En un seul moment, tout peut changer. Mia, 17 ans, n’a aucun souvenir de l’accident : elle arrive uniquement à se rappeler avoir roulé le long de la route enneigée de l’Oregon avec sa famille. Puis, en un clin d’oeil, elle se retrouve observant son propre corps dévasté … L’adolescente sera tiraillée entre l’envie de rejoindre ses parents dans l’au-delà et celle de se réveiller et de retrouver son petit ami et ses proches…

Notre avis sur le film :

Avec en toile de fond une romance assez classique et tous les clichés made in USA que l’on connaît, Si je reste offre un vrai regard sur le choix de vivre, de combattre, de s’interdire la facilité. L’accident induit une absence de justification et la difficile admission de l’horreur qui s’abat : Mia perd ses parents, et se voit plongée dans le coma dans ce lit d’hôpital, où ceux qui restent défilent auprès d’elle pour la rappeler et l’implorer de ne pas mourir elle aussi. Chloé Moretz s’illumine dans ce personnage par la variété des sentiments et des émotions qu’elle propose : d’une jeune fille somme toute assez banale, on découvre une personne attachante, passionnée (de musique classique) et amoureuse (d’un rocker). Les seconds rôles lui donnent la réplique avec beaucoup de justesse (la scène avec le grand-père au pied du lit est bouleversante). On a envie tout au long du film de crier « Reste », mais on ne peut s’empêcher de s’interroger sur notre propre choix en pareille situation. Porté par une musique alternant rock et classique, ce film nous promène sur un petit nuage qui traverse, bien malgré lui, un gros orage que la vie lui a réservé. Mia s’interroge, se rappelle les bonheurs comme les disputes, et se rend compte que ce n’est pas le bon moment pour mourir. Mais d’un autre côté, à quoi bon vivre sans ceux qui l’ont guidée sur le chemin de la vie, qui lui ont tant appris, qui l’ont tant aimée, tant protégée. Un film magnifique plein de flashbacks et de rebondissements, et surtout une débauche de sentiments pour laquelle il sera difficile de s’abstenir d’une petite larme. Génial !

Un 4 janvier, un grand monsieur s’en est allé…

Michel GalabruSon incontestable talent ravissait petits et grands dans ses rôles au cinéma mais aussi et surtout au théâtre. Car Michel Galabru se voulait avant tout un homme de théâtre. Dans sa jeunesse, il rêvait d’être Sacha Guitry. « Je voulais être Sacha Guitry. Je ne suis que Michel Galabru. Ce n’est qu’un quart de réussite », regrettait le comédien. Doutant beaucoup de lui-même, il a tourné 200 films, principalement comiques, et incarnait dans la vie un homme de valeur, drôle et généreux. Ses prestations aux côtés de Louis de Funès ou Philippe Noiret sont inoubliables, tout comme sa voix grave de méridional qui lui donnait une diction si particulière, très prisée des imitateurs.

Il décroche le César du meilleur acteur en 1977 pour son rôle dans « Le Juge et l’Assassin » de Bertrand Tavernier et son premier Molière en avril 2008 pour « Les chaussettes opus 124″, où il interprète avec génie un vieil acteur cabot qui tente un come-back. Il était conscient que la valeur de ses films est inégale mais il avouait avec malice : « J’ai eu quand même quelques beaux textes au cinéma, parmi beaucoup de navets, pour manger et échapper au fisc ». Aujourd’hui le public était en admiration devant cet homme qui, à 92 ans, était encore capable de monter sur scène, seul, pour faire rire en parlant de son parcours. Il nous laisse un héritage exceptionnel mais surtout, l’exemple d’une vie simple, en quête de reconnaissance et d’amitié (celle de Louis de Funès comptait beaucoup pour lui). Ce 4 janvier 2016, c’est un grand monsieur qui s’en est allé, sans faire de bruit, mais dans un tonnerre d’applaudissements. Merci Monsieur Galabru !

Crédit photo : David Brulard.