Archive mensuelles: mai 2015

The 100, retour sur Terre, retour en enfer ?

The 100Une série créée par Jason Rothenberg
Saison 1 (2014)
Avec Eliza Taylor, Paige Turco, Bob Morley
Durée : 13 épisodes de 42 minutes

Synopsis :

Après une apocalypse nucléaire causée par l’Homme lors d’une troisième Guerre Mondiale, les 318 survivants recensés se réfugient dans des stations spatiales et parviennent à y vivre et à se reproduire, atteignant le nombre de 4000. Mais 97 ans plus tard, le vaisseau mère, l’Arche, est en piteux état. Une centaine de jeunes délinquants emprisonnés au fil des années pour des crimes ou des trahisons sont choisis comme cobayes par les autorités pour redescendre sur Terre et tester les chances de survie. Dès leur arrivée, ils découvrent un nouveau monde dangereux mais fascinant…

Notre avis sur la série :

Du déjà-vu me direz-vous ? Effectivement, le pitch initial pourrait rappeler celui de Battlestar Galactica. Mais passés les quelques premiers épisodes qui mettent réellement l’histoire en place, cette dernière devient réellement passionnante, avec de multiples rebondissements très inattendus. Le scénario fait également le choix de ne pas s’encombrer de personnages inutiles une fois qu’ils ont rempli leur mission (en même temps, avec cent ados, ils ont une certaine réserve) et permet ainsi, au gré de leurs erreurs, aux différents protagonistes de construire leur place dans la nouvelle vie qui les attend sur Terre. On trouve également beaucoup de similitudes avec la série Lost (en espérant qu’ils ne soient pas tous morts eux aussi) : un décor paradisiaque aux mille dangers, deux chefs qui se marchent un peu sur les pieds pour affirmer leur autorité, une fumée inconnue et mortelle, les Autres qui étaient là avant l’arrivée des 100 (appelés Natifs) et surtout, la présence dans la série de Henry Ian Cusick (Desmond dans Lost). Les différents personnages de la série ont, outre des prénoms très originaux, des caractères et des réactions intéressantes : leurs décisions sont motivées par des raisons instantanément reconnaissables. Que ce soit par pragmatisme, par héroïsme ou par égoïsme, peu importe, ils refusent de s’inscrire dans les clichés du genre, et la série n’en devient que plus surprenante. Le rythme est soutenu et à la fin d’un épisode, la seule option qui reste est de regarder le suivant. Cette première saison est vraiment réussie, la seconde s’annonce, d’après les différentes critiques, comme enthousiasmante !

Pourquoi lisons-nous ?

Pourquoi lisons-nous ?Loin de faire ici une dissertation philosophique sur les bienfaits d’une lecture régulière, je vais plutôt recentrer l’analyse sur mon opinion personnelle et vous laisser réagir dans les commentaires de cet article. Lire, c’est tout d’abord ouvrir son esprit à quelque chose d’inconnu, d’imprévisible, qui peut nous faire rêver, nous évader, mais risque aussi de nous choquer ou même de nous ennuyer. Les formes et les supports de la littérature contemporaine sont nombreux et celui qui aime lire ne sait où donner de la tête, si bien que le concept de PAL (pile à lire) lui est vite devenu familier. Avant, les livres étaient chers, certains proscrits par la censure, et bien qu’ils représentaient déjà l’essence même de l’instruction, ils n’étaient pas considérés comme une pierre angulaire de l’éducation. Ils étaient regroupés dans des bibliothèques dans lesquelles seuls les instruits privilégiés déambulaient.

Aujourd’hui, tout un chacun peut lire, que ce soit de beaux ouvrages reliés ou simplement des journaux distribués gratuitement dans la rue. C’est à l’école bien souvent que l’on attrape le virus de la lecture et qu’on détermine ce qu’on aime lire ou pas, même si nous goûts peuvent évoluer. Certains préfèreront les romans policiers ou les thrillers, d’autres les romans plus descriptifs ou les contes, d’autres encore les romans à l’eau de rose ou les BD. Le champ de la littérature est si vaste que de nombreux blogs ont été créés par des passionnés pour donner leur avis et conseiller les futurs lecteurs. Parfois influents, ces blogueurs littéraires sont devenus de véritables alliés des maisons d’édition qui les consultent avant de faire la promotion d’un ouvrage.

Mais lire est avant tout un plaisir, celui de s’immerger dans une histoire qu’on met en images dans sa tête, dans laquelle on essaie de deviner la suite. Parfois, il arrive que l’on s’identifie à un personnage et on a réellement l’impression de « vivre le livre ». Lire, c’est l’expression de toutes les émotions : tristesse, joie, peur, émerveillement, impatience… Mais parfois, lire devient synonyme d’ennui. A ce moment-là, il faut se demander pourquoi l’histoire que nous sommes en train de lire ne nous comble pas : est-ce l’histoire qui est en cause ? L’écriture ? Ou tout simplement que nous ne sommes pas dans un bon état d’esprit pour lire ce livre. Pour ma part, j’ai toujours entre deux et quatre livres en cours, de genres très différents car, selon les moments, je n’aurais pas envie de lire les mêmes choses. En cela, la littérature se rapproche du cinéma : une bonne comédie pour les soirs tristes et un bon thriller pour les soirs où la fatigue se fait sentir.

Un proverbe chinois dit « Ne plus lire depuis longtemps, c’est comme perdre un ami important« . C’est souvent vrai car on s’attache aux livres, à leurs histoires et à leurs personnages. Il suffit d’ouvrir le livre pour être avec eux. Lire et relire, voilà une petite parcelle de bonheur qu’il convient de ne pas négliger…