Archive mensuelles: avril 2015

Finding Carter, la loi du dilemme

Finding CarterUne série créée par Emily Silver
Saison 1 (2014)
Avec Kathryn Prescott, Anna Jacoby-Heron, Alexis Denisof
Durée : 12 épisodes de 42 minutes

Synopsis :

Une jeune fille prénommée Carter apprend incidemment que sa mère n’est pas sa génitrice, et qu’elle a en réalité été enlevée à l’âge de trois ans par cette femme qui l’a élevée. La police ayant retrouvé la trace de sa famille biologique, Carter va rencontrer sa sœur jumelle et son petit frère.

Notre avis sur la série :

À l’occasion d’une bêtise d’adolescents, Carter se retrouve au poste de police et apprend, quelques heures plus tard, que sa mère avec qui elle est si complice l’a enlevée à ses parents lorsqu’elle avait trois ans. Carter voit alors débarquer dans sa vie une nouvelle mère, flic et sévère, un père cool mais menteur, une sœur jumelle timide et pleine de principes, enfin un petit frère qui est souvent l’oublié de la famille. Elle n’aura dès lors plus le choix que de tenter de s’intégrer à cette nouvelle famille, à cette nouvelle vie qu’on lui a imposée. Le personnage de Carter est très complexe et remarquablement interprété par Kathryn Prescott qui fait ressortir tous ses dilemmes, toutes ses hésitations, mais aussi son côté rebelle qui la distingue tant de sa jumelle, Taylor. On la voit évoluer, prendre ses nouvelles marques et faire des choix parfois malheureux comme tous les ados. Son influence sur toute la famille est manifeste et son retour parmi les siens va faire exploser les tensions et problèmes sous-jacents qui existaient depuis bien longtemps. Les personnages secondaires sont également très intéressants, à commencer par Taylor qui va réellement prendre son envol et sortir des jupes son implacable mère-flic grâce à Carter et ses amis. Les rebondissements durant les douze premiers épisodes que compte cette saison 1 sont nombreux et très souvent imprévisibles. On reste étonné, subjugué, amusé, triste, agacé, toutes les émotions qui confère à Finding Carter le rang d’une bonne série, divertissante et variée. MTV réussit donc son coup avec cette nouvelle série inspirée d’Awkward voire de One tree hill mais qui s’en distingue par un scénario original (malgré un pitch initial déjà-vu) et surtout, des acteurs très attachants. A voir donc, dans l’attente d’une saison 2, espérons-le, aussi réussie !

Avengers, l’ère d’Ultron, adrénaline et frissons garantis

Avengers, l'ère d'UltronUn film de Joss Whedon
Date de sortie : 22 avril 2015
Avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo
Durée : 2h22

Synopsis :

Alors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super-héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine. Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps…

Notre avis sur le film :

Dès les premières minutes, le spectateur est plongé dans une frénétique débauche de cascades, d’explosions, de corps-à-corps, bref une bataille épique où l’on retrouve chacun des Avengers que l’on avait tant apprécié dans le premier volet. Malgré la suprématie de nos super-héros lorsqu’ils combinent leurs potentiels, Tony Stark va créer malgré lui une intelligence artificielle, Ultron, capable de tous les supplanter. Il va ainsi mettre en danger l’existence des Avengers mais également leur but : la protection de l’espèce humaine. Combattre et anéantir les sombres desseins d’Ultron devient alors la priorité. Le nombre de personnages principaux est assez impressionnants, d’autant que deux nouveaux vont faire leur apparition dans cet opus, avec des capacités assez originales et impressionnantes. D’ailleurs, tant au niveau de l’action que du scénario, chaque membre des Avengers arrive à exister à la fois par son caractère et par ses spécificités. Toutefois, on pourra regretter la quasi-disparition de l’humour décalé de Stark qui devient de fait beaucoup trop sérieux, voire ennuyeux. Il n’en reste pas moins un très grand spectacle, alliant action et sentiments, science-fiction et batailles endiablées. Pour le coup, ce n’est pas réellement le commencement d’une nouvelle ère (celle d’Ultron), mais plutôt un tournant vers le dernier opus des Avengers, Infinity War, qui sera découpé en deux parties afin de développer intrigues et personnages autour des pierres d’infinités et de Thanos, dont on nous parle déjà depuis quelques années. La fin étant prévue pour 2019, il ne nous reste plus qu’à prendre notre mal en patience en espérant que les frères Russo nous apporteront deux volets aussi réussis que les premiers.

Delirium livre 2, de Lauren Oliver, « Dans ce monde, la survie a un prix »

Delirium, tome 2

Un livre de Lauren Oliver
Édition : Le Livre de Poche Jeunesse
ISBN : 9782013239769
Note personnelle : 16 / 20

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Synopsis :

Lena a découvert avec Alex ce sentiment interdit qu’est l’amour. Ensemble ils se sont enfuis, déterminés à gagner la Nature pour vivre leur passion. Mais seule Lena est parvenue à franchir la frontière. Sans savoir si Alex est encore vivant. Aujourd’hui Lena a rejoint la résistance. Elle se voit confier une mission qui pourrait bien lui coûter la vie. Mais une nouvelle rencontre vient remettre en question tous ses principes. Se battre pour avoir le droit d’aimer : cela a-t-il vraiment un sens ?

Notre avis sur le roman :

Quel plaisir de retrouver Lena dans ce deuxième volume ! Cette fois, le roman alterne la vie Maintenant et la vie Avant, c’est-à-dire juste après l’arrivée de Lena dans la Nature. Finalement, les deux histoires vont se rejoindre pour arriver à la révélation finale. Le récit est encore plus prenant que dans le premier opus et cette alternance lui donne vraiment du rythme. On sent que Lena grandit, mûrit même, et devient quelqu’un de responsable, délaissant toutes les idées inculquées par le célèbre Livre des 3 S et se battant sans faillir pour sa survie. Les scènes d’actions sont nombreuses, violentes, sans répit pour les personnages quels qu’ils soient. D’ailleurs, de nouveaux personnages à la psychologie très intéressante rejoignent l’intrigue. On pourrait presque regretter que les histoires de certains ne soient pas plus approfondies mais peut-être Lauren Oliver nous laisse-t-elle des surprises pour le dernier volume ?
« Nous nous dispersons comme des animaux traqués, aveuglés par la panique. Nous n’avons pas eu le temps de charger nos armes, et nous n’avons pas la force de nous battre. Mon couteau, rangé dans mon sac, ne me sert à rien. Je n’ai pas le temps de m’arrêter pour le sortir. » Beaucoup d’action donc, mais également une véritable évolution dans l’histoire, où le monde façonné sans amour que l’on promeut comme la solution solution pour éviter de réitérer les erreurs du passé, semble se disloquer sans que les dirigeants prennent garde à en masquer les failles. On sent que l’on approche de la chute et pourtant, la toute fin de ce deuxième volume pourrait remettre beaucoup de choses en question. A suivre donc…

Relire la critique de Delirium, tome 1, « Dans ce monde l’amour est interdit »

Sienne la mystérieuse cité aux 1000 secrets

Les toits de Sienne

Au départ de Florence, le train attend patiemment ses voyageurs, touristes et locaux, pour les emmener vers la deuxième ville de Toscane : Sienne. Après une heure et demie de trajet dans le majestueux paysage des collines toscanes, on arrive à la gare située dans la partie la plus moderne de la ville. En quelques minutes de bus, on nous dépose à l’entrée de la vieille ville, aux petites rues commerçantes pavées, véritable dédale où se succèdent églises et belles maisons en pierre, échoppes odorantes et marchands de glaces.

Assez touristique, la ville est un joyau culturel de par le nombre de monuments remarquables rassemblés sur une si petite surface. Car Sienne se parcourt à pied, le visiteur doit s’imprégner de cette atmosphère joyeuse et commerçante, religieuse et culturelle.

Lorsqu’on arrive devant la Cathédrale Santa Maria Assunta, son imposante beauté laisse bouche bée et on comprend mieux sa renommée en tant que plus belle cathédrale de Toscane. De l’impressionnant pavement de marbre (3000 mètres carrés tout de même) aux peintures somptueuses et colorées de la Libreria Piccolomini, on passe et repasse devant ses chefs-d’œuvre, tantôt pour prendre une photo-souvenir, tantôt pour rester ébahi devant tant de grandeur, tant de majesté. Et lorsque, à la fin de la visite du Museo dell’Opera del Duomo (là où sont conservées certaines œuvres retirées à la Cathédrale pour les protéger), un guide vous conduit dans de minuscules couloirs et escaliers en colimaçon, vous vous demandez où vous allez bien pouvoir arriver. Sur les toits de Sienne, surplombant la ville et la Cathédrale, entourées par les collines toscanes verdoyantes ! Pendant quelques minutes, vous reprenez votre souffle. Est-ce à cause de la centaine de marches ou de la beauté du paysage ? Allez savoir.

Piazza del Campo de Sienne

Mais Sienne, c’est aussi toutes ces minuscules rues qui s’entrecroisent, où déambulent les touristes venus des quatre coins du monde. Vous découvrirez l’artisanat, des boutiques de souvenirs, les courses du Palio, des fruits et légumes frais et de merveilleuses gelaterie. Les maisons sont typiques et finalement, le paysage n’a pas vraiment changé depuis plusieurs siècles.

Sienne, qui recèle tant de secrets, est restée la même : une ville d’Italie profondément ancrée dans son histoire et ses traditions, mais offrant aux touristes un visage accueillant et séduisant. Elle les laissera repartir avec des photos, des souvenirs, mais surtout un petit quelque chose d’Italie qui ne s’explique pas.

SOS Météo, les aventures de Philip et Francis

SOS MétéoUne bande-dessinée de Pierre Veys et Nicolas Barral
Date de publication : 11 septembre 2014
Nombre de pages : 64
ISBN : 978-2205070224

Synopsis :

S.O.S. Météo, 3e tome des aventures de Philip et Francis, signe le grand retour de ces héros à l’humour « so british » après trois ans d’absence ! Dans ce 3e tome plein d’humour, Francis débarque chez Philip après s’être houspillé avec sa maman. Une petite contrariété temporaire, mais Francis prend ses aises, envahit l’appartement et pousse à bout Philip. Ce dernier avale un breuvage censé le rendre autoritaire, mais aux effets secondaires incontrôlables ! Pendant ce temps, Olrik a récupéré la machine capable de dérégler la météo, créée par le professeur Miloch. Seul problème : les pluies qui s’abattent sur Londres ne dérangent en rien les sujets de la perfide Albion.

Notre avis sur la BD :

Troisième tome des aventures de Philip et Francis, la parodie « officielle » de Blake et Mortimer, SOS Météo met en scène le ras-le-bol de Philip d’être toujours considéré comme un gentil. Il n’ose pas rabrouer son meilleur ami qui en profite pour s’installer comme chez lui, il subit les méchantes taquineries des terreurs du quartier, il ne répond rien aux commerçants du quartier qui le houspillent sans vergogne. L’idée lui vint alors de prendre une potion censée modifier légèrement son comportement et ainsi lui permettre se défendre face à ce genre d’énergumènes. Mais la potion va faire un peu trop d’effet… Toujours beaucoup d’humour dans ce nouveau tome avec Pierre Veys au scénario et Nicolas Barral au dessin. Il stigmatise les petits travers de nos amis anglais et écossais, les uns craignant une canicule avec 10 degrés, les autres refusant les étrangers (même et surtout les Anglais !) grâce à une langue totalement incompréhensible. Les dessins sont de qualité même s’ils manquent parfois d’aboutissement notamment dans l’expression des émotions des personnages (la transformation physique de Philip est un peu trop « facile »). On passe néanmoins une bonne heure en compagnie de nos deux compères et on attend la suite de leur aventures… avant 2017 !

Cendrillon, l’indémodable princesse qui perdit sa pantoufle de verre

CendrillonUn film de Kenneth Branagh
Date de sortie : 25 mars 2015
Avec Lily James, Cate Blanchett, Richard Madden
Durée : 1h44

Synopsis :

Ella, après avoir perdu sa mère, accepte à bras ouverts sa nouvelle belle-mère et ses deux filles, choisies par son père pour combler sa solitude. Hélas, ce dernier venant à disparaître, Ella va rapidement devenir le souffre-douleur de sa belle-mère, obligée de loger dans le grenier et de la servir, elle et ses filles. Elles la surnomment avec mépris Cendrillon, car la jeune fille est souvent couverte de cendres puisque contrainte de dormir près de l’âtre pour avoir un peu de chaleur. Un jour, le prince du royaume donne une grande fête au château, invitant toutes les jeunes filles quelle que soit leur classe sociale, pour se choisir une épouse. Cendrillon s’applique alors à coudre une ancienne robe de sa mère disparue pour aller au bal. Mais sa belle-mère ne l’entend pas de cette oreille et déchire la robe afin de ne pas compromettre les chances de ses deux filles d’être choisies par le prince. Désespérée, Cendrillon se réfugie alors dans le jardin et fait la rencontre d’une fée qui pourrait bien changer son destin…

Notre avis sur le film :

Décidément, Disney me surprendra toujours : d’une histoire maintes fois racontée et mise en scène, ils parviennent à nous émerveiller avec un casting de choix qui fait opérer la magie. Lily James, jeune actrice issue de la série Downton Abbey, joue la jeune Cendrillon à la perfection. On a l’impression qu’elle est née princesse, son père ne cessant de lui rappeler, et elle ne peut se départir de cette attitude de bonté et de générosité inculquée par sa mère défunte. En cela, elle me fait penser à la célèbre Princesse Sarah de F. H. Burnett qui a elle aussi eu droit à un lot non négligeable d’adaptations. Cendrillon semble transportée, accepter les autres avec sourire qu’ils soient bons ou méchants, leur offrant toujours le meilleur d’elle-même. Elle reste néanmoins une jeune fille fragile, la méchanceté de sa belle-mère et de ses deux horribles la touchent, mais elle n’en extériorise rien. Jusqu’à cette sombre soirée où, malgré tous ses efforts, elle s’emplit de désespoir de ne pouvoir se rendre au bal. Mais la rencontre avec la bonne fée, excellemment jouée par une Helena Bonham Carter trop habituée aux rôles de démente et qui s’inscrit là dans un nouveau registre, va changer radicalement le destin de la jeune fille en faisant intervenir une belle magie, transformant légumes et petits animaux au physique ingrat en magnifiques atours pour se présenter au château.
Le prince (interprété par Richard Madden) a été légèrement modernisé dans son apparence et son attitude : il ne séduit pas avec sa classe sociale ou la promesse de vivre dans un palais, mais avec son courage, sa prévenance à l’égard de la jeune fille et surtout, son choix d’accéder à la requête de Cendrillon de laisser le cerf en vie en renonçant à sa partie de chasse. Tout est réellement parfait dans ce film, du jeu des personnages aux décors bucoliques illustrant le merveilleux, d’une musique et de chansons fidèles à l’esprit de Disney à une histoire fidèle à l’originale. Cette nouvelle adaptation de Cendrillon a donc tout pour plaire aux petits et grands, la magie et la morale restent intactes, l’émotion est décuplée par une Lily James à l’aube d’une belle carrière d’actrice. Merveilleusement émouvant !

Florence, l’insaisissable toscane aux mille émotions

Duomo de Florence

Il Duomo, la Cathédrale de Florence – Italie

Passer quelques jours à Florence, la principale ville de Toscane, c’est s’immerger dans l’Italie romantique, celle qui ravit nos sens, qui exprime l’essentiel, qui rapproche de l’éternité. Au détour d’une rue, d’une église, d’un marché, ce sont 1001 merveilles qui sont projetées pour notre plus grand plaisir. Rien de tel que se balader dans les petites rues étroites, bordées de trattorie typiques et d’échoppes originales, parcourues en tous sens par des hordes de touristes tous munis de leur appareil photo, crachant moultes interjections devant tant de beauté.

Inexorablement, on est ramené au centre de la ville, comme attiré par l’énorme dôme de la Cathédrale Santa Maria del Fiore (le Duomo) et le célèbre Campanile de Giotto. Il faut avoir du souffle pour gravir les 400 marches et se retrouver à admirer les toits florentins et toute la ville entourée des collines toscanes.

Un peu plus loin, après avoir soigneusement évité les attroupements de touristes chinois, on arrive sur la Piazza di Santa Croce sur laquelle on peut admirer la Basilique éponyme et sa façade blanche. Déjà exaltante de l’extérieur, l’intérieur révèle également de magnifiques surprises, statues, tableaux, tout en continuant jusqu’à la crypte, en passant devant une ravissante petite boutique parée d’objets moins tape-à-l’oeil, plus authentiques.

Car il faut l’avouer, Florence est une ville très touristique, presque trop. Des boutiques de souvenirs aux marchands ambulants, nul répit pour le marcheur solitaire en quête de culture, d’inspiration, d’authenticité, tout au moins près des lieux stratégiques recommandés par les tours opérateurs. En revanche, les toutes petites rues pavées révèlent enfin le charme d’une ville unique, composée d’une histoire millénaire et préservée, emplie de gens accueillants quoique souvent trop démonstratifs. Mais ne parle-t-on pas des Italiens et de leur manie à en faire trop ? C’est aussi pour ça qu’on les aime autant, et leur gastronomie semble y être pour quelque chose, pizze, gelati et la pasta en tête !