Archive mensuelles: mars 2015

Divergente 2, une insurrection prometteuse

Divergente 2 - insurrectionUn film de Robert Schwentke
Date de sortie : 18 mars 2015
Avec Shailene Woodley, Theo James, Octavia Spencer
Durée : 1h59

Synopsis :

Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…

Notre avis sur le film :

Cette suite tient toutes ses promesses, emmenée par le brillant réalisateur de Red, Robert Schwentke, et par la toujours talentueuse Shailene Woodley. Elle voit son personnage évoluer vers des pensées et attitudes plus adultes, même si elle est toujours tiraillée par son choix de s’être opposée au coup de force de Jeanine et des Érudits. Elle se sent responsable de la mort de ses parents, mais surtout de son ami qu’elle a dû tuer pour protéger sa propre vie. La fuite imposée par Jeanine offre de belles séquences d’action jusqu’aux simulations finales, où la 3D peut enfin jouer son rôle de sublimatrice. Bref, on ne s’ennuie pas une minute, et même si centrer la caméra sur l’héroïne pour illustrer ses changements physiques et émotionnels est une bonne idée, on aurait apprécié que les scènes impliquant les personnages secondaires soient plus détaillées, ne serait-ce que pour rappeler implicitement leurs rôles et appartenance. Les révélations de la fin de ce deuxième volet ouvrent toutes les portes pour l’adaptation du troisième livre qui, espérons-le, ne souffrira pas d’être scindé en deux parties pour des besoins… financiers ?

Relire la critique du premier volet : Divergente, premier volet d’une love-story audacieuse

Une seconde chance, du Sparks comme on l’aime

Une seconde chanceUn film de Michael Hoffman
Date de sortie DVD : 24 avril 2015
Avec Michelle Monaghan, James Marsden, Liana Liberato
Durée : 1h58

Synopsis :

Dawson et Amanda, anciens amoureux à l’école secondaire, se retrouvent lors des funérailles d’un ami commun, vingt ans après qu’une tragédie les ait séparés. Leurs retrouvailles douces-amères ravivent la flamme de leur amour et, revisitant leur passé, ils parviennent à mieux comprendre les choix déchirants qu’ils ont faits.

Notre avis sur le film :

Après les adaptations très réussies Un havre de paix et The lucky one basées sur les romans du célèbre Nicholas Sparks, Une seconde chance perpétue la tradition des histoires romantiques où se mêlent amour, espoir et secondes chances. Au-delà des deux acteurs principaux qui jouent leur rôle à la perfection, le film met en vedette Luke Bracey et Liana Liberato avec des paysages magnifiques et la musique de Lady Antebellum. La tristesse du scénario est atténuée par un rythme calme (pas lent) où le temps qui passe adoucit les affres de la vie. Comme à chaque fois, il faut se battre pour obtenir ce qu’on veut, ceux qu’on aime. Et surtout pour les garder, ne serait-ce qu’au fond de notre cœur. Nicholas Sparks a la capacité de raconter des histoires tristes sans jamais laisser une impression de mal-être, toujours idéalement remplacée par l’espoir, une nouvelle vie, un cadeau inattendu. A réserver tout de même aux plus adeptes de comédies romantiques…

Maléfices, le dernier volet de la Trilogie du Mal

Maléfices de Maxime ChattamUn roman de Maxime Chattam
Date de publication : 15 mars 2005
Nombre de pages : 639
ISBN : 978-2266143752

Synopsis :

À Portland, Oregon, plus aucun habitant de la ville ne se couche sans avoir inspecté au préalable son lit : depuis quelques semaines, un tueur en série s’immisce dans le domicile de ses futures victimes et y introduit des espèces d’araignées parmi les plus dangereuses au monde. Dans le même temps, des cadavres de femmes momifiés et emprisonnés dans des toiles d’araignée géantes sont découvertes dans les forêts alentour. Les victimes sont vidées de leurs organes, comme aspirées. Les rumeurs les plus folles se propagent. Annabel O’Donnell, la détective new yorkaise, et Joshua Brolin, le célèbre profiler, rejoignent l’enquête aux côtés du FBI. Quel est ce monstre que l’on surnomme Arachné et dont les empreintes digitales sont celles des personnes disparues ? Comment fait-il pour s’introduire chez ses victimes sans jamais être vu, sans effraction, et pour enlever ses victimes à la barbe des familles endormies ? Très vite, la rumeur enfle dans tout Portland : et si Arachné n’était pas humain ?

Notre avis sur le roman :

Dernier volet de la Trilogie du Mal de l’un des maîtres du thriller français, Maléfices est, plutôt qu’une apothéose, une légère déception. Même s’il faut remarquer que l’écriture de Maxime Chattam se veut plus mûre, plus aboutie, l’alternance des récits entre les différentes actions hache véritablement l’intrigue, d’autant que les chapitres sont parfois assez longs. Le scénario peine à affirmer un suspense salutaire contre l’ennui. Parfois, sur cinquante pages, l’adrénaline monte durant quelques paragraphes pour retomber platement et devenir description d’actions monotones voire inutiles. Pire, la prévisibilité de certaines scènes plonge littéralement le lecteur dans un déjà-vu ennuyeux. Le sujet est pourtant original, bien que déconseillé aux arachnophobes, et bien documenté. L’erreur de Chattam réside peut-être dans sa volonté de faire taire toute possibilité de surnaturel immédiatement après l’avoir évoquée. Il coupe court à l’imaginaire de son lecteur, le ramenant dans une réalité scientifique, voire terre-à-terre. Les différentes étapes de l’enquête ne s’enchaînent pas à la perfection et le final, bien que surprenant, ne laisse pas bouche bée comme d’autres thrillers de cet auteur. Je reste donc un peu sur ma faim avec cette Trilogie du Mal pourtant assez plaisante, avec un héros complexe à saisir, et surtout des personnages secondaires finalement assez intéressants. Il manque pour moi le petit éclair de génie dont je suis sûr, Maxime Chattam pourrait être capable.

St Trinian’s : Pensionnat pour jeunes filles rebelles

St Trinian'sDeux films de Oliver Parker, Barnaby Thompson
Date de sortie : 7 octobre 2014
Avec Rupert Everett, Colin Firth, Talulah Riley, Gemma Arterton
Durée : 2h17

Synopsis :

St Trinian’s, la fameuse école de « jeunes filles », doit faire face à la crise financière. La banque menace la directrice, Camilla Fritton, de fermeture. Sa doctrine peu orthodoxe de la liberté d’expression et d’émancipation est menacée par le nouveau ministre de l’éducation, Geoffrey Thwaites, déterminé à apporter l’ordre et la discipline à l’école anarchique. Les filles de St Trinian’s sont prêtes à trouver de l’argent par tous les moyens possibles pour sauver leur école…
Dans le deuxième opus, l’école devient le théâtre d’une véritable chasse aux trésors quand le philanthrope, Lord Pomfrey jette son dévolu sur l’héritage de la directrice. Les élèves, bien décidées à empêcher Pomfrey d’agir, s’allient à leurs professeurs pour retrouver le trésor d’un pirate du XVIe siècle.

Notre avis sur le film :

J’était un peu réservé avant de voir le premier volet des jeunes filles de St Trinian’s. Mais, rapidement, on se laisse emporter par un côté déjanté totalement assumé, sans limite ni morale. Les élèves apprennent à fabriquer bombes et chaises électriques en cours de physique, à passer la douane en espagnol, à boursicoter en mathématiques, et le plus clair de leur temps, tout n’est que chahut, pitreries et amusement. Malgré tout, lorsque la menace d’une fermeture prochaine ou une chasse au trésor survient, la solidarité revient au galop pour aider Miss Fritton, une directrice travestie au grand cœur. Entre comédie et aventure, St Trinian’s joue habilement l’art de la farce enfantine qui évolue dans la cour des adultes (et des ministres !). A noter la belle performance de Talulah Riley – la nièce de Miss Fritton dans le film – fraîchement débarquée dans cette école de barges et qui trouvera finalement sa place dans cette école si différente. Elle deviendra en deuxième année la présidente des élèves, reprenant les rênes brillamment tenus par la pétillante et provocatrice Gemma Arterton. A découvrir sans complexe ni préjugé !