Archive mensuelles: septembre 2014

Le vol des cigognes de Jean-Christophe Grangé

Le vol des cigognesUn roman de Jean-Christophe Grangé
Date de publication : 1994 aux éditions Albin Michel
Nombre de pages : 378
ISBN : 978-2-253-17057-0

Synopsis :

Chaque année, elles repartent pour leur fabuleuse migration jusqu’en Afrique. Cette année, elles ne reviendront pas…
Cadavres mutilés, tueurs surgis du néant… le jeu de piste qui aurait dû conduire Louis Antioche sur les traces des cigognes disparues tourne vite au jeu de massacre. Des camps tziganes bulgares à l’enfer vert du Centrafrique en passant par les kibboutz chauffés à blanc des territoires occupés, sa course-poursuite l’entraîne jusqu’à Calcutta. Au cœur des ténèbres.

Notre avis sur le roman :

Un livre étonnant, une incitation à un voyage terrifiant. Louis, un étudiant parisien au passé tumultueux et mystérieux, est missionné par un ornithologue suisse pour retrouver la trace de cigognes disparues. Au gré de son voyage, de la Bulgarie à Israël et jusqu’en Centrafrique, il rencontrera des personnages atypiques et suivra le chemin sanglant des cigognes pour, au final, découvrir un trafic inimaginable. Le vol des cigognes est le premier roman de Jean-Christophe Grangé et certainement aussi, l’un de ses meilleurs. L’auteur nous plonge rapidement dans un thriller haletant, nous ballotte de pays en pays, de mystère en mystère, d’horreur en horreur. Haletant !

Bébé mode d’emploi : romantique, familial et émouvant

Bébé mode d'emploiUn film de Greg Berlanti
Date de sortie : 8 décembre 2010
Avec Katherine Heigl, Josh Duhamel, Josh Lucas
Durée : 1h54

Synopsis :

Holly Berenson est un traiteur de plus en plus en vue et Eric Messer, un directeur de chaîne sportive plein d’avenir. Après un premier rencart désastreux, ils n’ont plus en commun que leur antipathie réciproque et l’amour qu’ils portent à leur filleule Sophie. Mais lorsque soudain, ils deviennent pour Sophie tout ce qui lui reste au monde, Holly et Messer sont bien obligés de mettre leurs différences de côté. Jonglant avec leurs ambitions de carrière et des agendas sociaux qui se court-circuitent, ils vont devoir trouver un terrain d’entente pour vivre sous le même toit.

Notre avis sur le film :

Bébé mode d’emploi est une comédie rafraîchissante, dans laquelle qui Katherine Heigl et Josh Duhamel nous divertissent de leurs fantaisies de célibataires endurcis, à peine promus parents suite à une terrible tragédie. Le film oscille entre les moments de tristesse et d’émotion, et les moments comiques comme le changement de la première couche du bébé. On suit avec plaisir l’évolution de la relation entre les deux personnages qui, petit à petit, vont comprendre le véritable but du testament de leurs amis. Ils découvriront qu’être parents, ce n’est pas forcément être parfaits en toute situation, mais être présents lorsque votre enfant en a besoin. Holly et Éric comprendront que, même s’ils doivent tirer un trait sur certains aspects agréables de leur vie de célibataire, ils ont gagné quelque chose de bien plus important : une famille. Émouvant !

Sex Tape, une comédie classique un peu trash

Sex TapeUn film de Jake Kasdan
Date de sortie : 10 septembre 2014
Avec Cameron Diaz, Jason Segel, Rob Corddry
Durée : 1h35

Synopsis :

Jay et Annie s’aiment, mais dix ans de mariage et deux enfants ont un peu érodé leur passion. Pour ranimer la flamme, ils décident de filmer leurs ébats lors d’une séance épique. L’idée semble bonne… jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent que la vidéo a été envoyée par erreur à tout leur entourage, familial et professionnel ! Pris de panique, ils sont prêts à tout pour faire disparaître le film à scandale chez chacun des destinataires. Ils jouent leur réputation, leur carrière, leur mariage et leur santé mentale…

Notre avis sur le film :

Cette comédie est bien portée par les deux acteurs principaux, Cameron Diaz et Jason Segel (Marshall dans How I Met your Mother). Ils forment un couple crédible qui cherche à retrouver l’étincelle qui faisaient de leurs ébats amoureux d’antan des moments si intenses. Se filmer est alors une bonne idée jusqu’au moment où la vidéo est synchronisée sur le Cloud et potentiellement disponible sur les iPad que Marshall distribue sans compter : parents, amis, patrons et même le facteur vont pouvoir visionner cette vidéo compromettante s’ils n’arrivent pas à récupérer au plus vite toutes les tablettes. S’ensuit alors une course contre la montre où ils vont devoir rivaliser d’ingéniosité pour récupérer les iPad sans éveiller les soupçons.
Nul besoin de faire de coupure pub durant le film, les produits Apple sont omniprésents. Certains scènes sont vraiment très drôles, comme la descente avec femme et enfants dans les bureaux de Youporn. On passe un bon moment à regarder les protagonistes prendre tous les risques pour sauver leur honneur. Jason Segel s’investit à fond dans son rôle et fait très vite oublier son rôle de Marshall durant 9 ans dans HIMYM. Quant à Cameron Diaz, elle réussit le pari de faire de Sex Tape est une comédie parfois un peu trash, mais toujours avec une bonne dose d’humour…

Sam, je suis Sam : all you need is love

Sam je suis SamUn film de Jessie Nelson
Date de sortie : 30 avril 2002
Avec Sean Penn, Dakota Fanning, Michelle Pfeiffer
Durée : 2h07

Synopsis :

À la naissance de la petite Lucy, sa mère la rejette et s’enfuit, laissant l’enfant grandir avec son père Sam Dawson, un modeste employé de café mentalement déficient. Pour ce dernier, rien au monde ne compte plus que Lucy. Cependant, après quelques années, il se voit retirer la garde de sa fille par les services sociaux qui ne le trouvent pas apte à s’occuper de son éducation. Ces derniers souhaitent la placer dans une famille d’accueil.
Se retrouvant seul, Sam tente l’impossible pour regagner sa fille. Rita Harrison, une avocate brillante et surmenée, accepte de défendre gratuitement son cas devant le tribunal. Progressivement, par-delà les préjugés, elle va découvrir la force exceptionnelle du lien qui unit Sam à Lucy.

Notre avis sur le film :

Ce film est incontestablement l’un des plus beaux qu’il m’a été donné de voir à ce jour. Sam Dawson (Sean Penn) possède l’intelligence d’un enfant de 7 ans mais parvient à s’assumer en travaillant sans relâche dans un Starbucks où le peu de responsabilités qui lui sont confiées permet d’éviter des catastrophes. Un soir, sa gentillesse l’oblige à héberger une jeune femme un peu paumée qui lui laissera dans les bras, neuf mois plus tard, la petite Lucy au sortir de la maternité. Commence alors pour Sam le difficile apprentissage de devenir père, lui dont le faible QI limite sa compréhension et son sens des responsabilités. Pourtant, il dispose d’une force qui va lui permettre de créer un lien indéfectible avec sa petite Lucy : il déborde d’amour pour elle et elle le lui rend bien. Le jour où les services sociaux s’en mêlent, il devra faire face à ses responsabilités et montrer à tous que, bien souvent, l’éducation commence par l’amour que l’on porte à son enfant.
Sean Penn est absolument admirable dans son rôle de père attardé, jouant sans fausse note dans le registre de l’émotion et sans jamais tomber dans l’excès. Michelle Pfeiffer lui donne la réplique dans le rôle de l’avocate surbookée et inaccessible. Sous son allure de parfaite femme d’affaire, Sam découvrira en elle une femme blessée, perdue, ne sachant plus comment montrer son amour aux êtres chers. « Tu es née parfaite, pas moi. Les gens comme toi n’ont pas de sentiments. Tu ne connais pas la douleur. » Suite à cela, Rita, affectée, lui fait comprendre (les larmes aux yeux) qu’elle n’est pas la femme parfaite qu’elle prétend être et que les rapports humains qu’elle entretient avec sa famille sont loin d’être idéaux. Lucy, enfin, interprétée par la jeune Dakota Fanning à ses débuts, est touchante de sincérité et l’amour qu’elle porte à son père est plus fort que les difficultés engendrées par son handicap. Bouleversant !

Le Costa-Rica, l’aventure côté nature

Grenouille Costa Rica

Une grenouille cachée au creux d’un arbre

Ces 14 jours au Costa-Rica, ce petit pays d’Amérique Centrale, me laissent une impression de quiétude et d’émerveillement, de communion avec la nature. La première chose qui frappe lorsqu’on visite le Costa-Rica est la diversité qui y règne. Celle des paysages tout d’abord où, en quelques dizaines de kilomètres, on passe de la jungle à la forêt humide, de la plaine entourée de volcans à la plage de sable noir où s’échouent les eaux du Pacifique. Celle de la faune ensuite, où le moindre recoin foisonne de vie et rassemble grenouilles, iguanes, papillons, caïmans, singes… Celle de la flore enfin, où une multitude d’arbres, d’arbustes et de plantes s’enchevêtrent pour former une harmonie étrange mais tellement gracieuse.

Une des spécificités du Costa-Rica réside dans le côté capricieux de la météo. Lors de la saison des pluies, nul ne saurait prédire quand une averse va avoir lieu. Les pluies sont généralement abondantes mais de courte durée. A San José, la capitale, située à 1150 mètres d’altitude, il fait environ 23°C au mois d’août, tandis que sur les plages de la Mer des Caraïbes ou du Pacifique, les 30°C sont plutôt de rigueur.

Les gens sont très accueillants dans ce pays qui s’est tourné vers l’écotourisme depuis plusieurs dizaines d’années et est devenu l’une des références du genre sous l’impulsion du président de la République Oscar Arias, Prix Nobel de la Paix. On y parle essentiellement espagnol, même si l’anglais est pratiqué par une grande majorité de la population.

Le réseau routier n’est pas de très bonne qualité, les petites localités étant uniquement accessibles grâce à des routes non bitumées. Les trajets sont donc souvent assez longs (4h30 pour faire 200 km) et il n’est pas aisé de conduire dans ce pays où le code de la route est respecté de façon assez sommaire (franchissement de ligne continue, dépassement par la droite, non-respect des limitations de vitesse…). Les véhicules sont peu puissants et très souvent dépassés par d’énormes camions, notamment sur la Panaméricaine.

Le Costa-Rica reste néanmoins un pays envoûtant, à découvrir avec un guide local qui vous fera partager ses petits secrets et anecdotes. Vous apprécierez cette variété de couleurs, de sons, d’odeurs… et fixerez sur la pellicule et dans vos souvenirs des instants inoubliables.

Nos étoiles contraires, ou comment vivre un petit bout d’éternité…

Nos étoiles contrairesUn film de Josh Boone
Date de sortie : 20 août 2014
Avec Shailene WoodleyAnsel ElgortNat Wolff
Durée : 2h05

Synopsis :

Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d’un groupe de soutien pour les malades du cancer.

Notre avis sur le film :

Une belle découverte que ce film de rentrée : on aurait pu le penser triste, démoralisant, c’est en fait tout le contraire. Il est porteur d’une certaine joie de vivre et de la capacité des deux ados à tirer des souvenirs d’éternité des moments passés ensemble. On n’oublie jamais la maladie qui les ronge, qui les fait souffrir et les prive de vivre pleinement leur jeunesse, leur vie. Mais elle s’estompe au gré des rires, des balades, des instants précieux qu’ils se créent. Ils parviennent même à se trouver un but commun, raisonnable, et ils feront tout pour l’atteindre. Ils profitent de moments simples mais nouveaux et inattendus. Leur histoire nous emmènera jusqu’aux ruelles de la belle cité hollandaise d’Amsterdam où, entre musée et restaurant, ils tenteront d’atteindre leur but, leur rêve.

Le livre est tiré du best-seller de John Green et les critiques du Monde et de Télérama oscillant entre l’incapacité à comprendre un film compréhensible et la force de propos inutilement dégradants, ne pouvaient que m’inciter à voir ce film. J’ai été conquis par une Shailene Woodley très juste, sachant faire oublier sa prestation réussie bien que dans un registre très différent dans Divergente. Elle parvient à exprimer des instants de magie avec Gus et à les communiquer au spectateur, sans jamais nous laisser oublier qu’elle ne peut avancer sans surplus d’oxygène. On se rend compte également que, même si la vie n’a de prime abord pas été tendre avec vous, ni elle ni ceux qu’elle vous fera rencontrer, n’apaiseront nécessairement ces douleurs. C’est à chacun de trouver sa voie et de choisir ceux qui la rendront la meilleure possible. « Tu m’as offert une éternité dans un nombre de jours limités, et j’en suis heureuse. » Ok ? Ok.